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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans le groupe central, le seul cône actif de l’Aso est le Naka-dake, lui-même composé de sept petits cratères. Le seul petit cratère actif est le premier, situé le plus au nord ; les autres furent actifs avant 1933.

 

Aso-San---Nakadake-crater---ph-H.Seo.JPGAso-san, groupe central - les cratères du Naka-dake, avec à gauche, le cratère n°1 occupé par un lac acide - photo H. Seo

 

Aso--16---AVE-2012-Naka-dake-.jpgAso-san - Naka-dake : le cratère n°1 et son lac acide et fumant, bordé de fumerolles - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Aso--23---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                               Le lac acide du Naka-dake - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

asonakadakecrater Aso-san : Sept petits cratères composent le cratère du Naka-dake - doc. UCL - University College London

 

Aso - R.Wilson collection lantern slides 1926           Aso-san, Naka-dake : éruption de 1926 - photo d'archives R. Wilson collection lantern slides

 

Les cycles d'activité du Naka-dake :

En période de moindre activité, le cratère actif du Naka-dake est occupé par un lac hyper-acide (pH0,81 – Osa 2003), appellé Yudamari, et ses émanations gazeuses. Sa couleur ordinairement vert jade vire au gris sous l’effet de l’augmentation pré-éruptive de l’émission des gaz volcaniques.

 

Ash Eruption 1990 - Aso volc. museum           Aso-san, Naga-dake : éruption cendreuse de 1990 - photo Aso volcanological museum


Au cours des périodes d’activité plus intense, le Naka-dake émet de façon caractéristique de la cendre noire, ces éruptions cendreuses dominant son activité au cours des dernières 6000 années.

1-s2.0-S0377027300001669-gr2.jpgCette cendre est formée par fracturation du dessus vitreux de la colonne de magma, propulsé par un courant gazeux émanant des profondeurs. Occasionnellement, des scories légères et aérées, des cheveux de Pelé ou des sphères vitreuses sont aussi éjectées en provenance du magma plus liquide sous-jacent … ce sont des processus commun au volcanisme andésitique.

 

Cycle d'activité au cratère n°1 du Naka-dake - Etat actuel dans l'encadré  - doc. Science Direct

 

Avec l’augmentation de l’activité, les eaux du lac peuvent s’évaporer et s’assécher. Des éruptions phréatiques ou stromboliennes peuvent survenir, avec des retombées de scories incandescentes autour de l’évent.  On constate aussi une incandescence nocturne en bordure du lac.

Au terme d’un cycle d’activité, le fond du cratère est à nouveau bouché par des éboulements ou l’accumulation des matériaux expulsés et un lac peut se reformer dans le cratère imperméabilisé par des cendres volcaniques.


Aso-09-22.06.2011-lac---GVP.jpg

     Aso-san, Naka dake : l'évolution du cratère n°1 entre le 9 et le 22 juin 2011 - photo JMA / GVP

 

Stromborian-Eruption--13.12.1990-aso-museum.JPG        Aso-san, Naka-dake : éruption strombolienne, le 13.12.1990 - photo Aso volcanological museum

 

red-glow-Naka-dake--volcanoes-of-japan.jpg             Aso-san, Naka-dake : incandescence en bordure du lac acide - photo Volcanoes of Japan.


Les éruptions les plus récentes au cratère n°1 ont eu lieu en 1979, 1984-85, 1989-90, 1992-93. Depuis février 1993, l’activité se réduit à de fréquentes explosions de boue dans le lac de cratère, ainsi qu’à l’apparition de nouvelles fumerolles et d’épisodes d’incandescence sur les parois du cratère.

 

  Aso--17---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                                            Humour ...                       - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso---7---AVE-2012.jpg       Aso-san, le Naka-dake, dans le complexe central de la caldeira - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso--22---AVE-2012-Naka-dake-.jpg Aso-san - cratère du Naka-dake : septum séparant deux petits cratères - photo © Antony Van Eeten 2012  

La couche importante avec des joints prismés est un agglomérat fait de scories rapidement déposées durant l'éruption.


L’approche du cratère n’est pas sans danger : en 1958, une douzaine de touristes furent écrasés sous les bombes ou asphyxiés par les gaz. Depuis 1980, 71 personness ont du être hospitalisées suite à l’inhalation des gaz volcaniques, sept d’entre elles en sont mortes (GVP). La concentration des gaz volcaniques est mesurée en continu par l’agence Météo japonaises depuis 1997, et les autorités du parc peuvent interdire l’accès au cratère si nécessaire. Plusieurs refuges en béton armé permettent maintenant au visiteur de s’abriter des retombées stromboliennes.

 

Aso -15 - AVE 2012 Naka-dake         Aso-san, Naka-dake : les abris aux abords du cratère actif - photo © Antony Van Eeten 2012

   

Aso sulphur vaporsOn observe depuis toujours les vapeurs soufrées du Naka-dake : photo de 1994 ou avant - document Henry and Nancy Rosin  - Collection of Early Photography of Japan. Freer Gallery of Art and Arthur M. Sackler Gallery Archives. Smithsonian Institution,

 

Aso--19---AVE-2012-Naka-dake-.jpgUn business plus récent : la vente de blocs ou morceaux de soufre, près du cratère du Naka-dake -
photo © Antony Van Eeten 2012 

 

 Sources :

- Global Volcanism Program - Aso

- Aso Volcanological Laboratory / Kyoto university

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 L’activité volcanique au niveau de la caldeira Aso est caractérisée par trois grands périodes, selon Hunter (1998) : la pré-caldeira active de 3Ma à 400.000 ans, la caldeira de 370.000 à 70.000 ans et l’activité post-caldeira jusqu’à nos jours.

 

Aso-caldera---Peter-Wells-Treakearth.jpg                         Vue aérienne de la caldeira Aso - photo Peter Wells / Trekearth.

                    On distingue le groupe central, et décalé vers la droite, le Mt. Néko.

 

r92_9_satellite_image_deimos1_nakadake---Deimos-1--astrium-.jpg La Caldeira Aso : sur cette photo prise par le satellite Deimos-1 / Astrium-geo, on sépare aisément le groupe central et le fossé qui le sépare des parois de la caldeira, avec ses zones habitées et cultivées.


Cette grande caldeira elliptique mesure 17 km d’est en ouest, et 25 km du nord au sud, pour une circonférence de 128 km.; elle a été formée par quatre grandes éruptions, nommées respectivement unités 1 à 4.

Bien que les différentes sortes de magma aient été présents tout au long de la vie du volcan, on remarque un passage d’une dominante tholéiitique vers les magmas calco-alcalin.

L’unité éruptive Aso-4 a produit plus de 600 km³ de dépôts de téphra et de dépôts pyroclastiques ; ces volumineux dépôts ont recouvert une grande partie de l’île de Kyushu.

 

Aso-geomorphologie---Kyoto-un-jpgAso_Caldera_3D-Shuttle-radar-topography-mission-2012.jpg

 

 

 

Géomorphologie de l'ASO -  à gauche doc. Kyoto university - à droite, image 3D - Shuttle radar topography mission 2012 / Nasa.

 

Au centre de la caldeira, un groupe de 17 cônes s’est établi : les cinq plus importants sont le Mt. Taka, le point culminant avec ses 1592 m. au dessus du niveau de la mer, le Mt. Neko, le Mt. Eboshi, le Mt. Kishima et le Mt. Naka.  

Ce dernier, appelé aussi Naka-dake, est l’un des plus actif volcan du Japon. Le complexe Naka-dake a été actif durant l’holocène et l’est toujours. On y a documenté la première éruption historique japonaise, en l’an 553. Sa dernière date de juin 2011.

 

Aso-caldera---Peter-Wells----2---Treakearth.jpg         Vue aérienne  du groupe central de la caldeira Aso - photo Peter Wells / Trekearth.

 

Aso--34---AVE-2012-.jpg

 

Aso--29---AVE-2012-.jpg

Aso--10---AVE-2012.jpgTrois photos de la caldeira Aso, depuis le groupe central, détaillant les zones agricoles et un habitat dispersé (peu visibles sur la photo aérienne du haut) - photo © Antony Van Eeten 2012 


De nombreux autres cônes ont été actifs au cours de l’holocène, dont le cône de scories Kome Zuka (littéralement : le bol de riz). Sa dernière éruption remonte à l’an 210.

 

Les éruptions historiques sont largement constituées d’émissions de cendres basaltiques à basalto-andésitiques, et de périodes d’activité strombolienne et phréatomagmatique.

 

Aso---8---AVE-2012.jpg                 Caldeira Aso - le cône de scories Kome Zuka - photo © Antony Van Eeten 2012 


Un grand fossé sépare le complexe central des parois de la caldeira … c’est là que se sont établies quelques cinquante mille personnes, nombre auquel viennent s’ajouter de nombreux visiteurs journaliers.

L’Aso fait  en effet partie du groupe des villes établies sur ou dans un volcan (Cities on volcanoes ). La caldeira abrite les cités d’Aso, d’Aso Takamoricho et Aso-mura.

 

Demain, le Naka-dake.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Aso

- IAVCEI - Cities and volcanoes commission - link

- A 90.000 year tephrostratigraphic framework of Aso volcano - by Y.Miyabuhi / Kyushu research center.

- Aso Geopark - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

A proximité de la ville de Beppu, se trouve la réserve forestière du Mont Takasaki, qui abrite plus de 1500 macaques japonais. Ils y sont nourris régulièrement par des gardiens pour éviter qu’ils ne quittent la montagne et engendrent des conflits de voisinage avec les résidents et les fermiers.

 

Takasaki, Yuku-dake et TsurumiComplexe volcanique Tsurumi : de gauche à droite, le Mt. Takasaki, le Yuku-dake et le Tsurumi - photo Mount Takasaki.

 

Le macaque japonaisMacaca fuscata - est le singe le plus septentrional de la planète. Il fréquente les forêts mixtes de feuillus et de conifères des montagnes du Japon à proximité des sources thermales indispensables à sa survie en hiver. On le trouve surtout sur les îles de Honshu, de Shikoku et Kyushu. Les populations les plus nordiques de la sous-espèce Macaca fuscata fuscata se sont installées sur la péninsule de Shimokita.

 

Beppu---surrounds---1---AVE-2012.jpg

Macaques japonais à l'épouillage - la couleur de la face varie selon l'âge des individus - Mt. Takasaki /Beppu - photo © Antony Van Eeten 2012 


Beppu---surrounds---2---AVE-2012.jpg       Les macaques se regroupent en soirée pour se réchauffer - photo © Antony Van Eeten 2012 


Ce cercopithèque, grégaire et social, vit en bandes de plusieurs dizaines d’individus.

Grâce à une adaptation spécifique unique dans le monde animal, il est capable de supporter des températures pouvant descendre jusqu’à -20°C. La nuit, ces singes se rassemblent et se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer. Ils complètent cette résistance au froid en se plongeant dans les sources chaudes dès que la température extérieure chute sous 5°C. … et ne se refroidissent pas en sortant brusquement des eaux chaudes (40-60°C), car leur poil épais ne se mouille qu’en surface et sèche rapidement, ce qui leur permet de garder la chaleur interne.

 

Jigokudani_hotspring_in_Nagano_Japan_001.jpg             Nakano - des macaques dans la source chaude Jigokudani - photo Portfolio Le Soir

 

French.china.org.cn.jpg                  Le pied ! un épouillage dans un bain chaud et fumant - photo French.China.org.cn

 

Le singe tient une place importante dans la mythologie japonaise et est

souvent mis en scène dans des représentations théâtrales et dans certaines célébrations, dont la fête religieuse O-Bon (festival bouddhiste japonais honorant les esprits des ancêtres) ou les masques tengu (dieux mineurs du folklore japonais) dont l’un représente la face rouge du macaque, jouent un rôle essentiel. Les Fils du Soleil levant qui vénèrent leur symbole, le nomment " nihon saru ", ce qui signifie tout simplement singe japonais.

 

Three_Wise_Monkeys-Tosho-gu_Shrine-Nikko---MichaelMaggs.JPGNikko - Temple Shinto Tosho-Gu - Mizaru, Iwazaru et Kikazaru, les singes symbolisant la sagesse - photo MichaelMaggs.

 

Le macaque japonais a été choisi pour représenter les singes de la sagesse. Ces derniers sont un symbole représenté par trois primates, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier se couvre les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles. À eux trois, ils forment une maxime picturale : " Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ". À celui qui suit cette maxime il n’arrivera que du bien.

Ces trois macaques sont nommés Mizaru (l’aveugle), Iwazaru (le muet) et Kikazaru (le sourd). L’une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes, se trouve au Nikkō Tōshō-gū, l’un des temples Shinto de Nikko, qui est devenu l’un des principaux parcs nationaux du Japon. 

La légende des singes et des harfangs :

Il y a très longtemps, vivaient des samouraïs. Dans ce lointain Japon, il y avait plusieurs clans de samouraïs. Les batailles étaient fréquentes. Un des clans, tout au nord du Japon, était particulier car ses samouraïs savaient parler aux animaux. Ils avaient des espèces favorites tel les harfangs qui pouvaient leur servir d'espion, car en volant haut dans le ciel, ces oiseaux pouvaient les prévenir si des ennemis s'approchaient. L'autre espèce était les macaques. Comme ils étaient plus petits que les hommes, ces singes pouvaient se faufiler n'importe où sans se faire voir. Ils dérobaient même la nourriture aux ennemis sans qu'on ait eu à leur montrer.
Mais une année, il y eut un hiver très froid. Si les plumes des harfangs les protégeaient bien de la froidure, les pauvres macaques gelaient, leur fourrure étant trop courte… Beaucoup moururent de froid. Les samouraïs inquiets ne savaient pas quoi faire pour protéger leurs petits amis. Ils essayèrent de leur fabriquer de chauds manteaux, mais les singes ne les aimaient pas, car ils gênaient leurs mouvements. Comme les hiboux et les chouettes sont reconnus pour être des sages, le shogun décida de consulter le roi des harfangs.

" Ô grand roi blanc, vois dans quel embarras nous sommes. Nos amis, vos amis, les macaques, sont en train de mourir, car ils sont sensibles au froid… Que pouvons-nous faire ? "

Le roi des harfangs avait bien une idée, mais il ne la dit pas tout de suite au shogun, car il n'était pas sûr qu'elle réussirait. Il réunit peu après tous ses harfangs et leur parla ainsi : Harfangs des neiges, nous devons tenter quelque chose pour sauver nos amis les macaques… J'ai bien une idée, mais cela pourrait être très dangereux. Qui veut m'accompagner ? Tous les harfangs ululèrent pour dire qu'ils étaient tous volontaires… Et l'on vit une grande nuée d’oiseaux blancs et bruns s'envoler très haut dans le ciel, en direction du soleil.
Ils volèrent longtemps, très longtemps, et arrivèrent près du soleil… Les plumes les protégeaient de la chaleur aussi bien qu'elles les préservaient du froid de l'hiver, mais ils devaient faire vite, car le soleil est quand même très chaud… Chaque harfang prit dans son bec un tout petit morceau du soleil, et chacun reprit ensuite le chemin du Japon…
Les harfangs déposèrent tous leur parcelle de soleil aux pieds du Shogun, et bientôt, la neige fondit tellement qu'elle forma un petit lac, et comme les morceaux de soleil étaient vraiment très chaud, l'eau de ce petit lac était bien confortable, même en plein hiver… Les samouraïs portèrent les macaques encore vivants, mais trop faibles pour marcher dans cette source d'eau chaude, et la chaleur les aida bientôt à reprendre toute leur vigueur. Et la chaleur de ces parcelles était si intense, que l'on trouve encore de nos jours de ces sources d'eau chaude où les macaques frileux peuvent aller se réchauffer. (Source : futura-sciences.com)

 

Sources :

- Japan guide - Takasaki-yama monkey park

- Nikkō Tōshō-gū

- Futura Sciences - le macaque japonais.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 Tsurumi---Beppu---2---AVE.jpg

Le complexe de dômes Tsurumi - Région de Beppu / Préfecture d'Oita - île de Kyushu. - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Le mont Tsurumi, ou Tsurumi-dake (鶴見岳) est un complexe de dômes de lave culminant à 1.374 m. qui surmonte la ville de Beppu.

Le Tsurumi et le Yufu, deux importants dômes, andésitique à dacitique, sont localisés sur les côtés est et ouest du complexe ; trois dômes plus petits sont situés au nord du Tsurumi.

Les éruptions anciennes ont été marquées par des coulées pyroclastiques, tandis que les plus récentes sont caractérisées par des dômes et coulées de lave.

Une éruption du Yufu-dake, en 200 avant JC, qualifiée de VEI 4, a débuté par l’effondrement de son flanc nord et une avalanche de débris, avant que ne se construise un dôme de lave et des coulées pyroclastiques associées aux éboulements.

Le Tsurumi-dake n’a présenté qu’une seule éruption historique, en l’an 867, de VEI 3.

 

tsurumi_volcano---Yufu-dakedome.jpg   Le complexe de dômes Tsurumi- le dôme Yufu-dake - photo Yukio Hayakawa, 1994 (Gunma University).

 

La cité de Beppu, renommée pour sa source chaude "Chinoike Jigoku"(Blood Pond Hell) aux eaux sanguines, compte un total impressionnant de 670 sources chaudes réparties en 8 districts majeurs, appelés " Beppu Hatto ", qui représentent l’activité géothermale du complexe Tsurumi.

Chaque jour, 55.000 m³ d’eau sont éjectés au niveau des fumerolles et des sources chaudes. Ce lieu d’activité géothermale est renommé depuis le moyen-âge pour son action "miraculeuse" sur le corps et l’esprit. Ses pouvoirs légendaires attirent annuellement quelques 12 millions de visiteurs.

 

20120127_2042324854_FilePath0.jpg     La cité de Beppu et ses fumerolles ... une cocotte-minute sous le Tsurumi - photo Japan Guide.

 

beppu_onsen_map.gif       Beppu - carte des Onsen et des Beppu Hatto, les 8 districts  - doc. Infomap Japan / Beppu

 

Chinoike-jigoku---Blood-pond-hell---AE.jpg              Beppu - le Chinoike Jigoku, aux eaux sanguines - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Beppu Blood pond hell - Steve Bavister allpostersConifères taillés et enfer fumant sur des eaux couleur de sang ... un peu de l'âme de Kyushu - photo steve Bavister / allposters.


35565 10151101405916441 849334929 n  Un petit tour des enfers, le Jigoku Meguri :


L’Umi Jigoku, ou la mer de l’enfer (Sea Hell), compte plusieurs sources chaudes, dont une aux eaux bleues et bouillantes. Ce jardin tropical à la végétation luxuriante abrite aussi un bassin aux eaux de teinte ôcre foncé et un autre aux eaux claires, ponctuées de lotus et de nénuphars aux feuilles géantes capables de soutenir le poids d’un enfant jusqu’à 20 kg.


 

Beppu---Umi-Jigoku---3---AVE.jpg                Beppu - l'Umi Jigoku dans son cadre tropical - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Beppu---Umi-Jigoku---AVE.jpg                    Beppu - "la mer infernale" (Sea Hell) - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

178608_10151101349251441_828915516_o.jpg      Beppu - Umi Jigoku - le bassin aux lotus et nénuphars géants - photo © Antony Van Eeten 2012 

   

L’Onnishibozu Jigoku doit son nom aux bulles qui troublent les mares de boues, ressemblant à des têtes rasées des moines qui émergent. (Shaven Head Hell) . 

Jadis, selon la légende, un geyser s’est ouvert pour la première fois au cours d’un séisme et a projeté les moines du monastère, construit sur ce site, dans les airs.

 

Beppu---Yama-Jigoku---Mountain-hell---1-AVE.jpg

 

Beppu---Mountain-hell---2----AVE.jpg       Beppu - L'enfer des têtes rasées (L’Onnishibozu Jigoku) - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Beppu---Mountain-hell---3----AVE.jpg        Onctuosité de la boue bouillonnante - Onnishibozu Jigoku - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Parmi d’autres, citons encore le Kamado Jigoku (Mountain Hell), l'Oniyama Jigoku (Devil or Monster Mountain Hell), le Kinryu Jigoku (Golden Dragon Hell), le Shiraike Jigoku (White Pond hell)  et plus loin, dans le district Shibaseki, le Tatsumaki Jigoku (Waterpout Hell).

 

Shiraike-jigoku---white-pond-hell---Ave.jpg               Beppu - le shiraike Jigoku (White Pond Hell) - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Beppu---3--AVE.jpg      Beppu - ... entre les brûmes infernales et les mares de sang ! - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Beppu---2--AVE.jpg

                                                                                                                   photo © Antony Van Eeten 2012

Sources :

- Global Volcanism Program - Tsurumi

- Japan Guide - Hells / Kannawa district - link

- Infomapjapan - Onsen - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Au sud-ouest du volcan, une zone de source chaude porte le doux nom "d’enfer de l’Unzen", l'Unzen Jigoku.


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Les eaux sont très chaudes, environ 90°C, sulfureuses et acides, d’un pH 2,0-2,2. Ses propriétés sont utilisées pour soigner les maladies de la peau, telles qu’eczéma, engelures, coupures, ou les rhumatismes chroniques, le diabète, les névralgies ou encore la fatigue. Toute la zone est parfumée aux odeurs de soufre.

Autour de ces sources chaudes, s’est développée une petite ville d’où s’échappent des fumées blanches, et où barbotent des mares de boues. Certaines sources sont capturées et dirigées vers les "bains ryokan ". Cet enfer est situé en bordure de pentes arborées, dont les couleurs automnales viennent contraster avec les roches dénudées et la vapeur des évents.

 

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unzen-Jigoku-hpt-springs----4---AVE.jpg                       Unzen Jigoku -  l'enfer de l'Unzen - photos © Antony Van Eeten 2012

 

Une croix rappelle que cet endroit a été un lieu de supplice … au 17° siècle, au cours de l’ère Edo, des prêtres et des chrétiens japonais ne voulant pas abjurer leur foi furent jetés dans les eaux bouillantes de ces enfers, après l’épisode raté de "la Rébellion Shimabara".

 

Unzen-jigoku---croix---zoomingjapan.jpg                                   Unzen Jigoku - la croix des martyrs - photo Zoomingjapan


A cette époque, de nombreux missionnaires s’étaient installés dans la région de Kyushu, mais en 1614, le shogunat Tokugawa édita un décret ordonnant aux missionnaires de partir. De violentes persécutions envers les chrétiens de la région suivirent, sans compter les nouveaux impôts imposés sur le bétail, le foyer, les naissances.  Depuis 1634, les récoltes devinrent maigres et culmina lors des grandes famines de 1636-37. En décembre 1637, suite à de nouvelles exactions, les chefs de plusieurs villages se soulevèrent et se rassemblèrent dans la forteresse désaffectée de Hara. Ils y furent massacrés le 12 avril 1638.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Le volcan Unzen  … une dénomination qui englobe un complexe de plusieurs structures volcaniques d’un volume total de 35 km³, et qui caractérise géologiquement la pénisule Shimabara, située à l’ouest de l’île de Kyushu. Un graben tectonique actif recoupe ces structures volcaniques. 


Unzen---UN.volcanic-geopark.jpg                              Le volcan Unzen - photo Unzen Volcanic Geopark

A l'avant-plan, le Mayu-yama arboré, avec sa cicatrice d'avalanche de 1792 - au second plan, le Fugen-dake et les traces plus claires des dépôts éruptifs de 1990-95.

 

unzen-fugendake-eruption-executive-summary-1990-199501.jpgL'Unzen  rarement vu sous cet angle -  d'avant en arrière-plan : le Fugen-dake, son sommet et le dôme Heisei, le Mayu-yama (vert foncé) et l'agglomération de Shimabara en bordure de la baie - sur la droite, le système SABO - photo IVSC.

Formation de ce complexe volcanique :

shimabara-peninsula-geology---Kyushu-univ.-museum.gif              Carte géologique simplifiée de la péninsule Shimabara - doc. Kyushu University museum

 

1-s2.0-S0377027398001188-gr2.gif                Les principales failles qui marquent la péninsule Shimabara - doc. Tokyo Univ.

 

 - Période Hayasaki : Il y a 4 Ma, l’activité volcanique débute avec des émissions basaltiques au sud de la péninsule Shimabara.

- Période Minami-Shimabara : 2 Ma – 0,5 Ma . Des sédiments marins – formation Kushinotsu - se déposent dans un bassin formé par la subsidence consécutive à l’action des failles sous une tension nord-sud.
- Période Unzen : 500.000 ans – actuellement.
Le volcan Unzen commence à se développer sur des andésites, du le période pré-Unzen (800.000 – 500.000 ans). La période Unzen se subdivise en trois épisodes : Unzen ancien stade précoce, Unzen ancien stade tardif, et Jeune Unzen.


Section-of-Unzen-volcano.jpgCoupe simplifiée du Volcan Unzen - L'orientation de la coupe et les couleurs sont indépendantes de celles de la carte ci-dessus - doc. H. Hoshizumi.

Le stade précoce Unzen ancien, de 500.000 à 300.000 ans, consiste en coulées pyroclastiques riches en ponces, en coulées de blocs et de cendres, associées à des coulées de débris volcanoclastiques et d’épaisses coulées de lave. Le volcan a eu une croissance rapide au cours des 200.000 premières années de son histoire et a formé un cône volcanique.
Le stade tardif  Unzen ancien , de 300.000 à 150.000 ans, est lié à une activité intra-graben, avec d’épaisses coulées de lave côté ouest interne du graben. Entre 300.000 et 200.000 ans, une subsidence rapide du graben a conduit à une interaction, entre le magma et les eaux souterraines, et à des explosions hydromagmatiques.
Le Jeune Unzen se compose de quatre édiices : Le No-dake, le Myoken-dake, Le Fugen-dake et le Mayu-yama, tous localisés côté Est du volcan. Ce flanc Est est marqué par des dépôts de cendres, de blocs et de débris.


vol_08c2.jpg                                   Les différentes composantes du Jeune Unzen - doc.GSJ.


Bien que le Mayu-yama soit le structure la plus récente, vieille de seulement 4.000 ans, c’est le Fugen-dake qui a été le centre de la plupart des épisodes volcaniques au cours des derniers 20.000 ans, y inclus les épisodes effusifs de 1663, l’avalanche de débris de 1792, et l’éruption de 1990-1995.  

 

 

Le graben de l’Unzen, compris entre la faille Chiujiwa au nord et la faille Futsu au sud, est toujours en subsidence de quelques millimètres par an.  

 

Unzen-1792-landslide-Mayu-yama---map-Shimabara-city-Honko-t.jpg  Carte ancienne de l'avalanche de débris du Mayu-yama de 1792 - doc. Shimabara city honko temple.

 

L’éruption Heisei de 1990-95 :

Dès mi-avril, l’activité se déplace de l’évent Byobu-iwa à l’évent Jigoku-ato, accompagnée d’une sismicité élevée à l’ouest du pic Fugen-dake.

Un dôme de lave s’est mis en place dans le cratère … de petites émissions de cendres en émanent et des fissures laissent entrevoir l’intérieur incandescent.

 

Unzen---03.06.91---N.Ozeki.JPG                Unzen - Fugen-dake -  coulée pyroclastique du 03.06.1991 - photo N. Oseki


Le 3 juin, une explosion audible et un trémor enregistré durant 6 minutes signale l’effondrement d’une partie du dôme … une importante coulée pyroclastique se forme près du sommet et dévale le flanc est du volcan à plus de 100 km/h., atteignant la périphérie de Kita-Kamikoba, à 3,2 km. du dôme du 20 mai. Elle détruit une cinquantaine de maisons et emporte au passage 43 personnes dans la zone interdite, dont de nombreux secouristes, des journalistes et trois volcanologues, Harry Glicken, Katia et Maurice Krafft. Un surge cendreux se détache de la nuée ardente et parcourt 800 m. de plus, renversant des arbres, brûlant des maisons et laissant un dépôt épais de plus de 30 cm. Le volume total des dépôts est estimé à 73.000 m³.

La lave continue à sortir, produisant une langue de 100 m de long sur 70-80 m de large le 5 juin. Des explosions produisent de petits panaches hauts d’une centaine de mètres. Le 7 juin, la zone d’évacuation est agrandie, portant le nombres d’évacués à un total de 7.200.

Une nouvelle nuée ardente se développe le 8 juin, détruisant 73 maisons de plus à Shimabara et Fukae, sans faire de victimes … l’extrusion du dôme et les coulées pyroclastiques se poursuivent ensuite.

(N.B.: les chiffres du GVP et de l'USGS diffèrent un peu, sans incidence sur l'explication du déroulement des évènements.)

 

1991--03---08.06.pngAire de distribution des coulées pyroclastiques des 3 et 8 juin 1991 - From Nakada and Kobayashi (1991).

 

Unzen-dome-10.1991---USGS-Tom-Casadevall.jpg                     Unzen - le dôme de lave en octobre 1991 -  photo Tom Casadevall / USGS


Unzen-23.06.1993---Setsuya-Nakaa-Kyushu-un-jpg

   Unzen - Fugen-dake :  la coulée pyroclastique du 23.06.1993  - photo Setsuya Nakaa / Université de Kyushu.

 

Unzen---Fugendake-lava-dome-du-NE---T.Soya-94.JPG                                               Unzen - le dôme de lave en 1994 - photo T. Soya

 

L’éruption se termine en février 1995.

Suite à cet épisode éruptif, le système d'avalanches SABO fut augmenté et parfait.

 

depots-coulees-pyro-11.09-92-Unzen----Takash-Yamada.jpg

 

 

 

L'Unzen et les zones de dépôts en septembre 1992 - photo Takash Yamada

 

 

Ci dessous, Les modifications apportées ultérieurement au système SABO et le rehaussement du Triangle Anaka, en bordure de mer - doc. IVSC - International Volcanic SABO center

 

unzen---IVSC-International-volcanicSABO-center.jpg

 

Une photo 2012, attestant du temps variable sur les sommets japonais ...

 

unzen - 2 - AVE

                   Unzen - le sommet du Heisei Shinzan dans les nuages - © Antony Van Eeten 2012

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Unzen

- USGS / CVO - Unzen volcano

- The Smithsonian - Nasa Astrophysics data system : Growth history of Unzen volcano, Kyushu, Japan  - results of two flank drillings of Unzen scientific drilling project - by Hoshizumi & al.

- SABO international project / Unzen-Fugendake eruption executive summary 1990-1995 - published in 1997 - link

 

Remember :

 

 

Montage vidéo sur base d'un document du National Geographic / You Tube.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le volcan Hakone est tronqué par deux caldeiras qui se recouvrent, la plus large mesure 10 km sur 11. Elles se sont formées lors de deux éruptions majeures, respectivement datées de 180.000 et 49.000 – 60.000 ans.

La première aux dépens d'un stratovolcan dans le genre du Fuji-san, d'une hauteur estimée à 2.700 m. qui a commencé à s'y établir voici 300.000 ans.

La seconde au départ d'un volcan-bouclier dont l'activité démarre il y a 130.000 ans, pour emplir la première caldeira érodée.

Une demi-douzaine de dômes de lave post-caldeira se sont construits selon un axe SO-NE  coupant le centre de la caldeira. Le plus grand et le plus jeune forme le point culminant d’Hakone, le Kami-yama.

La caldeira s’ouvre sur l’Est par le canyon Haya-kawa  … une explosion phréatique il y a 3.000 ans fut suivie par l’effondrement du côté NO du Kami-yama qui a créé un barrage sur la vallée Haya-kawa donnant naissance au lac Ashi. La dernière activité éruptive, il y a 2.900 ans, a produit une coulée pyroclastique et un dôme dans le cratère d’explosion.

 

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                       Carte géologique du volcan Hakone - doc. Kuno 1950.

 

Hakone---9----AVE.jpg               Hakone - le lac Ashi et le Fuji-san en arrière-plan - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Hakone----Kamiyama-aG--Komagatake-aD---S.Nakano-2002.JPGLe lac Ashi et les cônes centraux : de gauche à droite, le stratovolcan Kami-yama, les dômes de lave Komagatake - photo S.Nakano 2002.


Le lac Ashi et les zones thermales du complexe forment aujourd'hui une destination touristique appréciée pour ses paysages, le lac et les nombreux "onsen" gérés par les hôtels.

L’activité solfatarique est restreinte à quatre endroits sur les côtés N et NE du Kami-yama , et le côté NE du Komaga-take.

Le Mount Ashigara (足柄山), connu aussi comme Mount Kintoki (金時山) est un cône parasite croissant sur le flanc du volcan Hakone.


Hakone---Kanuurigatake-dome---fumerolles-Owaku-dani---S.Na.JPG        Le dôme de lave Kanmurigatake et la zone de fumerolles d'Owaku-dani - photo S.Nakano 2007

 

Hakone---AVE.jpg                        Les solfatares vues du téléphérique - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Hakone---2----AVE.jpg

                                        © Antony Van Eeten 2012 

 

Les oeufs noirs, Kuro-Tamago : Une curiosité à Hakone, les oeufs cuits dans ces sources d’eau chaudes deviennent noirs en surface et ce à cause du soufre contenu dans ces eaux naturelles. Leur goût reste conventionnel mais d'après les croyances populaires, chaque œuf apporte 7 ans de plus à la longévité de son mangeur ... votre durée de vie dépend donc de votre appétit !

 

Hakone---4----AVE.jpg         Hakone - la cuisson des "oeufs noirs" ... une véritable industrie - © Antony Van Eeten 2012 

 

Hakone---7----AVE.jpgLe lac Ashi et son bateau-pirate ... dysneyworld au pays du soleil levant - © Antony Van Eeten 2012

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Hakone

- Hydrothermal System and Seismic Activity of Hakone Volcano - by
Yasue OKI and Tomio HIRANO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

" Celui qui gravit le mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou ".  

– proverbe japonais

 

Ascension-du-Mt-Fuji---36-vues--.-Hokusai.jpg     " L'ascension du Mont Fuji " - estampe extraite des "Trente six vues du Mont Fuji " - par Hokusai.

 

Loin d’être une partie de plaisir, elle nécessite une bonne condition physique, un équipement adéquat, et une bonne préparation.

Il faut en général traverser une zone de nuages, nécessitant des équipements imperméables, tenir compte des températures basses et même négative au sommet, des vents forts, et de la diminution de l’oxygène disponible.

La montée est longue, et la descente éprouvante pour les articulations.

Elle doit se faire impérativement en juillet-août, à moins d’être un grimpeur expérimenté … hors saison, c’est un terrain difficile et dangereux, et des accidents mortels arrivent chaque année !

L’idéal est de la faire en semaine et hors vacances scolaires japonaises, ce qui restreint le créneau à la première quinzaine de juillet.

 

447-FujiTrails.gif                 Carte des Fuji trails - un clic permet d'agrandir la carte à mesure - doc. climber.org

 

Quatre routes principales permettent d’arriver au sommet :

kawaguchiko-trail- Kawaguchiko-guchi route : départ de la 5ème station à 2305 m. C’est la route la plus populaire, avec beaucoup de refuges sur le chemin et un accès facile depuis Shinjuku. C’est par ce chemin que la plupart des gens de Tokyo rejoignent le sommet du Fuji-san.

 

Kawaguchiko trail : dénivellés, temps de montée et de descente.


- Subashiri-guchi route : départ de la 5ème station à 2000 m. Moins fréquentée, cette route rejoint la précédente à la 8ème station.


- Fujinomiya-guchi route : départ de la 5ème station à 2400 m. La route la plus courte et donc la plus facile. A noter que l’on ne voit pas très bien le lever du soleil si l’on est pas au sommet…


- Gotenba-guchi route : départ de la 5ème station à 1440m. La route la plus longue… et la moins populaire, avec peu de facilités sur le chemin du sommet…


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                              Le cratère sommital du Fuji-san     -     photo simmitpost.

 

Si malgré tout, vous êtes tentés, il faut aimer marcher de nuit … bien souvent en files, étant donné le nombre de visiteurs qui le gravissent chaque année, et s’arranger avec les embouteillages à chaque station et au sommet.

 

fuji-night-climb---unmissible-Japan.jpg             Fuji-san : la montée de nuit  ... bruyante et encombrée - photo unmissible Japan.

 

fuji-vending-machine---unmissible-japan.jpg                        Fuji-san : une zone sommitale surexploitée  - photo unmissible Japan.

 

Mt_Fuji_Summit---Derk-Mawhinney-copie.jpg             Sommet du Fuji-san : "esprits solitaires" s'abstenir !  - photo Derk Manhwinney

 

Le panorama au sommet est magnifique, mais payant dans tous les sens du terme ... alors que la contemplation à distance magnifie les lignes pures et l'âme du volcan !

 

Fuji---liveanoptimisticlife.jpg                                                           Fuji-san ... le volcan parfait.

                                                             photo liveanoptimisticlife

 

Sources :

- Mont Fuji - climbing and sightseeing guide - link

- Live Fuji - frequently asked questions - link

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Publié le par Bernard Duyck
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Fuji--1707---Ogata-Korin---Chip-Clark-Smithson-jpg

     Fuji-san : l'éruption Hoei de 1707 - doc. Kazuaki, Ito - Photo by Chip Clark, Smithsonian Institution

 

 L’éruption de flanc du Mont Fuji en 1707 est considérée comme ayant causé l’une des plus importante chute de cendres et tephra de l’histoire volcanique du Japon.

 

Fuji-et-Hoei-crat.du-SE---S.Suto-2005.JPG     Le Fuji-san vu du sud-est : on remarque le cratère Hoei sur le flanc du volcan - photo S.Suto 2005


La séquence de cette éruption a été reconstituée sur base des documents d’époque et de données géologiques ( Miyaji & Koyama 2002).


Première étape :

Après un fort séisme de magnitude 8,4 qui a frappé la côte de Honshu, le 28 octobre 1707, l’éruption débute le 16 décembre vers 10 heures, caractérisée par deux pulsions éruptives énergétiques avec panache plinien montant à au moins 20 km. de hauteur. La séquence éruptive témoigne de la rupture de chambres magmatiques superficielles, dacitique et andésitique, sur-pressurisées, suivie de la rétraction de magma basaltique au départ d’une volumineuse chambre magmatique en profondeur.

 

hauteur-colonne-er.-Hoei-1717.jpg Fuji-san éruption de 1707 : hauteur de la colonne éruptive et retombées de téphra en fonction du temps - doc. N. Miyaji


Seconde étape :

l’éruption se poursuit par intermittence jusqu’au 25 décembre, caractérisée par des pulsations sub-plinienne de magma basaltique relativement dégazé. Bien que le ratio éruptif soit dégressif, l’apport de magma depuis les profondeurs apparaît avoir été soutenu par une intrusion extensive proche de la surface, créant le cryptodôme du Mont Hoei à proximité de l’évent.

 

Hoei---magma-plumbing-system-copie.jpgEruption Hoei 1707 /1  :  modèle schématique du système de plomberie  et son évolution au cours de l'éruption -  des chambres magmatiques situées à 20 km de profondeur et d'autres plus petites, distinctes plus superficielles - les cercles blancs indiquent le contenu du magma en substances volatiles. - doc. N. Miyaji

Troisième étape :

Après une accalmie d’une demi-journée, les éruptions reprennent violemment le 25 décembre. Cette étape est caractérisée par une colonne éruptive soutenue et "constante" d’au moins 13 km. de hauteur, avec deux périodes d’activité plus forte marquées par des colonnes éruptives excédant 16 km. de hauteur. Les scories vésiculaires riches en cuivre émises de façon continue indiquent un apport stable de magma riche en volatiles depuis les profondeurs.

L’ éruption s’arrête le 30 décembre, plus par un processus d’effondrement du conduit que par décompression de la chambre magmatique. Quelques bombes sont émises du 31 décembre au 1° janvier, date à laquelle l’éruption prend officiellement fin.

 

Hoei---magma-plumbing-system-copie-2.jpg
 Eruption Hoei 1707 /2  :  modèle schématique du système de plomberie  et son évolution au cours de l'éruption - les cercles blancs indiquent le contenu du magma en substances volatiles. - doc. N. Miyaji

 

bombes-de-1707---Hoei-crater---Lee-Siebert.jpgFuji-san, cratère Hoei : des bombes volcaniques de l'éruption 1707 plantées dans les tephra qui ont subi l'érosion éolienne, ce qui justifie leur présentation sur un piedestal. - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Trois cratères se forment durant l’éruption , numérotés de 1 à 3 en fonction de leur situation en altitude . Les second et troisième cratères se sont formés le 16 et 17 décembre. Le cratère numéro un est daté d’entre le 17 décembre et le 1° janvier. Le mont Hoei s’est établi au cours des premiers stades de la formation du cratère n°1.

 

Hoei-crater---eri.u-tokyo.ac.jp.jpg                                     Mt Fuji : le cratère Hoei - photo eri.u-tokyo.ac.jp


La composition du magma a varié au cours de l’éruption : selon une classification des téphra en quatre groupes, les ponces Ho-1 (Hoei-1) émises au début varient de dacite à andésite. Les scories du Ho-2 sont de nature andésitique,  tandis que les scories Ho-3 et Ho-4 sont basaltiques. (Tsukui 1985) 

 

Changements-composition-materiaux-eruptes-Hoei.jpgEruption Hoei 1707 : Séquences des matériaux éruptés et leurs changements -  l'épaisseur relative des barres réprésente la masse de chaque unité différente.
 

Les dommages collatéraux de l’éruption :

Aucune victime directe des chutes de téphra ne fut dénombrée … mais beaucoup de personnes périrent de la famine, consécutive à l’impossibilité de travailler les terres agricoles couplée aux difficultés de déplacement des populations.

 

774px-Volcanic-ash-downfall_map_of_Mt.Fuji_Hoei-eruption---.jpgFuji-san, éruption Hoei 1707 - isopaques de retombées de cendres et tephra, dans le sens des vents dominants à l'époque, en direction générale de Tokyo. - doc. Japan Gov. Cabinet Office


De nombreuses habitations furent endommagées ; à Subashiri, située à 10 km. du cratère, 72 habitations et trois temples bouddhistes furent détruits dès le 1° jour de l’éruption. Dans la zone où la couche de téphra atteignait deux mètres, le nombre de maisons diminua de 1/3 au cours des quatorze années suivant l’éruption.

Des inondations consécutives à la remobilisation des téphra marquèrent de façon répétée le rivière Sakawa et d’autres cours d’eau plus petits.

Mais l’utilisation des téphra de l’éruption de 1707 comme matériaux de construction et amendement agricole eu finalement un impact positif sur le développement régional.

 

Sources :

- Gloval Volcanism Program - Fuji

- The 1707 eruption of Fuji and its tephra - by Naomichi Miyaji

- High resolution reconstruction of the Hoei eruption 1707 of Fuji volcano, Japan - by N. Miyaji & al.

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Publié le par Bernard Duyck
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                                       Contreforts du Mont Fuji - © Antony Van Eeten 2012 

 

Au départ du chemin Yoshida, le Kitaguchi Hongu Fuji Sengen Shrine est un lieu de pèlerinage historique niché dans un bosquet de cèdres, qui abrite des arbres millénaires (… qui doivent avoir vu quelques éruptions).

Il a été construit en 788 et, aujourd'hui, attire toujours de nombreux adorateurs. Il a été consacré à la princesse Konohanasakuya, déesse du Mont Fuji, sensée empêcher les éruptions du volcan. Le bâtiment principal, le Honden, a été construit en 1615.

 

Fuji---4---AVE-10.2012.jpg                             Fuji Sengen shrine - fontaine au dragon - © Antony Van Eeten 2012


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                         Le bâtiment principal du sanctuaire Fuji Sengen  - © Antony Van Eeten 2012


La fontaine au dragon, destinée aux ablutions purificatrices, est située sur Fuji---13---AVE.jpgle chemin qui y mène.

Chaque année, le 30 juillet, un rituel shintô ouvre la voie du volcan : on coupe un shimenawa, une corde accrochée à un  torii, portail traditionnel marquant l’entrée d’un temple shintoiste et marquant symboliquement une frontière entre le monde physique et le monde spirituel.

 

Officiants au temple shintoïste - © Antony Van Eeten 2012  

 

Selon une légende, la déesse portait l’enfant de son dieu de mari ; celui-ci l’accusa d’infidélité avec un humain. Ces accusations rendirent la déesse très en colère et elle donna naissance à son fils au dessus d’un puit de feu, voulant prouver de cette façon qu’un dieu était le père de cet enfant tandis qu’un rejeton mi dieu-mi humain aurait péri dans le feu … ceci concorde avec les évènements géologiques violents à la base de la création du volcan.

 

Fuji---5---AVE-10.2012.jpg Fuji-san - vue sur le sommet et à gauche, sur un des chemins d'accès en lacets -  © Antony Van Eeten 2012

 

Fuji---10---AVE-10.2012.jpg                   Fuji-san ...un autre point de vue sur le sommet - © Antony Van Eeten 2012

 

A certaines heures de la journée, le soleil joue avec les neiges sommitales du Fuji nous rappelant l'estampe d'Hokusai, "le Fuji par temps clair", aussi appelée "le Fuji rouge" ...

 

Fuji---3---AVE-10.2012.jpg                      Lumières douces sur le Fuji - © Antony Van Eeten 2012

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Fuji

- Religions au Japon, temple ou sanctuaire ? - Click Japan - link

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