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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Puy Mary - ph. soissons

                                  Paysage Cantalien - le Puy Mary - photo Pierre Soissons.


Les grabens de la Limagne, de la Bresse, du Rhin, de la Ruhr, de la Leine et de l'Eger, se sont formés au début du Cénozoïque pendant l'orogenèse alpine et l'affaissement néogène des bassins méditerranéen et pannonien.

 

 

europetitLes massifs volcaniques, les failles et zones de rift en bordure de l'arc Alpin - le Massif Central Français est sitié au SO., à gauche en bas de la carte - Doc. BRGM


Une immense structure régulière et déchirée par des vallées rayonnantes se distingue, individualisée au cœur du Massif central : le massif volcanique du Cantal.

 

cantal SAT - BRGMLe complexe volcanique du Cantal se distingue du payasage environnant - image ASTER en fausses couleurs


Installé en partie sur un socle granitique et métamorphique et pour une autre sur des sédiments oligocènes, ce stratovolcan complexe est parsemé d’extrusions et de dômes. C’est un des grands stratovolcans Européens : avec une superficie actuelle de 2.500km², et un diamètre de près de 70 km., il culmine à 1.855 m. au Plomb du Cantal, dans la région centrale, et présente de nombreux espaces au-dessus de 1.000 m. d’altitude, ce qui lui confère un caractère montagnard affirmé.

Il diffère des volcans de la Chaîne des Puys, vus précédemment, par sa qualification de stratovolcan .


L’histoire du Cantal s’étend du Miocène au Pliocène, entre -11 Ma et -3 Ma. Sur 8 millions d’années, l’activité éruptive a alterné des phases effusives et explosives ; les matériaux éruptifs – coulées basaltiques, brèches d’explosion et d’effondrement, projections stromboliennes et dômes – se sont emplilées pour constituer le massif du Cantal, qui a été remodelé par l’érosion glaciaire.

 

 

Age des éruptions :

Après l'éruption du St Helens en 1980, et l'étude des dépôts et de leurs structures, l'histoire volcanique du Cantal a pu être réinterprétée totalement.

 

1. Au Miocène, de -11 à -9 Ma :

 

Un volcanisme basaltique et basanitique précurseur est connu seulement au fond des vallées périphériques et aux marges du massif. Il s'agit d'édifices dispersés, très érodés, comportant quelques coulées parfois associées à des projections stromboliennes. Ils sont actuellement en

grande partie masqués par les produits plus récents.


2. Fin du Miocène, de -9 à -7Ma :

Activité centrale, avec une émission massive de pyroclastes trachytique et trachyandésitiques, radialement sur de grandes distances, alternant avec des phases d'effondrements impliquant des volumes de brèches de plusieurs dizaines de kilomètres cubes.


3. Autour de -7 Ma : mise en place, en limites de caldeira, d'épaisses coulées et de dômes de trachyandésite, qui constituent l'essentiel des sommets centraux : Puy Mary, Peyre Arse.

 

Peyre-arse-et-breche-de-Roland----Herbythyme.jpg

Le Puy de Peyre-Arse, à gauche - et les "Fours de Peyre-Arse" coupés par la brêche de Roland - photo Herbythyme.

 

4. De -7 à -6,5 Ma : La partie centrale - au Puy Griou p.ex. - et la périphérie du massif du Cantal sont marqués par des coulées épaisses et des intrusions de phonolites et ordanchites (une téphrite à Haüyne).

 

5. Au Pliocène - de -6 à -4 Ma : mise en place des planèzes, vastes nappes basaltiques périphériques, de forme grossièrement triangulaires, à pendage centrifuge.


les-planezes-du-Cantal.jpg

 Le volcan cantalien : un stratovolcan à planèzes - Doc. CPIE de Haute-Auvergne / Maison des Volcans Aurillac.

 

Ces plateaux sont bordés de vallées, et occupés en parties basses par des zones de cultures céréalières, la partie haute correspondant aux "estives", pâturages d'été des troupeaux de bovins.

Les dernières manifestations éruptives mettent en place des appareils stromboliens de petites tailles, entre 4et 3 Ma, dont le Plomb du Cantal, point culminant et dernier-né de l'ensemble.

    

6. Au quaternaire, les glaciers et l'érosion des cours d'eau vont remodeler le relief et donner aux vallées un profil en auge.


lextension-des-glaciers-dans-le-cantal-desktop-resolution.jpg Extension maximale des glaciers du quaternaire dans le Cantal - doc. repris de Volcanisme du Cantal / L. Besnard -

Le pointillé orange sur la carte indique la limite d’extension de la glaciation du Cantal lors du maximum glaciaire du Würm (-20 000 ans).  -  Les larges bandes en pointillés noirs qui partent en étoile depuis le cœur du massif représentent les grandes vallées en auge (forme en U) qui ont accueilli les glaciers.

 

cirque-glaciaire-de-l-Impradine---ph.R.Besnard.jpg   Cirque glaciaire de l’Impradine entre le Puy de Peyre Arse et le Puy Mary - photo Laurent Besnard

 

Une idée pour une promenade printanière ou estivale : Randonnées accompagnées dans le Cantal - Laurent Besnard, accompagnateur en montagne.

 

 

Sources:

 

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M. Krafft et de Larouzière, éd. Delachaux & Niestlé

_volcanisme-du-cantal---P.Nehlig.jpg- Les volcans du Massif Central - P. Nehlig & al. / BRGM - link

- Le volcanisme du Cantal / BRGM / link

- Guide du Cantal - promenades géologiques / BRGM - link

- Le volcanisme du Cantal - Laurent Besnard - link

 

 

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Der-basanitgipfel-des-Hoherodskopfs---der-vogelsberger-geop.jpg

              Un des sommets du Vogelsberg : le Hoherodskopf - Naturpark Vogelsberg

 

Le Vogelsberg, "la montagne aux oiseaux", est un massif montagneux d'origine volcanique situé en Allemagne dans l'état de Hesse.

C'est le plus grand massif basaltique européen et le seul volcan-bouclier Allemand; de taille comparable à l'Etna, il a un diamètre de 60 km. et une surface de 2.500 km².

Fortement érodé, ses sommets les plus élevés sont le Taufstein avec 773 m. et le Hoherodskopf avec 763 m.

 

Il est principalement recouvert de feuillus et entouré par ce qu’on appelle la ceinture Grünland-Fichten, un paysage de haies caractéristique du Vogelsberg. Des prairies, des champs, des forêts, un univers végétal aux multiples espèces ainsi que des étangs et des lacs en constituent le décor naturel. Avec un dense réseau de sentiers de randonnée, le Parc naturel de Hoher Vogelsberg vous permettra d’admirer une faune et une flore très diversifiées.

 

Dossier-27-0445.JPGSituation du graben du Rhin par rapport au massif rhénan (Rheinischer Schild) et ses champs volcaniques (EEVF : east Eifel volcanic field ... )  et le Vogelsberg (entouré de jaune)

 

europetit.jpg                               Zones de rift et volcanisme alcalin tertiaire péri-alpin.

 

Située dans la cadre général du graben Rhénan et du volcanisme tertiaire péri-alpin, l'activité volcanique est datée principalement de -18,2 Ma à - 16,3 Ma, une période "courte", géologiquement parlant.

A cette époque, le climat de cette région était de nature tropicale à subtropicale. Latérite, bauxite et lignite en sont les témoins.


Les magmas émis ont une composition allant de la basanite au quartz tholéitique; d'après les oligo-éléments et la composition isotopique en Nd, Sr et Pb, on en déduit trois sources mantelliques différentes.

- une source typique d'un panache asthénosphérique, enrichie en oligo-éléments, similaire au niveau composition à celle du réservoir asthénosphérique européen en relation avec le volcanisme tertiaire.

- une source mantellique appauvrie, située dans le manteau lithosphérique ou l'asthénosphère supérieure,

- une source mantellique veinée (persillée).

 

On en déduit trois étapes de formation :

1. des mélanges en fusion en provenance du manteau remontent vers la chambre magmatique et évoluent vers des éruptions caractérisées par des laves différenciées.

2. les roches en fusion proviennent d'une source mantellique appauvrie, et d'un mélange progressif avec une source asthénosphérique.

3. après épuisement de la source mantellique appauvrie, les roches en fusion viennent d'une source asthénosphérique.

... évolution vers des sources de moins en moins profondes.

 

Manteau-et-croute-sous-le-Vogelsberg---oxfordjournal.jpgReprésentation schématique des composants de la croûte et du manteau sous le Vogelsberg - d'après Boggard et Wörner - référence en sources.

  1, Upwelling asthenosphere (EAR - European Asthenospheric Reservoir - signature); 2, lower lithospheric mantle (depleted); 2a, metasomatized regions of the TBL (anhydrous); 3, hydrous mineral bearing veins (∼70 Ma?); 4, upper lithospheric mantle (depleted); 4a, metasomatized regions of the MBL (Hercynian, hydrous); 5, veins related to Tertiary volcanism; 6, lower crust; 7, Tertiary intrusions (alkalic and/or tholeiitic); 8, middle and upper crust; 9, magma chamber (alkaline differentiates); 10, Vogelsberg.

 

Après cette période volcanique "courte", l'érosion a façonné le Vogelsberg : des plateaux et des cuvettes, où se sont déposé des sédiments, sont séparés par des zones où affleurent les roches plus dures.

 

Kloshorst--au-dessus-de-Grebenhain---basalte-PN-Vogelsberg.jpg

                    Klöshorst, près de Grebenhain : basalte - photo Vogelsberg, der Naturpark.

 

Schmitterberg-au-sud-de-Gedern---basalte---PNV.jpg

                                       Basalte au Schmitterberg - Naturpark Vogelsberg

 

Uhuklippen-monument-naturel---ph.Pulv.jpg

                                 Uhuklippen natural monument - photo Pulv.

 


Sources :

 

- Petrogenesis of basanitic to tholeiitic volcanic rocks from the Miocene Vogelsberg, Central Germany - by P.J.F. Bogaard & G. Wörner / Journal of Petrology.

- Petrogenesis of tertiary continental intra-plate lavas from the Westerwald region, Germany  / Journal of Petrology.

- Der Vogelsberg - Geotope im grössten vulkangebiet mitteleuropas - Th. Reischmann & Ad. Schraft.

- Faszination-Vulkane - volkanismus in Deutschland - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Kaiserstuhl, qui culmine au Totenkpof à 559 mètres, est situé dans le graben rhénan, à l'est du Rhin.

 

Kaiserstuhl---kais-breisgau.jpg                 Vue aérienne du complexe du Kaisersthul - photo Kaisersthul-Breisgau.de

 

Cet ensemble, le complexe volcanique du Kaiserstuhl, "le trône de l'Empereur", a manifesté une activité entre -19 et -16 millions d'années.

Il a une superficie de 150 km², un diamètre approximatif de 12-13 km.

Sa mise en place au tertiaire supérieur, après la phase de fracturation et d'effondrement du fossé rhénan.

Il est malaisé de distinguer les grands domaines géologiques, car le massif est recouvert à 85% de loess d'âge quaternaire.

Environ une trentaine d'affleurements de roches volcaniques alcalines existe autour du Kaiserstuhl. Ces roches forment des petits affleurements sur les deux bords du sud du fossé Rhénan .

En France, notamment à Trois Epis et Le Valtin (mélilitites à néphéline), à Orbey, Riquewihr, Tannenbach et Vordermarbach (néphélinites à olivine).

En Allemagne, entre autres, à Zähringen, Attental, Uhlberg et Reutebach, en Forêt Noire. Toutes ces roches forment des intrusions, filons ou necks, dans les roches encaissantes.

 

schauenberg_coupe_geol_fosse---lithotheque-alsace.jpg                                                     Doc. Schauenberg / lithothèque Alsace

 

carbonatites-Kaiserstuhl-11-Eduscol.jpgCarte des centres volcaniques du sud du fossé Rhénan - D'après Keller et al., 2002 / éduscol ENS Lyon.

 

Pourquoi le volcanisme est-il centré à cet endroit ?

En raison de la faible profondeur du Moho - la discontinuité de Mohorovicic, séparation entre la croûte terrestre et le manteau - qui ne se trouve ici qu'à 24-25 km., contre une moyenne de 30 km. sous les continents "stables".

 

On distingue trois unités géologiques :

- à l'est, on a une zone recouverte de sédiments datés du jurasique à l'oligocène, où percent trois dômes phonolithiques : le Fohberg (324m alt.), l'Endhalden (336 m. alt.) et le Käferholz (346 m.alt.), alignés sur une fracture N-S.


- au centre, une masse intrusive riche en filons et enclaves, avec le Badberg (435 m.) et l'Orberg (403 m.)

 

Totenkop---vues-sur-Badberg-et-Hochberg--kais-breisgau.jpgPoint de vue, du haut du Totenkop, sur le Badberg et le Hochberg - photo kaisersthul-breisgau.de


Diverses sources chaudes existent au Badberg (température de 20°C).


- à l'ouest, on retrouve divers stratovolcans : à Breisach am Rhein (225 m.), au Humberg (246 m.), au Lützelberg (230 m.), au Limberg (272 m.) - et un dôme de phonolithe, le Kirchberg (295 m.)

 

carbonatites-Kaiserstuhl-04.jpg  Carte géologique simplifiée du complexe éruptif du Kaiserstuhl, hors couverture de loess -

D’après “Erläuterungen zur geologischen Exkursionskarte des Kaiserstuhl”, Freiburg, 1959 / éduscol ens-Lyon.

 

Karte_Eisenlohr---1829-jpg

                   Carte du Kaiserstuhl datée de 1829 - Eisenlohr - moins précise que la précédente.


Evolution et dates des éruptions :

Sur base d'études géologiques, pétrographiques, géochronologiques, on a pu reconstituer l'histoire de ce complexe. Maurice Krafft considère son développement en trois périodes.

1. avant -18 Ma : A l'éocène, une sédimentation se développe jusqu'à l'oligocène, tandis que des mouvements tectoniques soulèvent certaines zones de plusieurs centaines de mètres, en donnant naissance à un réseau de failles  N-S. Au début du Miocène, une activité volcanique explosive marque l'est du massif, avec émission de tuffs et brèches phonolitiques.

2. de -18 à -16 Ma : édification de plusieurs stratovolcans, et alternance de coulées de téphrites, de limburgites et néphélinites ou encore phonolites.

La manifestation la plus récente du volcanisme se fait au stratovolcan de Limberg-Lützelberg. 

3. Durant la seconde période, il y a -17 Ma, le Kaiserstuhl est le siège d'une intense activité intrusive surtout dans sa partie centrale :

- filons et extrusion de dômes phonolitiques

- injection d'une masse centrale essexitique

- montée des carbonatites au sein des essexites

- injection de filons d'essexites et phonolites dans l'ensemble formé précédemment,

avec une dilatation générale du volcan dans les sens est-ouest.

 

Oberbergen-im-Kaisersthul.jpgOberbergen im Kaiserstuhl : un village-rue dans l'unité géologique centrale, entouré de terrasses cultivées. - photo kaisersthul-breisgau.de

 

Pétrographie :

Les types de roches y sont très variés; ils se déclinent en

- une série potassique, depuis les néphélinites et limburgites, jusqu'aux phonolites.

La , portant le nom d'un lieu-dit du Kaiserstuhl, est une basanite.

 

Limburgite---geowiki.jpg                                               Limburgite (basanite) - doc. geowiki.


- une autre série plutonique, ayant cristallisé lentement en profondeur, des théralites et essexites aux syénites néphéliniques.

- les rares carbonatites, composée essentiellement de calcite (CaCO3 ) : ces carbonatites résultent de la cristallisation par refroidissement d'un magma liquide qui s'est écoulé en surface, OU a fait intrusion près de la surface.

Les seules roches semblables ont été trouvé dans le fossé d'Oslo, plus ancien que le Kaisersthul.

On ne retrouve des laves-carbonatites que sur un seul volcan actif sur la planète, encore s'agit-il des natro-carbonatites de l'Ol Doinyo Lengai en Tanzanie.

 

Kaiserstuhl-carbonatite---ohiostate.edu.jpg

 Echantillon de calcio-carbonatite extrusive du Kaiserstuhl - 7,4 cm. - doc. Newark / Ohio state Univ.

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M. Krafft et de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé.

- Eduscol / ENS Lyon - le Kaiserstuhl et ses carbonatites - link

- Kaisersthul und Breisgau aus dem heissluftballon gesehen - link

- Géo-alsace - le Kaiserstuhl et la Forêt Noire - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Système de Rifts Cénozoïques Européens s’étend de la Méditerranée jusqu’à la Mer du Nord sur une distance supérieure à 1000 km.

Le Fossé Rhénan (ou le graben Rhénan) en est le segment central le plus prononcé. Il se présente sous la forme d’une plaine de 35 km de large en moyenne et s’étend sur 300 km de long entre Bâle, au sud, et Francfort, au nord.

Il est bordé à  l’est par la Forêt Noire et à l’ouest par les Vosges ; son extrémité sud se raccroche au segment Bresse-Rhône par le système transformant Rhin-Saône.

 

Fosse-Rhenan---Geocaching-2.jpg                                    Paysage du fossé Rhénan - photo Géocaching.

 

eost.u-strasbg.fr.jpg

        Situation de l'Europe et de l'Afrique du nord à l'Oligocène supérieur - doc. eost.u.strasbg.fr

 

Précédé par un épisode volcanique au Crétacé, l’effondrement du Fossé Rhénan s’est produit au cours de deux phases distinctes :

- l’une de la fin Éocène jusqu’au début Oligocène (39-36 Ma), sous un régime tectonique extensif relié à la collision Afrique-Europe,

- l’autre de l’Oligocène jusqu’au Miocène (25-20 Ma), contemporaine d’une nouvelle crise tectonique alpine.
L’effondrement du Fossé Rhénan Supérieur - région limitée au nord par Strasbourg et par Bâle au sud - s’arrêterait au début du Miocène en relation avec une rotation anti-horaire de la contrainte maximale horizontale et/ou d’un soulèvement des Vosges et de la Forêt Noire au Miocène moyen .

 

 fosse_rhenan_coupe-545x502.jpg                                       doc. Eduscol / svt.ac-dijon.fr


Le fossé rhénan s'accompagne d'un volcanisme alcalin. Les laves riches en carbonates s'infiltrent dans les fissures de failles. Il débute à l'Eocène, se carbonatites-Kaiserstuhl-10 Planet-terredéveloppe au Miocène avant de s'y terminer.

Côté français, ce volcanisme est réduit à des dykes alors que du côté allemand, il crée les volcans de Kaiserstuhl au Sud (entre 18 et 13 Ma) et de Vogelsberg au Nord (19 Ma).

Au niveau de ce premier volcan, le manteau est situé à 24 km de profondeur, la plus forte remontée de la région.

 

Carte de la profondeur du Moho en km. - doc. Planet terre.

 

 

schauenberg_cloos---lithotheque-alsace-copie.jpg

Structure du fossé Rhénan - avec ses volcans , le Vogelsberg et le Kaisersthul (en rosé) - doc. Schauenberg Cloos / Lithothèque Alsace.

 

En résumé : la tectonique provoque une subsidence rapide associée à un enfoncement progressif du bassin dû au jeu de failles normales. Ce sont des structures allongées limitées par ces failles normales (grabens et demi-grabens).

Un volcanisme associé à la décompression du manteau supérieur est présent et comme la lave remonte en traversant la croûte continentale, elle se charge en éléments crustaux entraînant un volcanisme alcalin. Il n’ y a de pluton que si le volcanisme avorte ce qui est rare car ce magma alcalin est fluide.


Actuellement, le Fossé Rhénan Supérieur est caractérisé par des taux de soulèvement et d’effondrement faibles et une contrainte horizontale maximale orientée ∼N45°E.

Le fossé rhénan reste une région qui connaît une activité sismique régulière.

On y observe une activité diffuse et de faible magnitude sur les périodes 1997 -1999 ainsi que 2000-2002. Par contre, entre 2003 et 2005, trois évènements importants, de magnitude locale entre 5 et 5,4, y ont eu lieu (Rambervillers le 22-02-2003 dans les Vosges, Roulans le 23-2-2004 au front nord du Jura et Waldkirch le 5-12-2004 en Forêt Noire - Allemagne).

 

Sources :

- Eduterre : Un rift continental, le fossé Rhénan - link

- CNRS - Le fossé Rhénan, un océan avorté - link

- Préfecture des Vosges - le risque sismique dans les Vosges - link

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Publié le par Bernard Duyck
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Le Costa Rica est renommé pour ses nombreux volcans ; plus de 115 structures parsèment le pays. Il est surtout connus pour ses colosses : le Poas, l'Irazu, le Rincon de La Vieja, tous trois abritant des lacs acides, le Turrialba ... ou encore pour le jeune et turbulent Arenal.

 

infCerrosAguasZarcas5---vue-generale.jpg                  Cinq des sept cônes de scories, proches d'Aguas Zarcas - photo Ovsicori-Una.


Des structures volcaniques situées dans une région du nord du pays sont moins connues : les cônes monogéniques d'Aguas Zarcas, documentés aguas-zarcas.gifrécemment par les équipes de l'OVSICORI-Una. 

 

Cette région à la topographie presque plate abrite sept cônes de scories, répartis sur 48 km² et deux axes presque parallèles orientés nord-sud, correspondant à des fractures.

 

infCerrosAguasZarcas1---carte.jpgCarte régionale des alignements contenant les 7 cônes mentionnés. Les lignes rouges indiquent la direction générale.  -  1. Loma Morera (120 .) - 2. Loma Juan Murillo (100 m.) - 3. Loma Vuelta Kooper (120 m.) - 4.Valle Hermoso (50 m.) - 5. Cerro Chiles o Altamira (120 m.) - 6. Loma Buenos Aires (90 m.) - 7. Loma Barrantes (90 m.).  - doc. Ovsicori.

 

 

Ces terres sont occupées par des pâturages et des cultures, principalement celle de l'ananas. Son nom est lié aux sources chaudes et minérales, certaines situées dans la jungle, et est traduit par "les eaux bleu pâle ".

Bien que non développée touristiquement, on y trouve aussi des spa, des bains de boues, des officines d'aromathérapie et de physiothérapie.

 

Ces cônes de scories basalto-andésitique se sont formés en quelques jours, voir quelques semaines. Leur anatomie n'est pas complexe : pas de couches homogènes, mais un tas de matériaux rougeâtres; ils pourraient former un produit de construction facile à enlever, aisément transportable, comme cela s'est fait dans d'autres régions du globe (Australie, Allemagne, France ou Espagne).

 

infCerrosAguasZarcas3---Cerro-Chiles-o-Altamira.jpgLe Cerro Chiles o Altamira - en partie boisé, en partie exploité commercialement (carrière de matériaux pyroclastiques), il est proche de Llanos et de ses cultures d'ananas. - photo E.Duarte / Ovsicori.


Bien conservés, leur intérêt géologique, esthétique et partant touristique dans une zone proche de La Fortuna et de  l'Arenal, donnant ensuite sur le massif du Guanacaste et le Rincon de La Vieja, leur fera peut-être connaître un sort différent ... à condition qu'un plan global de gestion territoriale les fasse sortir rapidement du domaine privé.

 

infCerrosAguasZarcas2---Loma-Juan-Morillo-copie-1.jpgLe Loma Juan Murillo a un sommet semi-aplati occupé pour moitié par des pâturages avec des arbres claisemés, pour l'autre moitié, par des agrumes. Sa forme générale est celle d'une poêle renversée. - photo E.Duarte / Ovsicori.

 

Sources :

- Ovsicori-Una /Los conos des escoria de Aguas Zarcas - 07.11.2011

- Global Volcanism Program - volcanoes of Costa Rica

- Imagines Tropicales - les volcans du Costa Rica - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’île d’Isabela, qui adopte la silhouette d’un hippocampe, est formée de six volcans-boucliers : Wolf ( 1.710 m. au nord) – Ecuador (790 m. au nord-ouest) – Darwin (1.330 m.) et Alcedo (1.130 m. au centre) – Sierra Negra (1.124 m. au sud-est) et Cerro Azul (1.640 m. au sud-ouest).

 

Fernandina_NM22-723-69-copie.jpg

   L'île-hippocampe Isabela avec ses volcans, et sa voisine Fernandina  - d'après un document Nasa.

 

Bien qu’étant la plus grande structure d’Isabela, le Sierra Negra, haut de 1.124 mètres et allongé selon un axe nord-est, a des pentes faibles, atteignant à peine 5° et diminuant à 2° à proximité de la côte.

 

 

296526-CFH-n-copie.jpg

Vue sur la caldeira de Sierra Negra ... on comprend mieux son nom : "la montagne noire" - photo © Carole & Frédéric Hardy


Dorsale--Sierra-Negra---Volcan-de-Azufre---USAF-46.jpgCe volcan-bouclier est surmonté de la plus grande caldeira des Galapagos : 7 km. sur 10,5, peu profonde. Une dorsale sinueuse longue de 14 km. axée N-S occupe la partie ouest du plancher caldérique. Le volcàn de Azufre, la plus grande zone de fumerolles des Galapagos, est située dans un graben, compris entre cette dorsale et les parois de la caldeira.

 

Isabela - Sierra Negra - partie ouest de la caldeira - photo USAF 46 / GVP.

 

 

 

S-Negr-Azufre6.jpg                         Sierra Negra - Volcan de Azufre - photo auteur non référencé.

 

Azufre--fumerolles---GabeD.jpg                  Volcan de Azufre -  Events fumerolliens soufrés  -  Photo GabeD/flickr


Des spatter et cinder cones sont situés sur ses flancs, le long d’un système de rift disposé ENE ; des cônes de tuf bordent la côte, formant des îlots.

Des coulées de lave de l’éruption de 1979 se sont répandues au départ d’évents, situés sur une fissure en arc parallèle à la paroi de la caldeira, sur les flancs supérieurs nord.

 

379495_-CFH-copie.jpg

 

389033-CFH-copie.jpg                               Sierra Negra - photos  © Carole & Frédéric Hardy 


En 2005, une éruption débuta le 22 octobre vers 17 h. développant des fontaines de lave hautes de 200-300 m. et un panache qui est monté à 15.000 mètres. Cette éruption fissurale marquait la fracture est-ouest et développa de nombreuses coulées qui finirent par se rejoindre en une seule coulée « aa » de 1.000 mètres de large et 7.000 m. de long qui a rejoint la paroi opposée de la caldeira avant d’être dérivée vers l’ouest.. Quelques coulées de moindre importance furent externe à la caldeira, descendant le flanc nord.

 

Galapagos-Sierra Negra 2005 October 22 copie                             Sierra Negra - le panache éruptif le 22.10.2005 - doc. Nasa

 

Sierra-Negra-24.10.2005---3-j---Gregg-Estes.jpg                   Sierra Negra - le 24.10.2005 - au 3° jour de l'éruption - photo Gregg Estes.

 

311399-CFH-copie.jpg        Sierra Negra - évents alignés sur une fracture - photo © Carole & Frédéric Hardy


L'éruption ne dura que 8 jours, mais produisit une grande quantité de laves : 150 millions de m³, et fut catégorisée de VEI 3.

En dépit d'une surveillance par interférométrie radar et GPS, et une gonflement du plancher de la caldeira depuis 1992 d'environ 5 mètres, aucun signal de déformation préalable à cette éruption ne fut détecté. Une déflation fut remarquée durant l'éruption, avec une baisse du niveau central de la caldeira de 2,4 m. ; le taux de déflation, rapide les deux premiers jours dé l'éruption , a ensuite diminué jusqu'au 30 octobre, date à laquelle l'inflation a repris.

 

InSAR-Galapagos-18.jpg

Reconstitution d'interférogrammes pour expliquer les déformations et les phases de l'éruption de 2005 - doc. Nasa 2007/2009.


Le déroulement de l'éruption peut se faire schématiquement comme suit - selon les interférogrammes et l'analyse des laves - : l'absence de signaux de déformation avant-coureurs indique que le dyke nourricier qui a nourri la fissure éruptive ne s'est propagé que dans les derniers moments avant l'éruption (image interférogramme 6)

Des flots de lave clastigéniques furent émis plus vers l'extérieur  de la caldeira; après trois jours, ils furent suivis de coulées de lave, d'abord sur la banquette, puis dans la caldeira,  qui alimentèrent un lac de lave temporaire s'écoulant par des canaux, ce qui permis une progression lointaine des coulées (images interférogrammes 8-9-10 et schémas ci-dessous).

SNEruption-D.jpg    SNEruption D 2                              Schémas de Dennis Geist / GVP - 2005 eruption of Sierra Negra

 

 

 

Le "Volcan Chico", ainsi baptisé par la population locale, n'est pourtant qu'une simple fissure du volcan Sierra Negra, située sur la partie extérieure de son flanc nord. Ici se sont produites trois éruptions depuis le début du 20° siècle : 1953-54, 1963 et 1979-80.

 

Sierra_Negra_Volcano---M.R.Perry.jpg                        Sierra Negra - la fissure éruptive Volcan Chico - photo M.R.Perry

 

310485-CFH--copie.jpg                                                photo © Carole & Frédéric Hardy

 

 

Un coucher de soleil "volcanique" pour quitter avec regret l'archipel des Galapagos.


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                         photo © Carole & Frédéric Hardy

 

et un résumé :

 

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Sierra Negra

- The 2005 eruption of Sierra Negra volcano, Galápagos, Ecuador - by Dennis J. Geist & al. - lien

- Rapport de l'IGEPN sur l'éruption 2005 - lien

 

Les autres volcans d'Isabela ont été vus précédemment :

Wolf et Ecuador - Darwin et Alcedo - Cerro Azul.

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Floreana est la plus méridionale de l'archipel. Elle fut nommée en l'honneur du premier président Equatorien, Juan José Flores, durant le mandat duquel le gouvernement pris possession de l'archipel.

Ses autres noms sont Santa Maria en souvenir d'une caravelle de Christophe Colomb, et Charles island d'après le roi Charles II d'Angleterre.

 

376065-CFH-copie.jpg  © Carole et Frédéric Hardy

 

Cette île de 173 km, culminant à 640 m., est d'origine volcanique ancienne ; la forme des volcans est fortement érodée.

 

384370-CFH-copie.jpg                                   Un cône érodé et égueulé - © Carole et Frédéric Hardy

 

379604-CFH-copie.jpg                                        © Carole et Frédéric Hardy

 

La "Corona del diablo" - Devil's crown -est le reste d'un petit cône volcanique fortement érodé par la mer; l'érosion l'a façonné en divers pics émergés, en couronne, entourant un habitat idéal pour les coraux et la vie marine ... plonger dans ce cratère  parmi les tortues marines, les requins-marteaux ou les raies est devenu un must du snorkeling. Les parties émergées forment un paradis pour les oiseaux marins, fous, pélicans, phaetons à bec rouge et frégates.

 

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                                     La Corona del Diablo - photo Galapagos cruises.


La végétation est variée et luxuriante dans les hauteurs, avec de nombreuses plantes introduites.


Postbarrel---obv.jpgFloreana fut fréquentée constamment jadis par des bateaux de pêche à la baleine, des chasseurs de tortues et des pirates, à cause de ses sources permanentes d'eau douce, de ses tortues constituant des proies faciles et de ses sites d'ancrage aisés.

Un capitaine de baleinier, James Colnett, y établit un relais postal en 1793, fréquenté par de nombreux navires dont certains restaient 2 ans en mer ... l'endroit appelé Post Office bay abrite encore le "wooden post barrel". 

 Le barril postal - photo OBV.

 

 

 

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              Floreana - "Head pirate cave" - faite par  Heinz Wittmer  dans les années 1930

 

Floreana abrite de nombreuses tortues terrestres et est un des lieux de ponte des tortues marines vertes.

 

316721-CFH-copie.jpg                  Tortue terrestre géante - © Carole et Frédéric Hardy

 

L'ordre des reptiles est complété par les iguanes marins.

 

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388590-CFH-copie.jpg        Iguane marin - Amblyrynchus cristatus -  un mâle bien coloré -   © Carole et Frédéric Hardy


L'iguane marin a un régime alimentaire strictement herbivore tout au long de sa vie : il se nourrit de grandes algues prélevées sur le littoral rocheux des îles, soit sur l'estran, soit en pleine eau. Sur l'estran, il se contente de prélever les algues exondées à basse mer. Mais il peut également nager autour des îles et plonger pour s'alimenter sur les champs d'algues immergés ... où il se maintient, durant son repas, grâce à ses grandes griffes. L'iguane peut rester en apnée durant 45 minutes. quand il revient à terre, il se réchauffe au soleil sur les pierres volcaniques sombres et recrache le sel ingéré en soufflant par les narines une sorte de mucus.

 

 

Sources :

- Galapagos dive sites - link

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L'île Bartolomé à l'avant-plan, avec son isthme couvert de mangroves et frangé de deux plages de sable blanc- au loin, l'île Santiago et Sulivan Bay . -   les bateaux de croisière donnent l'échelle -   © Carole & Frédéric Hardy

 

Situé juste au large de la côte de Sulivan bay et de l' île de Santiago, un bartolome.gifîlet de 1,2 km² offre un des plus beau paysage de l'archipel des Galapagos : Bartolomé.

Son nom lui a été donné en honneur de Sir Bartholomew James Sulivan, lieutenant à bord du HMS Beagle, et ami de Charles Darwin.

 

Situation de Bartolomé dans l'archipel des Galapagos.

(étoile rouge).


Bartolomé présente des formations volcaniques diverses et colorées, parmi lesquelles le célèbre "Pinnacle Rock": un cône de tuff érodé.

C'est le résultat de la rencontre du magma et de l'eau, lors d'une éruption phréatomagmatique. La fine pulvérisation des particules a formé ce rocher composé de fines couches superposées.

Pour l'anecdote, cette figure de proue fut la cible d'entraînement des navires de guerre de la marine américaine durant la seconde guerre mondiale.

 

316504-CFH-2011.JPG                   Bartolomé - "Pinnacle Rock"  - © Carole & Frédéric Hardy

 

306442--CFH-2011.JPG                                          © Carole & Frédéric Hardy

 

L'île se compose de divers spatter cones, appelés cônes en "bouses de vache", de cônes de cendres, d'un lac de lave solidifié et disséqué, et de tunnels de lave, dans un paysage minéral rappelant plus la Lune qu'une île du Pacifique.

 

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                   Ile Bartolomé - les cônes "en bouses de vache"  - © Bartholomew island

 

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                               Ile Bartolomé - tunnel de lave - © Carole & Frédéric Hardy

 

302134_-CFH-copie.jpg                          Ile Bartolomé - belles laves - © Carole & Frédéric Hardy

 

Une curiosité : un spatter cone, érodé par le Pacifique, ne présente plus qu'un cratère à peine affleurant au niveau de la mer.

 

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                 Ile Bartolomé - spatter cone érodé et affleurant à peine - © Carole & Frédéric Hardy


Quand ces îles volcaniques sont sorties de la mer, elles ne possédaient aucune vie ni animale, ni végétale. Etant donné l'éloignement par rapport au continent, la colonisation végétale s'est faite très lentement et difficilement ... peu d'espèces sont capables de s'adapter à un tel environnement. On a dénombré 412 espèces natives, dont 170 endémiques.


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                            Bartolomé - Tiquilla nesiotica - photo Haplochromis.

 

Parmi ces dernières, on rencontre sur Bartolomé la Tiquilla nesiotica, une borraginacée, et le cactus de lave, Brachycereus nesioticus, tous deux capables de résister à la sécheresse.

Le cactus de lave, aux jeunes pousses rousses devenant brunes puis grises avec l'âge, est souvent la première plante à coloniser une coulée de lave récente.


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           Bartolomé  : Cactus de lave, Brachycereus nesioticus  - © Carole & Frédéric Hardy

 

 

                             © Carole & Frédéric Hardy - YouTune / TheFREDCAROLE

 

L'île Santiago, aussi appelée île San Salvador ou île James, est un volcan-bouclier allongé. Haut de 920 mètres, ce volcan comporte, côté nord-ouest, une crête sommitale, avec une chaîne de spatter et cinder cones. Les côtes est et ouest sont flanquées de cônes de tuf proéminents.

L'activité récente est matérialisée par des coulées de lave pahoehoe aux extrémités de l'île, à James et Sullivan Bay. Les coulées de James Bay furent datées par des fragments de pots de marmelade abandonnés par des boucaniers en 1684 et recouvert par la lave.

 

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Le volcan-bouclier de Santiago est ponctué de cônes pyroclastiques plus récents, qui ont donné des coulées de lave fraîches qui rejoignent le rivage de la Baie James - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

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  Santiago - Champ de lave pahoehoe à proximité de Sulivan Bay - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.


Sources :

- Galapagos online

- Global Volcanism Program - Santiago

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                                Santa Cruz - le Cerro Dragon - photo Putneymark.


Au centre de l'archipel, l'île de Santa Cruz, appelée par les anglais Indefatigable island (du nom d'un bateau de guerre), constitue le centre touristique des Galapagos ; il existe de nombreux moyens de rejoindre Santa Cruz - l'aéroport de Baltra, le port de Puerto Ayora - pour profiter de ses richesses géologiques et naturelles.

Cette île regroupe tous les biotopes caractérisant les Galapagos et c'est pour cette raison qu'on y trouve la station de recherche Charles Darwin.

 

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Ces divers biotopes sont repartis schématiquement en trois zones : aride, sèche et humide. Une grande partie de cette zone humide n'est pas protégée et c'est là que se sont établis deux villages : Bellavista et Santa Rosa; les nouveaux immigrants y cultivent des avocats, du café, des bananes, de la cane à sucre, des citrons et y élèvent du bétail.

 

Santa Cruz est une île ovale, large de 32 km. sur 40, d'une surface de 986 km² et une hauteur maximale de 864 m., est en fait un grand volcan-bouclier dormant; on estime que les dernières éruptions datent de 1,5 Ma.

Témoins de cette activité historique, on y trouve de jeunes cratères-puits : Los Gemelos (les jumeaux) et Media Luna, plus difficile d'accès. 

 

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Les pit craters "Los Gemelos" sont voisins de cônes de cendres  - photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

 

Des cônes de scories sont groupés le long d'une ceinture parallèle aux failles bordant Academy Bay.

D'anciennes coulées de lave sous-marines soulevées hors des eaux sont visibles au nord-est de l'île, tandis que de jeunes coulées provenant d'évents situés sur une fissure sommitale et sur les flancs nord, présentent une morphologie récente et faiblement végétalisée.

 

317280_277660448941022_100000912069394_888102_2130688157_n.JPG                           photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

La riche faune de Santa Cruz se décline entre terre et mer, entre tortues géantes, iguanes terrestres et iguanes marins, diverses espèces de requins, raies et lions de mer. L'avifaune compte des fous, des pélicans, des gobe-mouches, des pinsons de Darwin, des tourterelles des Galapagos.

 

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                           Iguane terrestre - Conolophus -   photo © Carole et Frédéric Hardy.


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                   Iguane marin  - Amblyrhynchus cristatus -   photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

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      Tortue géante de Santa Cruz - Indefatigable Island Tortoise -  photo © Carole et Frédéric Hardy.


378490_277662595607474_100000912069394_888132_569860468_n-c.jpg                                        photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Les tortues géantes des Galapagos forment un complexe de dix espèces, elles sont si proches que certains les considèrent comme des sous-espèces d'une espèce unique Chelonoidis nigra au sens large. Cette tortue terrestre, plus communément appelée Galápago,  peut atteindre, suivant l'espèce, jusqu'à une masse record enregistrée de 422 kg, mais en moyenne autour de 220 kg et mesure 1,2 m long. Bien que l'espérance de vie maximum d'une tortue sauvage soit inconnue, on estime leur espérance de vie moyenne de 150 à 200 ans. Elles sont endémiques de neuf îles de l'archipel.

 

314565_277669678940099_100000912069394_888230_1274335824_n-.jpg          Tourterelle des Galapagos -  Zenaida galapagoensis - photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Nous revenons au volcanisme avec cette mosaïque, où apparaissent d'improbables oiseaux à crête jaune, appâtant des tortues qu'elles chevauchent sur fond de volcans en éruption.

 

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                             photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Santa Cruz compte aussi trente cinq tunnels de lave, sur la cinquantaine répertoriée dans l'archipel; localisés sur la propriété foncière de Steve Devine, dans la zone agricole de Santa Rosa, les plus grands tunnels de lave ont été explorés par les vulcano-spéléologues.

La Cueva del Cascajo, le tunnel le plus long atteint un peu plus de 3.000 mètres, le Cueva de Elena mesure 677 m. avec un plafond à 10 m. dans ses parties hautes.

 

el_mirador_de_los_tuneles_foto_03.jpg                Santa Cruz, tunnel de lave - photo Direccion del P.N.Galapagos

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Santa Cruz

- Contribution to the vulcanospeleology of the Galapagos islands - lien

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Publié le par Bernard Duyck
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L’archipel des Galapagos, aussi appelé archipel de Colon, est situé à cheval sur l’équateur et à environ 1.000 km. à l’ouest du pays du même nom, l’Equateur, dont il est devenu une province en 1832. De manière non officielle, les Galapagos sont aussi nommée « les Enchantées », en espagnol Las encantadas.

 

galapagos_map_2.jpg                                                   Les îles de l'archipel des Galapagos.


L’archipel compte une cinquantaine d’îles et d’îlots d’origine volcanique, pour une surface cumulée de 7.882 km² (à peu près la taille de la Corse) ; sept îles dépassent 100 km², et la plus grande, Isabela, avec ses 4.600 km², a une taille voisine d’un département Français moyen.

Les volcans des Galapagos sont de plusieurs types : le type hawaïen, caractérisé par une forme aplatie de volcan-bouclier et des laves de type basaltique fluides est le plus représentatif. Mais … mais, il existe aussi un nombre de structures volcaniques appartenant à la catégorie des volcans explosifs, aux formes coniques et à laves plus visqueuses.

 

299811--CFH-copie.jpg                        San Cristobal  - reliefs volcaniques  -  © Carole & Frédéric Hardy

 

Nous commençons à l'est de l'archipel avec l'ïle San Cristobal, ainsi nommée en l'honneur de Christophe Colomb. Les anglais l'ont baptisé Chatham island.

C'est la seule île a posséder des ressources permanentes en eau fraîche : au sommet, se trouve un petit lac nommé El Junco. Grâce à cette commodité, elle fut la première à être habitée durablement, la première aussi qu'a visité Darwin.

Puerto Baquerizo Moreno est la capitale administrative et la seconde plus grande ville, avec 3.000 habitants.

 

"Un monde en soi" où espèces animales et végétales ont évoluées en présence des seules éruptions volcaniques et à l'abri d'autres influences ... un paradis pour les amoureux de la nature, à savourer de près car la faune ne craint pas l'homme .

 

379703---CFH-copie.jpg                     Touchante maternité - Lions de mer - © Carole & Frédéric Hardy 

 

384207---CFH-copie.jpgLe secret d'une sieste réparatrice  ... décontraction sur roches volcaniques chaudes ! - © Carole & Frédéric Hardy 

 

379853---CFH-copie.jpgUn fou, tout fier de ses "blue suede shoes" - blue-footed booby - Sula nebouxii - © Carole & Frédéric Hardy 

 

293532---CFH-copie.jpgUn héron immature - fam. ardeidae (peut-être héron vert - Butorides striatus, sous réserve) - © Carole & Frédéric Hardy  

 

302049---CFH-copie.jpg               En route vers Santa Cruz  --  © Carole & Frédéric Hardy 

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