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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

The history of the Lassen volcanic center then proceeds differently.

From there 310,000 years , the activity involves the north side of Tehama / Brokeoff volcano , where more silicic eruptions produce the Lassen dome field , a heart of dacitic domes, surrounded by an arc of hybrid andesitic flows

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Dacite domes are divided into two sequences after the age of eruptions :
The Bumpass sequence, of 300,000 to 190,000 years , has produced a group of 15 dacitic to rhyodacitic lava domes
in the southern part of the field.
Eagle Peak sequence , of 70,000 years to the present day , is the mother of more than seven dacitic to rhyodacitic lava domes, lava flows and pyroclastic deposits in the northern part of the field . This sequence includes the formation of two prominent structures: the Lassen Peak, 27,000 years old , and Chaos Crags 1,100 years old , and the products of the five oldest eruptions.

Similarly andesitic flows are divided into two groups: the older Twin Lakes sequence , dated from 315,000 to 240,000 years , and Twin Lakes youngest sequence , 90,000 years to the present day . Clustered cones and lava flows are located primarily on the central plateau of Lassen Volcanic Park and around the Lassen dome field .

It should be noted that these various sequences are characterized by a series of lava formed by a continuous process of magma mixing , producing variable rock units in composition and appearance.

Furthermore, no volcanic activity is dated to the period from 190,000 to 90,000 years.

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGSEruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

The two most recent marking the volcanic eruptions center :
- Around the year 1666, a period of activity of several hundred years built the complex Cinder Cone .
- The apical Lassen Peak eruptions from 1914 to 1917, are the latest episode of activity center.
They are considered part of the young sequence Twin Lakes.

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

More in detail , the eruption of Chaos Crags :

The development of Chaos Crags happened during a typical basaltic volcanic cycle , dated there 1100 1000 years.
The initial activity formed a cinder cone , set up two pyroclastic flows and grows a dome that has corked the vent.

After an interval of about 70 years , the dome was pulverized by an explosion , which caused a pyroclastic flow and ash fall, visible in the drainages of Manzanita and Lost Creek located within 10 km. Chaos Crags.

This eruption was followed by the growth of five domes , three presented avalanches collapse of the dome. Chaos Jumbles was formed 700 years later when the domes collapsed in a series of three avalanches of blocks. (Wood & Kienle )
The morphology of the domes has hardly been modified by erosional processes.

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

The eruption of Cinder cone :

Cinder Cone, 215 meters high , is located northeast of Lassen Peak.
Its eruption in 1666 is responsible for five lava basalto - andesitic and andesitic lava flows, forming two cinder cones and ash fallout over an area covering 200-300 km ² ... all this in a short time .

The remains of the original cone are still visible on the south side of the larger of the two cones currently present (see the lava flows map  ) .

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows  - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

To follow: the eruption of Lassen Peak 1914-1917.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’histoire du centre volcanique Lassen se poursuit ensuite de façon différente.

A partir d’il y a 310.000 ans, l’activité concerne le flanc nord du Tehama / Brokeoff volcano, où des éruptions plus siliciques produisent le champ de dômes Lassen, un cœur de dômes dacitiques, entourés d’un arc de coulées hybrides andésitiques.

Le Lassen Peak à gauche, et en avant-plan, Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Le Lassen Peak à gauche, et en avant-plan, Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Lassen Dome field - localisation des évents - Doc. USGS

Lassen Dome field - localisation des évents - Doc. USGS

Les dômes de dacite sont divisés en deux séquences d’après l’âge des éruptions :

La séquence Bumpass, de 300.000 à 190.000 ans, a produit un groupe de 15 dômes de lave dacitiques à rhyodacitiques, dans la partie sud du champ.

La séquence Eagle Peak, de 70.000 ans à nos jours, est mère de plus de sept dômes de lave dacitiques à rhyodacitiques, de coulées et dépôts pyroclastiques associés dans la partie nord du champ. Cette séquence comporte la formation des deux structures proéminentes : le Lassen Peak, âgé de 27.000 ans, et Chaos Crags 1.100 ans, et les produits de cinq éruptions plus anciennes.

 

De même les coulées andésitiques sont divisées en deux groupes : l'ancienne Twin Lakes séquence, datée de 315.000 à 240.000 ans, et la séquence Twin Lakes plus jeune, de 90.000 ans à nos jours. Les cônes agglutinés et les coulées de lave sont localisés d’abord sur le plateau central du Parc volcanique Lassen, et en périphérie du champ de dômes Lassen.

 

Il faut remarquer que ces diverses séquences sont caractérisées par une suite de laves formées par un processus continu de mixage magmatique, produisant des unités rocheuses variable en composition et apparence.

De plus, aucune activité volcanique n’est datée de la période 190.000 – 90.000 ans.

Eruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGSEruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGS

Eruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGS

Les deux éruptions les plus récentes marquant le centre volcanique :

- Autour de l’an 1666, une période d’activité de plusieurs centaines d’années construit le complexe Cinder Cone.

- Les éruptions sommitales du Lassen Peak, de 1914 à 1917, forment le dernier épisode en date d’activité du centre.

Elles sont considérées comme faisant partie de la jeune séquence Twin Lakes.

 

Le Lassen Peak vu du Lac Helen - des bouchons de dacite noire émergent des roches plus claires du dôme - photo Lee Siebert 1972

Le Lassen Peak vu du Lac Helen - des bouchons de dacite noire émergent des roches plus claires du dôme - photo Lee Siebert 1972

Plus en détails, l'éruption de Chaos Crags :

Le développement de Chaos Crags s’est passé au cours d’un cycle volcanique typiquement basaltique, daté d’il y a 1.100 -1.000 ans.

L’activité initiale a formé un cône de scories, mis en place deux coulées pyroclastiques et fait croître un dôme qui a bouchonné l’évent.

Après un intervalle de 70 ans environ, le dôme fut pulvérisé par une explosion, qui causa une coulée pyroclastique et des retombées de cendres, visibles dans les drainages de Manzanita et Lost Creek situés dans les 10 km. de Chaos Crags.

Cette éruption fut suivie de la croissance de cinq dômes, dont trois ont présenté des avalanches d’effondrement du dôme. Chaos Jumbles s’est formé 700 ans plus tard lorsqu’un des dômes s’est effondré en une série de trois avalanches de blocs. (Wood & Kienle )

La morphologie des dômes n’a pratiquement pas été modifiée par les processus érosionnels.

 Lassen Volcanic center - les dômes de Chaos Crags - doc. USGS

Lassen Volcanic center - les dômes de Chaos Crags - doc. USGS

Lassen volcanic park - Chaos Crags et Chaos Jumbles - photo John Soares

Lassen volcanic park - Chaos Crags et Chaos Jumbles - photo John Soares

L’éruption de Cinder cone :

Cinder Cone , haut de 215 mètres, est situé au nord-est de Lassen Peak.

Son éruption en l’an 1666 est responsable de cinq coulées de lave basalto-andésitique et andésitique, de la formation de deux cônes de cendres et de retombées de cendres sur une zone couvrant 200-300 km² …  tout ceci dans un laps de temps court.

Des restes du cône original sont encore visibles sur le côté sud du plus grand des deux cônes actuellement présents (voir carte des coulées). 

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic Park - le cratère à double bord de Cinder Cone - l'échelle est donnée par un personnage au centre - photo BelsKr2004

Lassen volcanic Park - le cratère à double bord de Cinder Cone - l'échelle est donnée par un personnage au centre - photo BelsKr2004

Carte des coulées de Cinder Cone : Fantastic lava beds flows & Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone -

Carte des coulées de Cinder Cone : Fantastic lava beds flows & Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone -

A suivre: l'éruption de Lassen Peak 1914-1917

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le centre volcanique Lassen, situé en Californie du Nord, est formé de diverses entités volcaniques, centrées sur le Lassen Peak, le centre éruptif à l’activité la plus récente du sud de la Chaîne des Cascades, dont les dernières éruptions datent de 1914-1917.

Au sud-ouest de Lassen Peak, les restes du Mont Tehama, avec Brokeoff Mountain, le Mont Diller, Pilot Pinnacle, et le Mont Conard.

Au nord-est de Lassen Peak, de petits volcans-boucliers andésitiques et d’importantes coulées de lave, avec le Cinder Cone complex.

Lassen Peak, un dôme de lave, culmine à 3.187 mètres, dominant un champ de dômes dacitiques, parmi lesquels on note Bumpass Mountain, Mount Helen, Ski Heil Peak, Reading Peak, Chaos Crags.

Panorama depuis Sunrise Peak en direction du Lassen Peak - photo Patrick Muffler / USGS

Panorama depuis Sunrise Peak en direction du Lassen Peak - photo Patrick Muffler / USGS

Lassen Volcanic National Park - les différentes structures ou restes volcaniques - en pointillé, les contours de Brokeoff volcano / Tehama volc. - en rouge, les zones hydrothermales. - Carte USGS

Lassen Volcanic National Park - les différentes structures ou restes volcaniques - en pointillé, les contours de Brokeoff volcano / Tehama volc. - en rouge, les zones hydrothermales. - Carte USGS

Activité ancestrale :

Il y a 825.000 ans, l’activité volcanique y débute avec les éruptions du Rockland caldera complex. Des dômes de dacite à rhyolite et leurs coulées sont datés d’entre 825 et 609 ka. Leur extrusion culmine avec une éruption explosive produisant le tephra Rockland il a y a 610.000 ans.

 

Après l’explosion et l’émission du tephra Rockland (environ 600.000 ans), sa caldeira se remplit avec l’activité qui forme le Mont Tehama (désigné aussi sous le nom de Brokeoff volcano - à ne pas confondre avec ses restes, Broekeoff Mountain).

D’après la stratigraphie, on note pour son édification deux séquences de dépôts (Clynne & Muffler / USGS):

- La séquence Mill Canyon consiste en une douzaine de coulées de lave basalto-andésitique à dacitique, de petits volumes, entrecoupées de couches de dépôts d’éruptions explosives. Cette activité est datée de 590.000 à 470.000 ans.

- La séquence Diller consiste principalement en six coulées de lave, épaisses et de volume important, lithologiquement semblables, et émises par des évents de flancs entre 470.000 et 385.000 ans.

Brokeoff Mountain, un vestige du Tehama / Brokeoff volcano - photo Summitpost

Brokeoff Mountain, un vestige du Tehama / Brokeoff volcano - photo Summitpost

La partie "cassée" de Brokeoff Mountain - photo Urban

La partie "cassée" de Brokeoff Mountain - photo Urban

Les vestiges du Tehama : de gauche à droite,Brokeof Mt, Driller Mt, Eagle peak

Les vestiges du Tehama : de gauche à droite,Brokeof Mt, Driller Mt, Eagle peak

Le Mont Tehama possédait des mensurations appréciables : 80 km³, pour une hauteur plus grande que l’actuel Lassen Peak, devant culminer à environ 3.350 mètres. On peut se rendre compte de son occupation au sol en reliant ses restes : Brokeoff Mountain, le Mont Diller, Pilot Pinnacle, et le Mont Conard.

Son principal évent se trouvait probablement à l’endroit où se trouve actuellement la zone hydrothermale Sulphur Works (CVO).

 

 

Panneau explicatif de Brokeoff volcano - en reliant les structures visibles aujourd'hui, on peut se faire une idée du stratovolcan Tehama -  Photo Lassen Volcanic Nat.Park

Panneau explicatif de Brokeoff volcano - en reliant les structures visibles aujourd'hui, on peut se faire une idée du stratovolcan Tehama - Photo Lassen Volcanic Nat.Park

Lassen Volcanic N.P. - Sulphur Works hydrothermal area - photo Daniel Mayer

Lassen Volcanic N.P. - Sulphur Works hydrothermal area - photo Daniel Mayer

Entre 385.000 et 315.000 ans, un changement dramatique de l’activité volcanique fait s’effondrer le stratocône en donnant naissance à une caldeira ébréchée.

Divers scénari tentent d’expliquer l’actuelle topographie, la vérité venant d’un mélange des trois hypothèses :

- Sa caldeira ébréchée ne permit pas l’installation d’un lac, comme ce fut le cas au Mazama, qui abrite, après son effondrement, Crater Lake. (Brochure du Lassen Volcanic National Park)

- Une érosion glaciaire aurait fait disparaitre les traces de l’ancienne caldeira, de la même façon que celles du Mont Maidu plus ancien (selon J.P.Schaeffer / Lassen Volcanic NP & vicinity.)

- Après la croissance du Mont Maidu, son éruption suivie de son effondrement, le Mont Tehama se mit en place, avant d’être massivement érodé pour ne laisser que Brokeoff mountain et le Mont Diller (St.Harris / Fire mountains of the West)

A suivre : histoire éruptive du champ de dômes Lassen

Carte du Lassen Volcanic National Park - doc. USGS

Carte du Lassen Volcanic National Park - doc. USGS

N.B. : A la fois différent et regroupant les mêmes structures, il convient de distinguer le Lassen Volcanic Center, s'occupant de Geologie / Volcanologie, et le Lassen Volcanic National Park.

Ce dernier fut créé en août 1916. Il doit son nom, comme le Lassen Peak, à Peter Lassen, un des premiers colons blancs dans le nord de la Vallée de Sacramento, qui découvrit une route traversant les montagnes, connue comme le Lassen Trail.

 

 

Poster du Lassen Volcanic National Park, illustré par un dessin de l'éruption de 1914-1917 - original de 1938 / Bibliothèque du congrès.

Poster du Lassen Volcanic National Park, illustré par un dessin de l'éruption de 1914-1917 - original de 1938 / Bibliothèque du congrès.

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les sources d’obsidienne sud-américaines :

En Colombie, l’Ingeominas signale de l’obsidienne dans une coulée du Cerro Azafatudo, à Cargachiquito, mais la qualité du verre n’a pas été jugée satisfaisante pour l’exploitation préhistorique. Des nodules ont été retrouvés dans des dépôts ignimbritiques recoupés par les rios Hondo et Negro, provenant d’éruption du Huila et du Cauca, datés de 4,27 à 3,46 Ma.

Les traces des premiers occupants du continent sud-américain, principalement dans la Cordillère des Andes, sont retrouvées dans la Sierra centrale de l’Equateur : grattoirs, flèches et lames d’obsidienne témoignent d’une occupation humaine constante pendant 5.000 ans

La coulée de Mullumica, constituée de deux épanchements superposés, est longue de 6 km, pour l’épanchement inférieur, et est épaisse de 150 mètres. Elle est datée de 180.000 à 200.000 ans. L’obsidienne a été exploitée durant la préhistoire, avec des ateliers de taille en pied de falaise dans des abris ou grottes creusées dans la coulée.

Au Cotopaxi, de l’obsidienne se retrouve dans les dépôts de deux principales phases d’activité, datées du paléo-Cotopaxi, entre 540.000 et 560.000 ans, et d’une autre phase, entre 310.000 et 18.000 ans.

Sources d'obsidienne au Pérou - doc. Andean Obsidian Distributions through Time

Sources d'obsidienne au Pérou - doc. Andean Obsidian Distributions through Time

Au Pérou, un type d’obsidienne,connue dans les années 70 sous le nom de type du Bassin Titicaca, et largement répandue dans les Andes préhispaniques, a sa source géologique dans la Vallée de Colca, près d’Araquipa. Le type géochimique fut documenté sous les noms de Source Chivay et source Cotallalli.

Des coulées d’obsidienne sont encore émises actuellement, comme lors de l’éruption du Puyehue- Cordon Caulle en 2011-2012, au Chili.

Coulées d'obsidienne émises par le volcan Puyehue- Cordon-Caulle au Chili - image Nasa 2011

Coulées d'obsidienne émises par le volcan Puyehue- Cordon-Caulle au Chili - image Nasa 2011

"Ruta Qhapaq Ñan, El camino que nos une" - photo La Republica Peru

"Ruta Qhapaq Ñan, El camino que nos une" - photo La Republica Peru

Les routes de l’obsidienne sur le continent sud-américain :

Des voies commerciales empruntent diverses routes, maritime le long des côtes ouest du continent, ou terrestres, entre la côte et la cordillère d’une part, ou dans les hauteurs de celle-ci. Des indices d’utilisation indiquent la fréquentation depuis 10.000 ans, par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques (de 9.000 av JC à 400 après JC), par l’Empire Inca ensuite (Caminos del Inca).

Les déplacements de marchandises sur ces énormes distances n’impliquent pas forcément le déplacement des hommes sur le trajet total. Le produit, dont l’obsidienne peut passer de main en main.

Sous l'empire Wari (600-1100), un premier réseau de voies de communication aurait été édifié (Lumbreras, 2004). Les Incas ont hérité de ce maillage territorial pour l’ériger, le consolider et l’organiser en un système de communication centralisé original, disposant d’infrastructures propres. L'extension du réseau de chemin a suivi celle de la domination inca dans les Andes.

Le Qhapaq Ñan (nom quechua signifiant " chemin royal " et fréquemment remplacé par l'expression " chemin de l'Inca " ) était l’axe principal du projet économique et politique de l’Empire Inca. Long de plus de 6000 kilomètres, il permettait à l’Inca de contrôler son Empire, de déplacer ses troupes depuis la capitale, Cusco. Un réseau secondaire de routes transversales, long de plus de 45 000 km, reliait alors le Qhapaq Ñan à la côte, et au bassin amazonien.

L'obsidienne sous les ailes du condor - Canyon de Colca / Pérou - photo Adehm.de

L'obsidienne sous les ailes du condor - Canyon de Colca / Pérou - photo Adehm.de

Routes commerciales au temps de l'Empire Inca - en vert, les routes d'alitude - en bleu, la route côtière - en mauve, les tranversales -  doc. Manco Capac

Routes commerciales au temps de l'Empire Inca - en vert, les routes d'alitude - en bleu, la route côtière - en mauve, les tranversales - doc. Manco Capac

Qhapaq Ñan  ... quelque part sur le chemin de l'Inca - photo Unesco

Qhapaq Ñan ... quelque part sur le chemin de l'Inca - photo Unesco

Au Pérou et surtout au Chili, l’obsidienne a servi de monnaie-marchandise. Les pointes de flèche et de lances, objets d’une forte demande, avait une valeur soutenue.

Ces routes commerciales vont de l’Equateur jusqu’au sud du continent sud-américain : La Quebrada de Humahuaca est une longue vallée de montagne aride, située dans la partie NO de l’Argentine ; elle constitue un lien matériel important entre les hautes terres des Andes et les plaines tempérées du sud-est de l’Amérique du sud.

Sources :

- Caractérisation par analyse élémentaire (PIXE et ICP-MS/-AES) d’un verre naturel : l’obsidienne. Application à l’étude de provenance d’objets archéologiques./ Les obsidiennes d’Equateur et de Colombie - par L.Bellot-Gurlet / Thèse CNRS.

- Andean Obsidian Distributions through Time - link

- Qhapaq Ñan , la grande route des Andes -  link

- Unesco - Qhapaq Ñan , chemin principal Andin - link

- over.blog - Cordon Caulle - avancée de la coulée d'obsidienne rhyolitique un an après l'éruption.

- Unesco - La Quebrada de Humahuaca - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les sources d’obsidienne en Mésoamérique, bien que correspondant en répartition avec les zones d’existence de volcans, sont limitées en nombre.

Elles restent confinées au TMVB – le champ volcanique trans-mexicain, avec les sites majeurs du Cerro de las Navajas, d’Otumba et de Pachuca, et aux sites Guatémaltèques, dont El Chayal et  Ixtepeque.

Les mines sont exploitées de façon intensive, soit à ciel ouvert, soit par des puits profonds et des galeries souterraines.

Les différentes sources d'obsidienne en Méso-amérique (étoiles blanches) - doc. English wikipedia

Les différentes sources d'obsidienne en Méso-amérique (étoiles blanches) - doc. English wikipedia

L’obsidienne est omniprésente dans tous les ensembles archéologiques, quelle que soit la culture ou la période … c’était un matériau de première importance dans ces civilisations, en l’absence d’outils métalliques, lié à l’économie et à la vie symbolique au cours de quelques 3.000 ans, et qui a joué un rôle important dans la pratique de la chasse et de l’agriculture, et surtout en tant qu’arme et lame de sacrifice.

A gauche, Guerriers Aztèques avec leur Macuahuitl : épée-massue pour les combats rituels, dotées de lames en obsidienne - doc. Codex Florentin IX - à droite, Pointes de lance en obsidienne, retrouvéess dans une offrande de la cité maya de Palenque (Musée de l'Amérique, Madrid). - Un clic sur les photos pour les agrandir.A gauche, Guerriers Aztèques avec leur Macuahuitl : épée-massue pour les combats rituels, dotées de lames en obsidienne - doc. Codex Florentin IX - à droite, Pointes de lance en obsidienne, retrouvéess dans une offrande de la cité maya de Palenque (Musée de l'Amérique, Madrid). - Un clic sur les photos pour les agrandir.

A gauche, Guerriers Aztèques avec leur Macuahuitl : épée-massue pour les combats rituels, dotées de lames en obsidienne - doc. Codex Florentin IX - à droite, Pointes de lance en obsidienne, retrouvéess dans une offrande de la cité maya de Palenque (Musée de l'Amérique, Madrid). - Un clic sur les photos pour les agrandir.

Les premiers signes d’occupation humaine au Guatemala sont datés de 10.000 avant JC … et ce par des outils et des armes d’obsidienne.

Les routes Mayas :

Les routes utilisées par les Mayas, pour le transport de l’obsidienne ( et du jade) entre les trois sources majeures localisées dans les hautes Terres et les basses terres, le Petén et le Yucatan, se répartissent entre la route Motagua – Caraïbes, soit par la rivière Motagua, via ses affluents, puis les rio Azul et la rivière Mopan, et enfin le contour de la péninsule du Yucatan, grâce à des canoës, ou par la route terrestre par l’Alta Verapaz. Les facteurs historiques et socio-politiques régissant les sociétés Mayas ont impliqué une certaine instabilité de ces systèmes commerciaux, ne fut-ce que par la présence de deux routes en compétition.

Le commerce concernait deux produits majeurs aisément transportables, les lames prismatiques et les gros nucleus / cœurs. Un grand atelier de transformation était situé à El Baúl Cotzumalguapa, sur le piémont côté Pacifique ; on y transformait les cœurs d’obsidienne en macro lames, et celles-ci en couteaux ou pointes de projectiles. Cette production centralisée fournissait une demande locale et régionale en outils coupants, armes de jet, et instruments divers de grattage, polissage et perforation.

Routes commerciales au temps des Mayas - carte Authentic Maya.

Routes commerciales au temps des Mayas - carte Authentic Maya.

A gauche, Un fragment de lame prismatique en obsidienne provenant du site maya de Chunchucmil - photo P.C.Hixhon  - à droite, Poignard sacrificiel à manche serpentiforme en obsidienne arc-en-ciel du Mexique (26,5 x 4 cm)  - doc.CrearcheoA gauche, Un fragment de lame prismatique en obsidienne provenant du site maya de Chunchucmil - photo P.C.Hixhon  - à droite, Poignard sacrificiel à manche serpentiforme en obsidienne arc-en-ciel du Mexique (26,5 x 4 cm)  - doc.Crearcheo

A gauche, Un fragment de lame prismatique en obsidienne provenant du site maya de Chunchucmil - photo P.C.Hixhon - à droite, Poignard sacrificiel à manche serpentiforme en obsidienne arc-en-ciel du Mexique (26,5 x 4 cm) - doc.Crearcheo

L’obsidienne a joué un rôle symbolique important dans la vie des Mayas, répartis entre le Guatemala et le Chiapas, au Mexique. Quelques exemples d’utilisation :

Elle est utilisée dans les rituels d’auto-sacrifice par prélèvements sanguins …l’obsidienne est considérée comme "le sang de la terre", et revêt par analogie un caractère symbolique.

Lors de cérémonies sacrificielles, on ôtait  le cœur des prisonniers, pour l’offrir encore palpitant aux dieux du haut des pyramides, à l’aide de couteaux d’obsidienne.

A la mort d’un prince Maya, des milliers d’éclats d’obsidienne étaient déversés à l’entrée de la sépulture : bien que ce rite ne soit pas encore interprété, la symbolique du matériau est importante.

Obsidienne d'El Chayal / Guatémala - photo sfu.museum

Obsidienne d'El Chayal / Guatémala - photo sfu.museum

Les routes Mexicaines :

Les différentes peuplades amérindiennes du Mexique ont utilisé dans un premier temps les routes d’approvisionnement des Mayas, pour les prolonger ensuite jusqu’à leur divers centres religieux.

L’obsidienne utilisée au Mexique provenait, non seulement des divers centres d’extraction proches, Cerro de Las Navajas, Pachuca, mais de centres plus éloignés, transportée le long des routes commerciales côtières, la principale étant celle contournant la péninsule du Yucatan.

Un brassage important de l’obsidienne a existé : pour exemple, de l’obsidienne de Pachuca, sous contrôle de Teotihuacan, a été mise au jour dans la zone Maya, alors que leur source d’El Chayal était plus proche. Cette source guatémaltèque était par contre utilisée par les Olmèques de la côte du Golfe.

Eclats d'obsidienne de Las Navajas - photo Trotamexico

Eclats d'obsidienne de Las Navajas - photo Trotamexico

Quelques sources au Mexique :

Les sources d’obsidienne sous le contrôle de Teotihuacan, métropole multiculturelle de la période Classique ancienne, comprennent e.a. le site d’Itzépetl, le colline d’obsidienne en nahuatl, aussi connue par les espagnols comme le Cerro de Las Navajas, à l’ouest du TMVB. On y retrouve de l’obsidienne de plusieurs couleurs : noir, vert jade et rougeâtre.

L’obsidienne du centre volcanique Sierra de Pachuca, au nord du TMVB, est renommée pour sa couleur verte translucide et sa pureté. D’autres variétés coexistent dans la région, avec des obsidiennes brunes à grises, démontrant qu’une seule région volcanique peut inclure diverses coulées d’obsidienne, chacune caractérisée par des propriétés optiques et chimiques propres et différentes.

La zone de Tulancingo posséde aussi de l’obsidienne verte, mais distinguable de celle de Pachuca par son opacité interne, ce qui la rend plus sombre et laiteuse.

 

Sources :

- Authentic Maya - Guatemala, the cradle of tle Mayan civilization - link

- Authentic Maya - Obsidian in the Maya World - link

- Tulancigo cultural - Cerro de Las Navajas - link

- Créarchéo - L'art Maya et les excentriques - link

- Les mines-ateliers d'obsidienne de la région de Zinaparo Prieto, Michoacan, Mexique - link

Ni cet aperçu des routes de l'obsidienne en Méso-amérique, ni ces sources ne se veulent exhaustives !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La circulation de l’obsidienne en Amérique du nord a surtout été étudiée à partir des années 50.

La localisation des sites à obsidienne se confond dans l’aire de répartition des volcans le long de la côte ouest du continent nord-américain, et dans la zone de volcanisme intra-plaque englobant la Snake river plain et le Yellowstone.

Les traces d’activité humaine remontent entre 15.000 et 16.000 ans, et le commerce le plus ancien de l’obsidienne à 10.000 ans, au départ du Mont Edziza, situé au Canada, dans l’actuelle Colombie Britannique. Le verre volcanique a été échangé, de tribu en tribu, contre des coquillages, des bijoux, des turquoises, jusqu’en Alaska et le nord de l’Alberta.

Couteau d'obsidienne du Mt Edziza - retrouvé dans la zone de la Stikine river, présumé daté de 2.000 ans - Royal British Columbia museum

Couteau d'obsidienne du Mt Edziza - retrouvé dans la zone de la Stikine river, présumé daté de 2.000 ans - Royal British Columbia museum

Quelques grands sites à obsidienne aux USA - carte Marler

Quelques grands sites à obsidienne aux USA - carte Marler

De nombreux sites à obsidienne sont trouvés de l’Oregon à la Californie. Il serait fastidieux de les énumérer en détail, certains sites étant peu productifs. Les grandes coulées d’obsidienne, telles que celles de Little Glass Mountain / volcan-bouclier de Medicine Lake en Californie, de Big Obsidian Flow / Volcan Newberry en Oregon, et d’Obsidian Cliff / Yellowstone Nat. Park au Wyoming, sont exceptionnelles.

La distribution de l’obsidienne, avec quelques exemples :

Au départ de Big Southern Butte (294-309.000 ans), dans la Snake river plain, les tribus Shoshone et Bannock, qui ont utilisé l’obsidienne pour leurs pointes de flèches et de lances depuis environ 10.000 ans, l’ont commercée en Idaho, Montana, Utah, et jusqu’en Californie.

Big Southern Butte / dans la Snake river Plain - photo Bernard Duyck

Big Southern Butte / dans la Snake river Plain - photo Bernard Duyck

Détail d'un panneau explicatif à Big Southern Butte / dans la Snake river Plain - photo Bernard Duyck

Détail d'un panneau explicatif à Big Southern Butte / dans la Snake river Plain - photo Bernard Duyck

L’obsidienne d’Obsidian Cliff, dans le Yellowstone National Park, est utilisée depuis 12.000 ans par les Amérindiens, pour la fabrication d’armes, et la confection d’objets cérémoniels ; elle a servi de monnaie d’échange jusqu’au Misissipi, la vallée de la rivière Ohio, et le Mexique, témoignant des déplacements des tribus non seulement dans, mais autour du Yellowstone au paléolithique (NPS/ National Park Service).

En plus de cette source principale, divers sites plus petits sont rencontrés au Yellowstone (Cougar creek, Reas pass, Huckleberry ridge, Warm creek, Lava creek) et dans le parc du Grand Teton, plus au sud (Conant creek, Teton pass)

Obsidian Cliff / Yellowstone N.P. - photo William S.Keller

Obsidian Cliff / Yellowstone N.P. - photo William S.Keller

Détail d'un bloc d'obsidienne d'Obsidian Cliff / Yellowstone N.P. - photo Bernard Duyck

Détail d'un bloc d'obsidienne d'Obsidian Cliff / Yellowstone N.P. - photo Bernard Duyck

Dans la chaîne des Cascades, la caldeira de Newberry fut fréquentée par les peuples natifs au cours des derniers 10.000 ans, soit de façon contemporaine aux émissions d'obsidienne. Bien antérieures à la coulée Big Obsidian Flow, datée de seulement 1300 ans, d’autres coulées d’obsidienne ont été exploitées : Soutrh obsidian flow est émise dans le sud de la caldeira voici 12.000 ans ; Interlake obsidian flow et Gama Hut flow sont datées d’environ 7.300 ans, la première aux dépens de Central Pumice cone, entre Pumice et East lake. La coulée rhyolitiques East Lake ont été émises de fissures parallèles à la paroi interne de la caldeira, il y a 3.500 ans.

Des artefacts provenant de cette source ont été retrouvés dans tout l’Oregon et l’état de Washington, jusqu’en Colombie Britannique (IAOS). L’abondance de ces obsidiennes a vraiment drainé comme un aimant les peuples natifs vers Newberry depuis leurs camps d’hiver situés le long de la Deschutes river … ce n’est plus l’objet qui se déplace dans ce cas, mais l’utilisateur.

Les différentes coulées d'obsidienne de la caldeira de Newberry - doc.IAOS

Les différentes coulées d'obsidienne de la caldeira de Newberry - doc.IAOS

Bloc d'obsidienne - Newberry caldera - photo JM.Mestdagh

Bloc d'obsidienne - Newberry caldera - photo JM.Mestdagh

Obsidienne de l'Oregon - à gauche, obsidienne de Little Glass Butte / photo Geochemical research - à droite, obsidienne et cristobalite / photo Carion minéraux.Obsidienne de l'Oregon - à gauche, obsidienne de Little Glass Butte / photo Geochemical research - à droite, obsidienne et cristobalite / photo Carion minéraux.

Obsidienne de l'Oregon - à gauche, obsidienne de Little Glass Butte / photo Geochemical research - à droite, obsidienne et cristobalite / photo Carion minéraux.

Obsidienne et légende Apache :

Les larmes d’Apache sont de petits noyaux d’obsidienne noyés dans une matrice de perlite, de couleur blanc-gris. Cette structure particulière se met en place en milieu lacustre. On les trouve dans le sud de l’Arizona.

" Après que le Apaches aient mené une série de raids contre des campements en Arizona, les soldats aidés de quelques miliciens, suivirent la trace des troupeaux volés et attendirent l'aube pour attaquer les Apaches.
Les Apaches se sentant en sécurité dans leur montagne furent attaqués par surprise et surpassés en nombre. Cinquante guerriers sur soixante quinze furent massacrés, et les survivants s'enfuirent en suivant une falaise; arrivés au bord de celle-ci, ils préférèrent se jeter dans le vide que de mourir aux mains des hommes blancs !
Pendant des années, ceux qui s'aventuraient dans la montagne "Big Pacacho" pouvaient voir des os et des squelettes blanchis coincés dans les crevasses de ces falaises. Les mères, femmes et fiancées de ces hommes s'établirent près des falaises et pendant une lune entière, pleurèrent leurs disparus. Leur tristesse était si grande que le Grand Esprit transforma leurs larmes en pierres noires transparentes, ces obsidiennes  qui lorsqu'elles sont regardées au travers de la lumière, révèlent la pureté des pleurs des femmes apaches.
"

Larmes d'Apache - Arizona - photo Carion minéraux

Larmes d'Apache - Arizona - photo Carion minéraux

De nombreux facteurs ont eu une influence sur les échanges d’obsidienne.

Craig Skinner a étudié la distribution de " l’obsidienne archéologique " et les variables qui l’ont influencé au cours du temps. On retrouve principalement :

- l’amélioration des routes d’accès aux sources d’obsidienne

– la modification des modes de transport, évoluant du transport pédestre à celui par voies navigables

– l’augmentation des populations dans les zones intermédiaires

– l’épuisement local de la ressource

– une efficacité augmentée de systèmes de commerce

– l’évolution de l’organisation socio-politique et son influence au sein d’un groupe ou entre les groupes sur le réseau d’échanges.

L’utilisation de l’obsidienne pour la reconstruction des contacts préhistoriques et les systèmes d’échanges est plus fiable en termes de populations stables, comme celles qui ont existé en Oregon et en Californie. Des groupes transhumants, tels qu’existants dans le Grand bassin des Etats-Unis voient leurs échanges liés à leur déplacements saisonniers.

 

Sources :

- IAOS - International Association for Obsidian Studies - World obsidian sources catalog - link

- Obsidian lab - United States and Canada Obsidian and FGV source maps - link

- Obsidian studies in Oregon - by Graig Skinner

- The obsidian Cliff plateau prehistoric lithic source, Yellowstone Nat.Park. Wyoming

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’histoire de l’obsidienne se confond avec l’histoire des premiers hommes. Ce verre volcanique a compté parmi les matières premières privilégiées dès le Paléolithique, à la fois pour ses qualités techniques pour la réalisation d’outils efficaces, que pour ses qualités esthétiques. Il va se diffuser très localement d’abord, puis va accompagner la colonisation de nouveaux territoires, et la création de nouvelles routes commerciales.

Les propriétés physico-chimiques de l’obsidienne ont permis une identification des sources et une traçabilité par les préhistoriens des mouvements humains, de leurs échanges de biens matériels et de savoir-faire.

Carte de distribution des gisements d'obsidienne à la préhistoire - zones d'influence et routes commerciales à la préhistoire - doc. glassway.

Carte de distribution des gisements d'obsidienne à la préhistoire - zones d'influence et routes commerciales à la préhistoire - doc. glassway.

Le berceau de notre civilisation européenne est le bassin méditerranéen.

L'aire d'influence d'Anatolie :

Les plus anciennes traces d’utilisation de l’obsidienne sur le pourtour Méditerranéen date du Paléolithique supérieur, et retrouvées dans des grottes sur les côtes sud-ouest de l’Anatolie. Les principales sources identifiées sont la Cappadoce, avec le Göllü Dag, le Nenezi Dag et le Nemrut Dag. On la retrouve dans des sites du Néolithique, comme Catalhöyük. L’obsidienne des volcans Anatoliens va voyager au sud jusqu’en Palestine, et à l’ouest jusqu’en Crête.

Position des gisements d'Anatolie et du Caucase - carte obsidatabase.

Position des gisements d'Anatolie et du Caucase - carte obsidatabase.

Les obsidiennes des îles orientales proviennent de Mélos, avec deux sources proches des rivages, Dhemenegaki et Sta Nychia, exploitées depuis le 11° millénaire avant notre ère. Cette obsidienne de Mélos va circuler en Mer Egée entre les 11° et 8° millénaire, attestant d’échanges maritimes entre des communautés pré-néolithiques. Puis elle se retrouve en divers endroits de la Grèce continentale et à Knossos en Crête.

L’obsidienne de Giali moins favorable à la fabrication d’outils n’apparait qu’au 8° millénaire, avant d’être utilisée comme matière semi-précieuse au 2° millénaire par les Minoéens de Crête.

En Méditerranée occidentale, l’obsidienne est retrouvée dans des milliers de gisements préhistoriques, le long d’un arc allant du Maghreb oriental , à l’Italie, au sud de la France et l’est de la Catalogne, ainsi que dans les grandes îles, Sicile, Sardaigne, Corse, et l’archipel Eolien. Les échanges se limitent aux zones côtières, et exceptionnellement à plus de 200 km. du rivage.

Les principales sources sont en Sardaigne, le complexe volcanique du Monte Arci, et sur trois sites îliens, Pantelleria, Lipari dans les Eoliennes et Palmarola, dans les îles Pontines.

Sur Pantelleria, les sources principales sont Balata dei Turchi, au sud de l’île, et Lagio di Venere, au nord-est. A Lipari, l’obsidienne est localisée dans la coulée de Gabellotto, tandis qu’à Palmarola, elle provient du Monte Tramontana et de Punta Vardella.

Obsidienne de Monte Arci / Sardaigne - photo Quatermara blogspot

Obsidienne de Monte Arci / Sardaigne - photo Quatermara blogspot

Coulée d'obsidienne de Lipari - photo Geologically

Coulée d'obsidienne de Lipari - photo Geologically

L’obsidienne de Lipari va se diffuser au Néolithique vers la Sicile et la Calabre, puis vers les Pouilles et l’Adriatique, jusque plus au nord, au Frioul et le sud de la France. L’obsidienne de Palmarolla va voyager vers les Apennins, l’Italie du centre, la Ligurie et le midi de la France. Au départ de la Sardaigne, elle va se retrouver en Corse et en Toscane. L’obsidienne de Pantelleria se diffusera plus au sud, vers les îles voisines et les côtes du Maghreb oriental. (voir carte ci-dessus)

Ces zones vont progressivement s’étaler au cours du temps, pour s’étioler brutalement, avec l’avènement de l’âge des métaux, âge de bronze et de fer, et la diversification des traditions culturelles qui l’accompagne.

Peuplement du pourtour Méditerranéen par les grecs et les phéniciens.- carte Docs en plus.

Peuplement du pourtour Méditerranéen par les grecs et les phéniciens.- carte Docs en plus.

Les régions balkaniques seront approvisionnées au départ des gisements des Carpates, en Hongrie et Slovaquie.

Obsidienne - site Hongrois - photo Univie.ac.at

Obsidienne - site Hongrois - photo Univie.ac.at

Au sud-est de la Méditerranée, une aire de circulation s’installe de part et d’autre de la Mer Rouge, au départ des gisements Ethiopiens.

Les prêtres de l’Egypte ancienne utilisaient des couteaux en obsidienne lors de cérémonies d’embaumement. En absence de textes égyptiens dans ce domaine, les écrits d’Hérodote (5° siècle avJC) relatent " une lame tranchante en pierre d'Ethiopie " dans les techniques de momification qui apparaissent au Moyen –Empire vers 2700 av JC.

Le Metropolitan Museum of Art de New York dispose dans ses collections de vases en obsidienne cerclé d’or datés des 12° à la 18° dynasties, entre 1990 et 1293 av. JC. Elle fut utilisée pour réaliser les yeux de beaucoup de statues ; la réalisation la plus marquante est le masque funéraire de Toutânkhamon – 1323 av. JC.

Toutankhamon - un de ses masques funéraires - iris des yeux en Obsidienne - photo Bernard Duyck

Toutankhamon - un de ses masques funéraires - iris des yeux en Obsidienne - photo Bernard Duyck

Sources :

- Circulation et origine de l'obsidienne préhistorique en Méditerranée, un bilan de cinquante années de recherche - par Gérard Poupea & al.

- La circulation de l'obsidienne dans le sud de la France au Néolithique - par Didier Binder & al.

- University of London - The Obsidian Evidence for the Scale of Social Life during
the Palaeolithic - by Theodora Moutsiou

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Les Hébrides intérieures, un archipel situé à l’ouest de l’Ecosse, abritent les îles de Mull et Staffa, renommées pour leurs orgues volcaniques et Fingal’s cave.

L’île de Staffa, de 1.000 m sur 500, est allongée sur un axe N-S. Sa côte abrite de nombreuses grottes creusées par l’action des vagues.

Fingal’s cave est située à la pointe sud de l’île. Haute d’une vingtaine de mètres et longue de 75 , elle est creusée dans une falaise basaltique.

Le volcanologue français Barthélémy Faujas de Saint-Fond étudie les orgues de Staffa au 18° siècle et il conclue que ces colonnes régulières ont été formées par de la lave.

Les orgues volcaniques de Fingal's cave sur Staffa island - photo Sutterchance.com

Les orgues volcaniques de Fingal's cave sur Staffa island - photo Sutterchance.com

Les orgues volcaniques de Fingal's cave - photo Catalyzing changes.

Les orgues volcaniques de Fingal's cave - photo Catalyzing changes.

L'intérieur de Fingal's cave , au fish-eye - photo Le Monde.fr

L'intérieur de Fingal's cave , au fish-eye - photo Le Monde.fr

Son nom, en gaélique An Uamh Bhin, signifie "la grotte mélodieuse" … le bruit des vagues dans la grotte n’a pas intéressé que les géologues, il a inspiré une œuvre de Felix Mendelssohn : Die Hebriden / ouverture opus 26, aussi appelée Die Fingalshöhle.

Il affirme " être arrivé en Ecosse avec une inclination pour les chansons populaires, une oreille pour la belle et odorante campagne et un cœur pour les jambes dénudées des indigènes ".

L’île de Staffa est entièrement volcanique : sur un soubassement de tuff, des basaltes tholéiitique à olivine foncés sont surmontés par une couche de lave basaltique sans structure cristalline. La couche intermédiaire  présente des colonnades à prédominance hexagonale, qui forment les parois des grottes excavées. Ces basaltes sont datés de 55-58 millions d’années.

L'île de Staffa - photo Scotland.org.uk / shutterstock.

L'île de Staffa - photo Scotland.org.uk / shutterstock.

Un îlet pyramidal, seulement visible à marée basse, appelé Am Buachaille – le berger -  est formé d’un tas de colonnes basaltiques en gerbes.

Staffa island - Am buchaille - photo H.J.Bennöhr

Staffa island - Am buchaille - photo H.J.Bennöhr

Mull, qui formait à la préhistoire un seul ensemble avec les actuelles îles d’Iona et Treshnish, s’est formée il y a 50-60 Ma sous l’action d’éruptions fissurales lors de la formation de l’Atlantique Nord et la division du supercontinent Amérique du Nord-Europe. Les plateaux en gradins de Mull furent ensuite travaillés par le complexe igné central, et des séismes, avant d’être érodés par les glaciers qui ne se sont retirés que voici 10.000 ans, en laissant de profondes vallées en U, et un paradis pour géologues.

Mull island wild columns - photo ardmeanach wilderness - BBC Scotland blog

Mull island wild columns - photo ardmeanach wilderness - BBC Scotland blog

 

Sources :

- Scotland inverness - Staffa Fingal's cave and the Treshnish islands - link

- Scotland, the home of geology - link

- Southern Hebrids - Staffa, a geological marvel - link

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Publié le par Bernard Duyck
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Deception island : une histoire liée aux tempêtes et aux icebergs.

La première mention officielle de Deception island a été faite par les navigateurs britanniques William Smith et Edward Bransfield en janvier 1820. Elle fut nommée par un navigateur des USA, Nathaniel Palmer, plus tard dans la même année.

Dès le début du 19° siècle, Deception island devint un refuge favori en Antarctique, où les marins attendaient la fin des tempêtes et le passage des icebergs. La première expédition scientifique fut conduite en 1829 par le capitaine britannique Henry Foster, à bord du HMS Chanticleer. L’île a été utilisée par les chasseurs de phoque, puis en 1906, par une entreprise norvégio-chilienne de chasse à la baleine comme base pour le Gobernator Bories, un navire-usine.

Entre 1908 et 1910, l’explorateur français Jean-Baptiste Charcot y fit escale pour s’approvisionner en charbon, eau et nourriture, ou y réparer le Pourquoi pas.Après 1912, 150 personnes travaillaient à la station baleinière de l’Hektor whaling company durant l’été austral, y produisant jusqu’à 140.000 barrils d’huile de baleine. Cette production s’est arrêtée en avril 1931, quand les prix de cette huile ont chuté.

Deception island - la Station baleinière et en avant-plan, des os de baleine - photo http://www.deceptionisland.aq

Deception island - la Station baleinière et en avant-plan, des os de baleine - photo http://www.deceptionisland.aq

Deception island - Whaler Bay et ses plages de sable noir - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Whaler Bay et ses plages de sable noir - photo Antony Van Eeten 03.2014

Dans les années 40 et 50, la péninsule Antarctique a fait l’objet de revendications territoriales de la part de l’Argentine, du Chili et de l’Angleterre. Deception island joua un rôle central dans les affaires internationales de l’antarctique. En 1944, les Britanniques établirent leur première base sur l’ancienne station baleinière. Les Argentins batirent une station à Fumarole Bay,en 1948. En 1955, le Chili construisit la station Pedro Aguirre Cerda dans l’anse Pendulum.

L’éruption de 1969 va détruire les bases Chilienne et Britannique, dont il reste les chaudières et des réservoirs rouillés, un hangar pour avion et l’habitation de la station scientifique éventrés.

Deception island - ruines des installations baleinières - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - ruines des installations baleinières - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - quelques barques de chasse à la baleine existent encore - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - quelques barques de chasse à la baleine existent encore - photo Antony Van Eeten 03.2014

Le climat de Deception island est qualifié de « polaire maritime ». La température moyenne de l’air y est de moins 3°C, avec des max à +11°C et des min à -28°C.  Le taux de précipitation est de 500 mm/an. Les vents dominants sont d’ouest à nord-est.

Des micro-climats extrêmes existent autour des fumerolles et des eaux géothermales, où la température de l’air peut atteindre 40°C, et celle des eaux 70°C.

La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort - photo Liam Quinn

La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort - photo Liam Quinn

Faune et flore polaire :

La flore y est exceptionnelle, bien que clairsemée. On y trouve 18 espèces de mousse et lichen, n’existant nulle part ailleurs en Antarctique, dont deux endémiques. La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort – est la seule à croître dans les zones géothermales de l’île, y constituant la plus large communauté connue de cette espèce.

Neuf espèces d'oiseaux pélagiques nichent sur l'île.

La plus grande colonie mondiale de manchots à jugulaire - Pygoscelis antarcticus, Chinstrap penguin - est située à Baily Head, sur la côte sud-ouest de Deception island; elle est estimée à 100.000 couples nicheurs.

On y rencontre aussi le manchot papou - Pygoscelis papua, Gentoo penguin - , et le labbe antarctique - Stercorarius antarcticus, Sunantarctic skua.

 

Deception island Manchots à jugulaires nicheurs - photo travelwild

Deception island Manchots à jugulaires nicheurs - photo travelwild

Deception island - Manchots papou - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Manchots papou - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Lion de mer sud-américain - Otaria flavescens -  photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Lion de mer sud-américain - Otaria flavescens - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island n'est pas un lieu de désolation, c'est le site de base scientifiques actives et une destination touristique de plus en plus prisée.

Univers en blanc et noir (neige et cendres volcaniques), avec quelques touches de rouge (hématite) et de jaune (ceheptonite) - photo Antony Van Eeten 03.2014

Univers en blanc et noir (neige et cendres volcaniques), avec quelques touches de rouge (hématite) et de jaune (ceheptonite) - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - un lieu de mémoire - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - un lieu de mémoire - photo Antony Van Eeten 03.2014

Sources :

- Deception island - site officiel - link

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Publié le par Bernard Duyck
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En Antarctique, l’archipel des Shetland du sud abrite une île volcanique de forme arrondie, de 15 km de diamètre, Deception island.

Ce volcan-bouclier est percé d’une caldeira en fer-à-cheval de 10 km. sur 8, inondée par la mer, qui lui vaut son surnom de " Santorin glacé de l’Antarctique "

Peu de voyageurs s’aventurent dans ces paysages glacés et isolés … notre ami Antony Van Eeten, qui partage avec nous ses photos de voyages volcaniques, en revient et nous donne la primeur de ses images prises en mars de cette année.

Deception island - photo Antony Van Eeten mars 2014

Deception island - photo Antony Van Eeten mars 2014

Tectonique, formation et activité du volcan Deception :

L’île-volcan se situe au milieu du détroit de Bransfield, à 125 km au nord de la péninsule Antarctique. Ce détroit correspond à un mini-rift s’ouvrant à la vitesse de 1 cm. par an, dernier d’une série de failles transformantes et mini-rifts qui se succèdent au sud de la plaque tectonique Scotia, et rejoignent loin vers l’est le point de triple jonction entre les plaques Africaine, d’Amérique du sud et Antarctique. Ce phénomène d’ouverture est condamné à s’éteindre, selon les géologues, dans quelques centaines de milliers d’années , de même que le volcanisme qu’il cause.

Tectonique des environs de Deception island - doc Alpes Géo.

Tectonique des environs de Deception island - doc Alpes Géo.

Carte de Deception island

Carte de Deception island

Il y a environ neuf mille ans, une violente éruption explosive a pulvérisé 30 km³ de roches en fusion du volcan Deception. Le sommet du volcan s’est effondré, suite à la vidange de sa chambre magmatique, formant la caldeira de Port Foster, une baie protégée des vents et de la houle de l’océan Austral.

Les premières éruptions furent observées en 1790 ; d’autres eurent lieu en 1828, 1842. Au 20° siècle, deux périodes, de 1906 à 1910 et de 1967 à 1970, regroupent l’activité le long de fractures circulaires suivant les bords de la caldeira. Aucune éruption n’a marqué le centre de celle-ci, signe d’une subsidence en saccades d’un bloc central, à la manière d’un piston glissant le long d’un anneau de failles, et libérant du magma par intervalle sur ses bords. (Alpes-géo / D.Corneloup)

Les éruptions de 1967 et 1969 infligèrent beaucoup de dégâts aux bases scientifiques Chilienne et Britannique.

En 1992, une augmentation de la sismicité s’est accompagnée de déformation du terrain, et d’un accroissement des températures … marquant une intrusion qui n’a pas débouché sur une éruption. Les éruptions de 1970 ont pu être observées par des scientifiques au cours de l’été austral ; les mesures géothermiques montrent la présence d’un gradient thermique moyen de 360°/km. … ce qui laisse supposer une chambre magmatique à une profondeur de 3 à 4 km.

La caldeira de Deception reste « agitée et à risque ». La caldeira présente des zones d’activité thermale, dont des sources chaudes en bord de plage, avec une eau entre 30 et 70°C, ainsi que des fumerolles de vapeur d’eau et de soufre sur les flancs internes et externes.

Arrivée sur l'entrée de la caldeira, Neptune's Bellows - photo 03.2014 A.Van Eeten

Arrivée sur l'entrée de la caldeira, Neptune's Bellows - photo 03.2014 A.Van Eeten

Deception island - activité au 20° siècle - fissures et failles sous-marines - doc. Antarctica astrobiology

Deception island - activité au 20° siècle - fissures et failles sous-marines - doc. Antarctica astrobiology

Morphologie de l’île Deception.

La grande baie de Port Forster au centre de la caldeira inondée couvre la majorité de l’île, 9 km sur 6. Elle possède une entrée étroite, Neptune’s Bellows ( littéralement le soufflet de Neptune, ou ausssi Forges de Neptune), large de 230 mètres seulement. Raven Rock, un rocher immergé au milieu du goulet sous 2,5 m. d’eau en complique l’accès.

A l’entrée des Forges de Neptune, se trouve Whalers Bay (la baie des baleiniers), bordée de plages de sable volcanique noir.

Deception island - Neptune's Bellows et Sewing-machine Needles - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - Neptune's Bellows et Sewing-machine Needles - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island -  Pete's Pillar à l'entrée de Port Foster - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - Pete's Pillar à l'entrée de Port Foster - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

D’est en ouest, en faisant le tour de l’île, se suivent les hauteurs du Mont Pond, 539m., puis le point culminant de l’île, sans nom à 576 m. Goddard Hill, avec 332 m est situé au NE de Deception. Deux dorsales, Teleton et Stonethrowridges forment le côté ouest et pour refermer le fer-à-cheval, le Mont Kirkwood, avec 452 m.

La profondeur maximale actuelle de la caldeira est de moins de 200 mètres, résultat de processus sédimentaires post-caldeira.

Deception island - prise de hauteur et vue sur la caldeira et Neptunes's Bellows, derrière le groupe - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - prise de hauteur et vue sur la caldeira et Neptunes's Bellows, derrière le groupe - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Demain, histoire et nature de Deception island

 

Sources:

- Merci à Antony Van Eeten pour son partage de photos

- Global Volcanism Program - Deception island

- Alpes Geo - Un volcan actif de l'Antarctique : Deception island - par Désiré Corneloup - link

- Cambridge Volcanology Group - Deception island

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