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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le Snaefellsjökull - seul grand stratovolcan dans l'ouest de l'Islande

Le Snaefellsjökull - seul grand stratovolcan dans l'ouest de l'Islande

Descendre la côte ouest de la péninsule laisse apercevoir partout ce grand stratovolcan couvert d'un glacier : le Snaefellsjökull.

Le nom du volcan est en réalité Snaefell, "la montagne de neige", mais comme il possède deux homonymes, on l'appelle du nom du glacier qui le recouvre pour le distinguer.

Il s'est édifié au cours des derniers 800.000 ans et on trouve sur la structure les traces d'au moins 20 à 30 épisodes éruptifs, dont seule une partie a été datée à environ 6.000 avant JC. Les cratères des bas flancs ont produit des coulées de lave basaltique, tandis que ceux des flancs supérieurs émettaient des matériaux siliciques à intermédiaires. Son cratère sommital fait 200 mètres de diamètre et est empli de glace. Deux petites excroissances marquent De nombreux cônes pyroclastiques ponctuent ses flancs. Sa dernière éruption date du début de notre ère, en l'an 200+/- 150 ans.

Sommet du Snaefellsjökull - photo Summitpost

Sommet du Snaefellsjökull - photo Summitpost

Nous ne l'avons pas escaladé ... ce n'était pas le but de notre voyage.

Tout un tas d'histoires sont liées au glacier, lieu de rencontre pour les extra-terrestres, ou encore un des sept chakras (centre énergétique) dans le monde ?

"Voyage au centre de la Terre" - roman d'aventure de Jules Verne - couverture et illustration d'Édouard Riou - un clic pour agrandir"Voyage au centre de la Terre" - roman d'aventure de Jules Verne - couverture et illustration d'Édouard Riou - un clic pour agrandir

"Voyage au centre de la Terre" - roman d'aventure de Jules Verne - couverture et illustration d'Édouard Riou - un clic pour agrandir

Il a été mis à l'honneur par Jules Verne dans son "Voyage au centre de la Terre".

Ce roman d'aventure, écrit en 1864, traite de la découverte d'un ancien manuscrit runique par le Professeur Lidenbrock, professeur de minéralogie. Le cryptogramme déchiffré révèle que son auteur a découvert un passage qui l'a mené au centre de la Terre, via un des cratères d'un volcan, le Snaefells.

Jules Verne nous y décrit, en un mélange de données scientifiques (cryptologie, spéléologie, paléontologie, minéralogie et géologie), et de diverses extrapolations, les tribulations de Lidenbrock, de son neveu et des membres de son expédition.

Le thème du livre d'aventure a été repris dans divers films au cours du siècle dernier.

Le livre et son auteur mis à l'honneur sur ce timbre de la Principauté de monaco

Le livre et son auteur mis à l'honneur sur ce timbre de la Principauté de monaco

Le volcan Stapafell - photo © Bernard Duyck 10.2016

Le volcan Stapafell - photo © Bernard Duyck 10.2016

Arnarstapi et le Stapafell :

Le volcan Stapafell, situé au sud du Snaefellsjökull, domine le village et le port d'Arnarstapi.

Haut de 526 mètres et de forme pyramidale fortement érodée, il est constitué de palagonite.

Le village d'Arnarstapi était jadis un comptoir commercial et un port de pêche animé. Son port, entouré de colonnes de basalte, a une configuration propice à l'accueil des bateaux.

Le port d'Arnarstapi, entouré de falaises basaltiques, et le Stapafell - photos © Bernard Duyck 10.2016

Le port d'Arnarstapi, entouré de falaises basaltiques, et le Stapafell - photos © Bernard Duyck 10.2016

Une coulée du Snaefellsjökull plonge dans la mer près du port d'Arnarstapi - en arrière-plan, le Snaefellsjökull - photos © Bernard Duyck 10.2016

Une coulée du Snaefellsjökull plonge dans la mer près du port d'Arnarstapi - en arrière-plan, le Snaefellsjökull - photos © Bernard Duyck 10.2016

Aujourd'hui, il constitue une étape intéressante sur le chemin de randonnée côtier qui le relie à Hellnar.

Ce chemin surplombe des falaises creusées dans une coulée du Snaefellsjökull, érodées par les vents et la mer, et qui forment des criques abritant de petites plages de sable noir, des arches, des promontoires, tous faits d'orgues basaltiques tant horizontales que verticales.

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - crique, pont de lave - photos © Bernard Duyck 10.2016
Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - crique, pont de lave - photos © Bernard Duyck 10.2016

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - crique, pont de lave - photos © Bernard Duyck 10.2016

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - Gatklettur, l'arche volcanique - photo © Bernard Duyck 10.2016

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - Gatklettur, l'arche volcanique - photo © Bernard Duyck 10.2016

La direction de ces orgues est en général perpendiculaire aux surfaces de refroidissement. Cela donne donc des orgues verticales pour des coulées horizontales, qui se refroidissent par le haut et par le bas, et des orgues horizontales dans les dykes qui se refroidissent par les cotés.

Quand de la lave chemine par un conduit plus ou moins cylindrique, ou forme une "intrusion" plus ou moins cylindrique, le refroidissement par la périphérie du cylindre entraîne la formation d’orgues perpendiculaires aux parois du cylindre, c’est à dire radiales, et dessine une rosace ou une gerbe de prismes. 

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar -  détails sur les orgues basaltiques - photos © Bernard Duyck 10.2016
Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar -  détails sur les orgues basaltiques - photos © Bernard Duyck 10.2016

Chemin côtier Arnarstapi - Hellnar - détails sur les orgues basaltiques - photos © Bernard Duyck 10.2016

Hraunlandarif - on quitte les contreforts du Snaefellsjökull sous la pluie et un timide arc-en-ciel - photo © Bernard Duyck 10.2016

Hraunlandarif - on quitte les contreforts du Snaefellsjökull sous la pluie et un timide arc-en-ciel - photo © Bernard Duyck 10.2016

Péninsule du Snaefellsnes - environs de Budir - photo © Bernard Duyck 10.2016

Péninsule du Snaefellsnes - environs de Budir - photo © Bernard Duyck 10.2016

Famille de cygnes chanteurs - photo © Bernard Duyck 10.2016

Famille de cygnes chanteurs - photo © Bernard Duyck 10.2016

Sources :

- Alkalic Rocks in Iceland with Special Reference to the Snaefellsjökull Volcanic System / Björn Sverrir Hardarson

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft et F.D.de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé

- GVP – Snaefellsjökull  

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Les zones néo-volcaniques et les systèmes de rift - B : Snaefellsnes- Hunafloi rift axis

Les zones néo-volcaniques et les systèmes de rift - B : Snaefellsnes- Hunafloi rift axis

Kirkjufell - photos © Bernard Duyck 10.2016

Kirkjufell - photos © Bernard Duyck 10.2016

Kirkjufell est une figure emblématique de la photo en Islande, de part sa forme élancée et impressionnante, qui lui a donné son nom : "montagne église" en islandais, "sommet de sucre" pour les Danois.

Haute de 463 mètres, la montagne occupe une petite péninsule dans le fjord Breiðafjörður, sur la côte nord du Snaefellsnes.

Kirkjufell - profil géologique - pancarte explicative du site./ Bernard Duyck

Kirkjufell - profil géologique - pancarte explicative du site./ Bernard Duyck

Elle a acquis cette forme au cours du dernier âge de glace, suite à l'érosion glaciaire : située sur un nunatak, un rocher élevé entre deux glaciers, Kirkjufell est escarpé en toutes directions.

Ses flancs montrent diverses couches correspondantes aux éruptions volcaniques : sur une base de laves du Tertiaire, on trouve des sédiments contenant des fossiles datés de plus d'un million d'années.

La partie intermédiaire s'est formée au Quaternaire au cours de la période chaude de l'âge de glace, et est coiffée par des hyaloclastites, mises en place sous un glacier datant de la période froide du même âge de glace.

On peut retrouver les diverses inversions des pôles datant les strates entre 180 m et le sommet.

Kirkjufell sous plusieurs angles - photos © Bernard Duyck 10.2016
Kirkjufell sous plusieurs angles - photos © Bernard Duyck 10.2016

Kirkjufell sous plusieurs angles - photos © Bernard Duyck 10.2016

Tout proche et indissociable de la "carte postale", se trouve Kirkjufellsfoss, constitué de trois cascades alimentées par les eaux du massif Helgrindur, aussi connu sous le nom de Lysukard ou Lysuhóll , une chaîne de cinder cones basaltiques à olivine et d'évents alignés ONO-ESE.

Kirkjufellsfoss - photo © Bernard Duyck 10.2016

Kirkjufellsfoss - photo © Bernard Duyck 10.2016

Toujours plus à l'ouest, la petite ville d'Ólafsvík, en bordure du Breiðafjörður et au pied du volcan Ólafsvíkurenni (415 m.) Au 17° siècle, Ólafsvík fut la première ville islandaise qui reçut une licence de commerce par le roi danois qui considérait le pays comme une colonie danoise à cette époque. Le commerce prospera à Ólafsvík jusqu'au 19°siècle.

Ólafsvík, son port et son église moderne, au pied du volcan Ólafsvíkurenni - photos © Bernard Duyck 10.2016
Ólafsvík, son port et son église moderne, au pied du volcan Ólafsvíkurenni - photos © Bernard Duyck 10.2016

Ólafsvík, son port et son église moderne, au pied du volcan Ólafsvíkurenni - photos © Bernard Duyck 10.2016

Ingjaldshólskirkja est l'une des plus ancienne église luthérienne en béton du pays. Je ne la mentionne pas pour son âge, mais parce que son nom est lié au livre des Colonies et à la saga de Bardar : le colon Ingialdur Alfarinsson aurait eu un différent avec la géante Hetta, vivant dans les montagnes d'Ennis. Elle réussi presqu'à le noyer alors qu'il pêchait au large,en gonflant une tempête par sorcellerie. Un ami d'Ingialdur, Bardur Snaefellsas, réussit à le secourir à temps.

Ingjaldshólskirkja - photo © Bernard Duyck 10.2016

Ingjaldshólskirkja - photo © Bernard Duyck 10.2016

Depuis l'église située sur un promontoire, on aperçoit le Snaefellsjökull sur la droite de la photo - un clic pour agrandir - photo © Bernard Duyck 10.2016

Depuis l'église située sur un promontoire, on aperçoit le Snaefellsjökull sur la droite de la photo - un clic pour agrandir - photo © Bernard Duyck 10.2016

Lóndrangar, sur la côte sud de Snaefellsnes, offre deux pinnacles rocheux, deux plugs de basalte, restes d'érosion d'un cratère attaqué par les vagues . Respectivement hauts de 61 et 76 mètres, ils ne furent escaladé qu'en 1735 et 1938. Le plus haut est appelé "Tröllkarlinn", l'ogre. Les flancs des deux plugs abritent à la bonne saison les nids de nombreux oiseaux marins, fulmars, mouettes,macareux,et Guillemots de Troïl.

Côté Légendes : un des roc est supposé être l'église du Peuple caché, l'autre étant leur bibliothéque où se concentre la mémoire de ce peuple.


 

Les plugs de Lóndrangar - photo © Bernard Duyck 10.2016

Les plugs de Lóndrangar - photo © Bernard Duyck 10.2016

Sources :

- Postglacial volcanism in Iceland – par Thorvaldur Thordarson / Univ. Iceland

- Outline of Geology of Iceland - Chapman Conference 2012 -

by Thor Thordarson

- Global Volcanism Program - Helgrindur - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Snaefellsnes, toponyme islandais signifiant "Péninsule de Snaefell", comprend des formations géologiques divisées en trois entités chronologiques principales :

- Une formation Tertiaire antérieure à 3,1 Ma , faisant partie d'un système de rift actif entre 16 et 6-7 Ma (n°2 sur la carte schématique ci-dessous), avant sa réorganisation et le saut de l'axe du rift vers l'Est (n°1 et 4 sur la carte).

- Une formation au Pliocène supérieur et Pléistocène, entre 3,1 Ma et la fin de la dernière glaciation vers 10.000 ans environ.

- Une formation post-glaciaire, entre 10.000 ans et l'an 200, date de la dernière activité au Snaefellsjökull.

Icelandic Rift Zones - Rifts fossiles (2 & 3) et rifts actifs (1 & 4)

Icelandic Rift Zones - Rifts fossiles (2 & 3) et rifts actifs (1 & 4)

Les sites d'éruptions individuels sont alignés et groupés en trois systèmes volcaniques principaux :

- à l'est, le Ljosufjöll

- au centre, le Lysuskard

- à l'ouest, le Snafellsjökull

ce dernier système volcanique a été actif durant 840.000 ans et s'étend sur 30 km E-O

Le volcan central a connu une activité durant 190.000 ans, avec une période post-glaciaire active par intermittence, mais forte voici 5.000 ans ; il est entré en dormance en l'an 200 +/- 150 ans (GVP)

Extrémité ouest de la péninsule de Snaefellnes, avec le Snaefellsjökull - doc. Nasa

Extrémité ouest de la péninsule de Snaefellnes, avec le Snaefellsjökull - doc. Nasa

Carte simplifiée de la péninsule de Snaefelnes

Carte simplifiée de la péninsule de Snaefelnes

La visite de la péninsule débute par le nord et des routes en graviers.

L'accès à la péninsule par le nord se fait par des routes en gravier pleines de nids de poules - photo © Bernard Duyck 10.2016

L'accès à la péninsule par le nord se fait par des routes en gravier pleines de nids de poules - photo © Bernard Duyck 10.2016

Après avoir longé l'Olafseyjarsund bordé de nombreuses îles, le premier spot est le système volcanique des monts Ljósufjöll, dont la dernière éruption remonte à environ 1.000 ans, après l'installation des premiers habitants en Islande.

L'Olafseyjarsund bordé d'îles , au nord de la péninsule de Snaefellnes - photo © Bernard Duyck 10.2016

L'Olafseyjarsund bordé d'îles , au nord de la péninsule de Snaefellnes - photo © Bernard Duyck 10.2016

Les monts Ljósufjöll - photo © Bernard Duyck 10.2016

Les monts Ljósufjöll - photo © Bernard Duyck 10.2016

Nous traversons des champs de lave, recouverts de mousses et lichens, sur des dizaines de kilomètres.

Champs de lave recouverts de mousses et lichens au nord de Snaefellnes - photo © Bernard Duyck 10.2016.
Champs de lave recouverts de mousses et lichens au nord de Snaefellnes - photo © Bernard Duyck 10.2016.

Champs de lave recouverts de mousses et lichens au nord de Snaefellnes - photo © Bernard Duyck 10.2016.

A suivre : le Kirkjufell, Olafsvik et Londrangar.

 

Sources :

- Alkalic Rocks in Iceland with Special Reference to the Snaefellsjökull Volcanic System / Björn Sverrir Hardarson

The Geology and Geological History of the Snaefellsnes Peninsula

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft et F.D.de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé

- Global Volcanism Program - Ljósufjöll volcanic system- link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Escapade aux Etats-Unis, vers Crater of the Moon.

Ce champ lavique couvrant 1.600 km², est composé de formations typiques du volcanisme basaltique : cinder cones, spatter cones, tunnels de lave, champs de laves abritant des blocs de lave, de la lave a'a, de la lave Pahoehoe, des coulées uniques nommées "Blue Dragon lava", différents types de bombes.

En huit grandes périodes éruptives, datées entre 15.000 et 2.100 ans, et séparées de périodes de calme allant de quelques centaines d'années jusqu'à 3.000 ans, pas moins de soixante flots de lave se sont échappés de fissures et volcans, pour composer ce paysage, d'une désolation "lunaire". L’histoire volcanique de Crater of the Moon est liée à celle de la Snake river plain, et à celle du point chaud du Yellowstone.

Crater of the Moon -  North crater flow trail -  photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - North crater flow trail - photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - Big cinder butte  -  photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - Big cinder butte - photo © Bernard Duyck

Escapade in the United States, to Crater of the Moon.

This lava field covering 1,600 km², includes typical basaltic volcanic formations: cinder cones, spatter cones, lava tubes, lava fields housing blocks of lava, lava a'a, lava pahoehoe, unique lava flow called "Blue Dragon lava", different types of bombs.
In eight major eruptive periods, dated between 15,000 and 2,100 years old, and separate by quiet periods ranging from a few hundred years to 3,000 years, no less than sixty lava flows escaped from fissures and volcanoes, to compose this landscape, a "lunar" desolation. The volcanic history of Crater of the Moon is linked to that of the Snake River plain, and that of the Yellowstone hot spot.

 Crater of the Moon - Indian tunnel, le skylight d'entrée laisse voir une belle banquette - photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - Indian tunnel, le skylight d'entrée laisse voir une belle banquette - photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - lave "Blue Dragon" -  photo © Bernard Duyck

Crater of the Moon - lave "Blue Dragon" - photo © Bernard Duyck

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Quelques photos des roches rouges de l'Estérel (France) et de ses rhyolites rouges.

Some pictures of the red rocks of the Esterel (France) and its red rhyolites.

 Le sommet du Cap Roux au relief accidenté, constitué de rhyolite ignimbritique.- photo © Bernard Duyck

Le sommet du Cap Roux au relief accidenté, constitué de rhyolite ignimbritique.- photo © Bernard Duyck

Les rhyolites rouges de l'Estérel - photo © Bernard Duyck

Les rhyolites rouges de l'Estérel - photo © Bernard Duyck

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

The Vulsini volcanic complex is located at the northern end of the magmatic Roman province; it covers 2,280 km² and contains four Pleistocene dated depressions, known as calderas Bolsena, Latera, Vepe and Montefascione.

The last activity of the complex is dated to 104 BC. (After written / in GVP).



 

Italian volcanism - The Vulsini complex is northwest of the land.

Italian volcanism - The Vulsini complex is northwest of the land.

The beginnings of the activity date back about 800,000 years in the eastern sector, characterized by lava flows and cinder cones, in connection with regional fractures.

The traces are covered by pyroclastic flows from the volcano of Vico, dated of 500,000 years. Then the activity moved eastward on a center called Paleovulsino.

370,000 years ago, the volcanic activity is focused on Bolsena-Orvieto, with the issue of the significant Orvieto ignimbrite (or Bagnoregio tuff), causing the collapse of the caldera of Bolsena, 16km wide, home to the lake of the same name.

Schematic geological map of the volcanic complex Vulsini - Simplified after-Vezzoli et al. (1987).

Schematic geological map of the volcanic complex Vulsini - Simplified after-Vezzoli et al. (1987).

Lake Bolsena, and Bisentina and Martana islands, two cones tuffs.- picture Kweedado2

Lake Bolsena, and Bisentina and Martana islands, two cones tuffs.- picture Kweedado2

The Bisentina island, a tuff cone emerging from the waters of Lake Bolsena. - Photo Claudio Bicocchi

The Bisentina island, a tuff cone emerging from the waters of Lake Bolsena. - Photo Claudio Bicocchi

Between 300,000 and 150,000 years ago, the centers of Montefiascone and Latera are active, with ignimbrites emissions.

The Montefiascone complex consists of several coalescing eruptive centers developed around a caldera 2.5 km wide, and lava flows, ignimbrites, slag and products of hydromagmatism.

The Latera caldera and the caldera Vepe, formed 166,000 years ago in the northwest of Latera caldera, formed a set that measure 8 km. over 11.

Many minor volcanic devices (craters and cinder cones) are visible within the caldera Latera and outside; Similarly, the products of the caldera Montefiascone are also interspersed.

There are five major deposits Plinian eruptions from vents at or near Latera caldera during the late Pleistocene.

The post-caldera volcanism produced scoria cones and lava flows starting from vents located in and west of the Latera caldera.

 

Caldera Montefiascone, lakeside Bolsena Caldera - see the geological map at the beginning of item - photo RaBoe.

Caldera Montefiascone, lakeside Bolsena Caldera - see the geological map at the beginning of item - photo RaBoe.

Geologists examine a quarry in a post-caldera cone of the Vulsini volcanic complex. The base of the quarry exposes thick, red-colored scoria deposits produced by strombolian eruptions that built a cinder cone. These are overlain by bedded, yellowish pyroclastic-surge deposits.  Photo by Richard Waitt, 1985 (U.S. Geological Survey).

Geologists examine a quarry in a post-caldera cone of the Vulsini volcanic complex. The base of the quarry exposes thick, red-colored scoria deposits produced by strombolian eruptions that built a cinder cone. These are overlain by bedded, yellowish pyroclastic-surge deposits. Photo by Richard Waitt, 1985 (U.S. Geological Survey).

Sources:
- Geology and petrology of the volcanic area Vulsinian (Lazio, Italy) - J.C. Varekamp.
- Geochronology of volcanic rocks from Lazio - Mario Fornaseri
- The Geological Society of America - Integreted approach for the reconstruction of stratigraphy and geology of quaternary volcanic terrains; year pursuant to the Vulsini volcanoes.
- Global Volcanism Program - Vulsini

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le complexe volcanique Vulsini est situé à l'extrémité Nord de la Province magmatique Romaine ; il couvre 2.280 km² et contient quatre dépressions datées du Pléistocène connues sous le nom de caldeiras de Bolsena, Latera, Vepe et Montefascione. La dernière activité du complexe est datée de 104 avant JC. (d'après des écrits / in GVP).

Le volcanisme Italien - Le complexe Vulsini est au nord-ouest de la botte.

Le volcanisme Italien - Le complexe Vulsini est au nord-ouest de la botte.

Les débuts de l'activité remontent à environ 800.000 ans dans le secteur Est, caractérisés par des coulées de lave et des cônes de scories, en relation avec des fractures régionales.

Les traces sont recouvertes par une coulées pyroclastique du volcan de Vico, datée de 500.000 années.L'activité s'est ensuite déplacée vers l'est, sur un centre appelé Paléovulsino.

Il y a 370.000 ans, l'activité est centrée sur Bolsena-Orvieto, avec e.a. l'émission de l'importante ignimbrite d'Orvieto (ou tuf de Bagnoregio), qui provoque l'effondrement de la caldeira de Bolsena, de 16 km de large, qui abrite le lac du même nom.

Carte géologique schématique du complexe Volcanique Vulsini -  Simplified after Vezzoli et al. (1987).

Carte géologique schématique du complexe Volcanique Vulsini - Simplified after Vezzoli et al. (1987).

Le lac de Bolsena et les îlots Bisentina et Martana, deux cônes de tuffs.- photo Kweedado2

Le lac de Bolsena et les îlots Bisentina et Martana, deux cônes de tuffs.- photo Kweedado2

L'île Bisentina, un cône de tuff émergeant des eaux du lac Bolsena. - photo Claudio Bicocchi

L'île Bisentina, un cône de tuff émergeant des eaux du lac Bolsena. - photo Claudio Bicocchi

Entre 300.000 et 150.000 ans, les centres de Montefiascone et de Latera sont actifs, avec émission d'ignimbrites.

Le complexe Montefiascone est formé de plusieurs centres éruptifs coalescents développés autour d'une caldeira de 2,5 km de large, et de coulées de lave, ignimbrites, scories et produits de l'hydromagmatisme.

La caldeira Latera et la caldeira Vepe, formée il y a 166.000 ans au Nord-ouest de la caldeira Latera, constituent un ensemble qui mesure 8 km. sur 11.

De nombreux appareils volcaniques mineurs (cratères et cônes de scories) sont visibles dans les limites de la caldeira Latera et à l'extérieur ; de même, les produits de la caldeira Montefiascone en sont aussi ponctués.

On dénombre cinq dépôts d'éruptions pliniennes majeures en provenance d'évents dans ou proches de la Caldeira Latera au cours de la fin du Pléistocène.

Le volcanisme post-caldeira a produit des cônes de scories et des coulées de lave au départ d'évents situés dans et à l'ouest de la caldeira Latera.

 

La caldeira Montefiascone, en bordure du lac / caldeira Bolsena - voir aussi la carte géologique en début d'article - photo RaBoe.

La caldeira Montefiascone, en bordure du lac / caldeira Bolsena - voir aussi la carte géologique en début d'article - photo RaBoe.

Un cône post-caldera du complexe Vulsini, ouvert par l'activité carrière, expose à sa base des scories rougeâtres déposées par l'activité strombolienne qui a construit un cinder cone. La couche supérieure, jaunâtre, provient de dépôts de surge.  Photo by Richard Waitt, 1985 (U.S. Geological Survey).

Un cône post-caldera du complexe Vulsini, ouvert par l'activité carrière, expose à sa base des scories rougeâtres déposées par l'activité strombolienne qui a construit un cinder cone. La couche supérieure, jaunâtre, provient de dépôts de surge. Photo by Richard Waitt, 1985 (U.S. Geological Survey).

Sources :

- Geology and petrology of the Vulsinian volcanic area (Latium, Italy) - J.C. Varekamp.
- Geochronology of volcanic rocks from Latium – Mario Fornaseri
- The Geological Society of America - Integreted approach for the reconstruction of stratigraphy and geology of quaternary volcanic terrains ; an application to the Vulsini volcanoes.
- Global Volcanism Program - Vulsini

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Publié le par Bernard Duyck
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To complete the description of this part of the Iberian west, two sites are interesting: Ribeira d'Ilhas and Lomba dos Pianos

Geological Setting:

In the Lusitanian and the Algarve basins, the last phases of rifting occurred in the late Early Cretaceous, while the initiating of the expansion of the seabed of the Iberian Abyssal Plain began around 133-128 Ma.

Tectonic inversion of these basins is a consequence of the simultaneous occurrence of a rapid collision and subduction between the Iberian, European and African plates, which began in the Cretaceous and peaked during the Miocene in the Lusitanian Basin. The Algarve has experienced the compression effects of convergence Africa - Iberian Peninsula (Spain and Portugal today) to the late Cretaceous and early Miocene.

 The Late Cretaceous alkaline magmatism in the onshore sector of the West Iberian Margin. Circles indicate all of the sampled intrusions. Portuguese Geology and batimetry adapted from data available at http://www.iambiente.pt/atlas/est/index.jsp / Doc Rui Miranda - Ref. by sources

The Late Cretaceous alkaline magmatism in the onshore sector of the West Iberian Margin. Circles indicate all of the sampled intrusions. Portuguese Geology and batimetry adapted from data available at http://www.iambiente.pt/atlas/est/index.jsp / Doc Rui Miranda - Ref. by sources

Summary of the most important geodynamic events in Iberia during the Cretaceous. Dates for the limits of the epochs and ages of the Cretaceous period from Gradstein et al. (2004) . Ages from geochronological data in full lines. Geologically interpreted ages in dashed lines / Doc Rui Miranda - Ref. by sources

Summary of the most important geodynamic events in Iberia during the Cretaceous. Dates for the limits of the epochs and ages of the Cretaceous period from Gradstein et al. (2004) . Ages from geochronological data in full lines. Geologically interpreted ages in dashed lines / Doc Rui Miranda - Ref. by sources

Ribeira d'Ilhas - stratified cliffs and laccolith (dark rock) - photo reflexosonline.

Ribeira d'Ilhas - stratified cliffs and laccolith (dark rock) - photo reflexosonline.

Ribeira d'Ilhas:

The beach of Ribeira d'Ilhas, surrounded by the lava of volcanic complex of Lisbon, has its cliffs, cut by the valley of the river Cucos, interesting structures : stratified sediments and  differently eroded from the Cretaceous,  which are traversed by numerous faults fulfilled by dykes.


On the edge of the ocean, one can see traces of a laccolith surrounded by a metamorphic aureole, exposed by erosion.

A laccolith - from the Greek Lakos, cavity and lithos, rock - is an intrusive rocks mass, rounded at the top, which creeps into a sedimentary series. The melting body does not reach the surface or stops in the lithosphere to extend laterally between parallel layers.

Ribeira d'Ilhas - Doc. Carta Geologica de Portugal

Ribeira d'Ilhas - Doc. Carta Geologica de Portugal

Laccolith by the sea - picture J-M. Mestdagh 11.2015

Laccolith by the sea - picture J-M. Mestdagh 11.2015

Lomba dos Pianos:

The site is located between the beaches of Samara / Assafora and the Magoitoe, a beautiful beach range of sizes and a consolidated dune, formed by sand accumulation generated by the combined action of marine and wind erosion, established there about 10,000 years ago, around Sintra.

This magmatic sill, 3 km long and 17-20 meters thick, is dated to about 72 million years. It formed when magma do an intrusion into the sedimentary limestone (Cretaceous in horizontal layers), during the formation of the volcanic complex of Lisbon.

 

Sintra tectonic map - Doc. Kullberg MC & JC

Sintra tectonic map - Doc. Kullberg MC & JC

Lomba dos Pianos - photo geopt.org

Lomba dos Pianos - photo geopt.org

A disused quarry makes a good observation site of the basalt / dolerite (*) sill in the sediment layers of sandstone and marl. In crevices can be observed zeolites (**) white and pink.

The prismatic disjunction, perpendicular to the cooling surface, and like organ pipes, earning him his name.

In addition to the prismatic disjunction, there is a spheroidal disjunction causing desquamation of diabase; the origin of this erosive phenomenon is the presence of almost perpendicular fractures which are preferential sites for the water in motion, with consequent alteration of the rock.

 

(*) The dolerite is a medium grained rock, close of  the gabbro, forming intrusions in small veins. Plagioclase often form small rectangular crystals between larger of pyroxene. Olivine is common, in rounded grains often weathered in brown-orange color.

(**) A zeolite,  from the Greek "Boiling stone" is formed of crystal structures characterized by a microporous aluminosilicate skeleton whose empty spaces are initially occupied by cations and water molecules. Naturally formed in sediments, zeolites have the property of swelling under the effect of heat. They can hydrate and dehydrate reversibly.

 

Lomba dos Pianos - photo Geocaching

Lomba dos Pianos - photo Geocaching

Sources :

- Age constraints on the late Cretaceous alkaline magmatism on the West Iberian margin – Rui Miranda & al. - link

- Geocaching – Piano lessons - link

- Mindat - Ribeira d'Ilhas - link

- Mindat - Zeolites of Lomba dos Pianos, Portugal - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Pour parfaire la description de cette partie de l’ouest Ibérique, deux sites sont intéressants : Ribeira d’Ilhas et Lomba dos Pianos

Cadre géologique :

Dans les bassins Lusitanien et de l’Algarve, les dernières phases du rifting ont eu lieu à la fin du Crétacé précoce, tandis que l’initiation de l’expansion des fonds marins de la plaine abyssale Ibérique a débuté vers 133-128 Ma.

L’inversion tectonique de ces bassins est une conséquence de l’apparition simultanée d’une collision rapide et de la subduction entre les plaques Ibérique, Européenne et Africaine, qui a commencé au Crétacé supérieur et atteint son maximum au Miocène dans le bassin Lusitanien. L’Algarve a connu les effets de compression  de la convergence Afrique – Péninsule Ibérique (Espagne et Portugal actuels) à la fin du Crétacé et au début du Miocène.

Magmatisme alcalin dans le secteur terrestre du WIM / West Iberian Margin. Les cercles marquent les intrusions - Portuguese Geology and batimetry adapted from data available at http://www.iambiente.pt/atlas/est/index.jsp / Doc Rui Miranda - réf. en sources

Magmatisme alcalin dans le secteur terrestre du WIM / West Iberian Margin. Les cercles marquent les intrusions - Portuguese Geology and batimetry adapted from data available at http://www.iambiente.pt/atlas/est/index.jsp / Doc Rui Miranda - réf. en sources

Résumé des plus importants évènements géodynamiques durant le Crétacé au Portugal et dans la péninsule Ibérique. Dates des époques et âges du Crétacé de Gradstein et al. (2004) Age de données géochronologique en lignes pleines – Ages interprétés géologiquement en pointillés. -  / Doc Rui Miranda - réf. en sources

Résumé des plus importants évènements géodynamiques durant le Crétacé au Portugal et dans la péninsule Ibérique. Dates des époques et âges du Crétacé de Gradstein et al. (2004) Age de données géochronologique en lignes pleines – Ages interprétés géologiquement en pointillés. - / Doc Rui Miranda - réf. en sources

Ribeira d'Ilhas - falaises stratifiées et laccolithe ( roche foncée) - photo reflexosonline.

Ribeira d'Ilhas - falaises stratifiées et laccolithe ( roche foncée) - photo reflexosonline.

Ribeira d’Ilhas :

La plage de Ribeira d’Ilhas, entourée par les laves du complexe volcanique de Lisbonne, présente sur ses falaises, découpées par une vallée où coule le Cucos, d’intéressantes structures : des sédiments stratifiés et différemment érodés du Crétacé qui sont parcourus de nombreuses failles remplies par des dykes.

En bordure de l’océan, on peut voir les traces d’un laccolithe, entouré d’une auréole métamorphique, dégagé par l’érosion.

Un laccolithe - du grec lakos, cavité et lithos, roche – est une masse de roches intrusives, bombée à la partie supérieure, qui s’insinue dans une série sédimentaire. La masse en fusion n’arrive pas à atteindre la surface ou s’arrête dans la lithosphère pour s’étendre latéralement entre des couches parallèles.

Ribeira d'Ilhas - doc. Carta geologica de Portugal

Ribeira d'Ilhas - doc. Carta geologica de Portugal

Laccolithe en bord de mer  - photo J-M. Mestdagh 11.2015

Laccolithe en bord de mer - photo J-M. Mestdagh 11.2015

Carte tectonique de Sintra - doc. Kullberg MC & JC

Carte tectonique de Sintra - doc. Kullberg MC & JC

Lomba dos Pianos :

Le site est situé entre les plages de Samara / Assafora et celle de Magoitoe, une plage de belles dimensions et une dune consolidée, formée par accumulation de sable générée par l’action combinée des érosions marine et éolienne, mis en place il y a environ 10.000 ans, dans les environs de Sintra.

Ce sill magmatique, de 3 km de long sur 17-20 mètres d’épaisseur, est daté d’environ 72 millions d’années. Il s’est formé lorsque le magma a fait une intrusion dans le calcaire sédimentaire (en couches horizontales d’âge Crétacé), au cours de la formation du complexe volcanique de Lisbonne.

Lomba dos Pianos - photo geopt.org

Lomba dos Pianos - photo geopt.org

Une carrière désaffectée permet une belle observation  du sill de basalte / dolérite (*) sous les couches de sédiments de grès et marne. Dans les anfractuosités, on peut observer des zéolithes (**) blanches et roses.

La disjonction prismatique, perpendiculaire à la surface de refroidissement, et semblable à des tuyaux d’orgues, lui a valu son nom.

En plus de la disjonction prismatique, il existe une disjonction sphéroïdale qui cause la desquamation de la dolérite ; l’origine de ce phénomène érosif est la présence de fractures presque perpendiculaires, qui sont des sites préférentiels pour l’eau en mouvement avec altération consécutive de la roche.

 

(*) La dolérite est une roche à grain moyen, proche du gabbro, formant de petites intrusions en filons. Le plagioclase forme souvent de petits cristaux rectangulaires entre des pyroxènes plus grands. L’olivine est fréquente, en grains arrondis souvent altérés de couleur brun-orangé.

(**) Une zéolithe, en grec « Pierre qui bout »,  est formée de structures cristallines caractérisée par un squelette microporeux d’aluminosilicate, dont les espaces vides sont initialement occupés par des cations et des molécules d’eau. Naturellement formées dans les sédiments, les zéolithes ont la propriété de gonfler sous l’effet de la chaleur. Elles peuvent s’hydrater et se déshydrater de façon réversible.

Lomba dos Pianos  - photo Geocaching

Lomba dos Pianos - photo Geocaching

Sources :

- Age constraints on the late Cretaceous alkaline magmatism on the West Iberian margin – Rui Miranda & al. - link

- Geocaching – Piano lessons - link

- Mindat - Ribeira d'Ilhas - link

- Mindat - Zeolites of Lomba dos Pianos, Portugal - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Penedo do Lexim - photo Banco de Imagens / Vulcanismo em Portugal

Penedo do Lexim - photo Banco de Imagens / Vulcanismo em Portugal

Penedo do Lexim , le rocher de Lexim, est situé à 30 km au nord de Lisbonne.

 

 Il appartient au Complexe volcanique de Lisbonne, qui est un ensemble magmatique intraplaque du Crétacé Supérieur à l’Eocène inférieur – il y a 72 millions d’années - comprenant des basaltes alcalins, des trachybasaltes, des trachytes et des rhyolites. L’activité magmatique est à relier au rifting intra-continental.

Le complexe volcanique s’étend sur environ 200 km² entre Lisbonne, Sintra, Mafra et Runa. Le volcanisme subaérien  se divise en au moins six  évènements effusifs et explosifs, donnant une séquence de 400 mètres d’épaisseur de coulées et dépôts pyroclatiques.

 

Mesurant 230 mètres de haut au sommet, Penedo do Lexim est un neck volcanique, soit les restes d’une cheminée volcanique constituée de téphrite. Les restes du volcan ont été érodés par les éléments et amputés par les activités humaines (exploitation de carrières).

L’affleurement représente une partie du remplissage du conduit vertical de l’ancien appareil volcanique solidifié en profondeur.

Penedo do Lexim - Photo Lusitania / Wikimedia

Penedo do Lexim - Photo Lusitania / Wikimedia

Penedo do Lexim - orgues volcaniques - Photo Lusitania / Wikimedia

Penedo do Lexim - orgues volcaniques - Photo Lusitania / Wikimedia

Les études indiquent que cette cheminée volcanique mesurait initialement 30 mètres de diamètre et 2000 mètres de profondeur.

La disjonction colonnaire est caractérisée par un indice d’hexagonalité de 1,03 indiquant la maturité du modèle de fracturation.

L’évolution du processus de refroidissement en profondeur (2.000 mètres, sous une pression de 600 bar) est responsable du développement des orgues, qui présentent des aspects différents de celui des prismations de coulées subaériennes, comme " la chaussée des géants "  en Irlande, avec 30% de formes pentagonales et un indice d’hexagonalité de ses affleurements de 0,78 ( Budkewitsch & Robin 1994).

La roche a une texture porphyrique avec phénocristaux d'olivine, pyroxène et ulvite. La matrice est constituée de microcristaux d'olivine, de pyroxène, ulvite et plagioclase. La mésostase est défini par l'association de calcite, apatite, feldspath alcalin, plagioclase, analcime, natrolite et est  interstratifié de chlorite / smectite. Ces minéraux hydratés (zéolithes et minéraux argileux) ne sont pas formés par altération hydrothermale ni modifiée  par les intempéries, les étapes finales résultant de processus de cristallisation fractionnée (SHINE, 1997)

Les sites de Penedo do Lexim  et Ribeira d'Ilhas (à suivre) - Carta Geologica de Portugal

Les sites de Penedo do Lexim et Ribeira d'Ilhas (à suivre) - Carta Geologica de Portugal

Penado do Lexim est un site-clé pour la compréhension de la fin du du Néolithique et l’âge de bronze dans la péninsule Ibérique, époque dont datent les divers artefacts retrouvés.

 

 

Sources :

- A disjunção colunar na chaminé vulcânica de Penedo de Lexim (Complexo Vulcânico de Lisboa) Morfologia e Génese - Brilha J.B., Sequeira Braga M.A., Proust D., Dudoignon P. – link

- Les basaltes portugais (Aspects et chronologie des éruptions) - A. A. d’Oliveira Machado e Costa

- Geochemistry of Lisbon basaltic complex : some relationships between magma generation and geotectonic setting – Britaldo rodrigues, C.A. Matos Alves, J.Munha, T.Palacios.

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