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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Inyo_craters---USGS.jpg         La chaîne d'Inyo craters - document USGS .
    A l'avant-plan, Inyo craters sud et nord, puis Deer Mountain et au fond Deadman flow.
      (structures se trouvant dans la caldeira de Long Valley)

Inyo craters est une longue chaîne de douze kilomètres, composée de dôme de lave, de coulées et de cratères d'explosions; elle s'étend sur le plancher de la caldeira, mais fait partie, chimiquement et magnétiquement,  d'un système volcanique différent de celui de Long Valley.

Inyo 8000 anslegende-inyo---Mono.jpg
Le dernier épisode éruptif a eu lieu il y a 600 ans, accompagné de la formation des dômes rhyolitiques de South Deadman, Obsidian flow et Glass Creek.
Inyo crater lake est un petit cratère phréatique, formé durant une éruption située sur le flanc sud du dôme rhyolitique Deer Mountain.

inyomap.gif
1. Enchainement de l'activité explosive :


Lorsque la montée du magma lui fit rencontrer les eaux sous-terraines de la chaine Inyo, une série d'explosions pulvérisa les roches sous la pression de la vapeur.
L'activité débuta d'abord à un évent situé dans South Deadman flow, avec éjection de ponces et de poussières, et une coulée pyroclastique qui s'est répandue jusqu'à 6 km. de son point d'origine.

inyodike
Caractéristiques données par le Global volcanism Program de la derniere éruption, datée de 1.380 +/- 50 ans :
 - volume de lave émis : 400 M m³
 - volume de téphras émis : 170 M m³
 - par des éruptions fissurales localisées, de éruptions explosives, des coulées pyroclastiques, des explosions phréatiques, l'extrusion de dômes, des coulées de laves et des lahars ... la Totale !

En détails :

Aisopach coLes vents régnants vers le NE, ponces et poussières furent poussés dans cette direction; la couche a atteint 2 m. près de l'orifice de sortie et 10 cm. 12 km. plus loin (isopaque pourpre - A).  Les coulées pyroclastiques s'étendent ensuite à 6 km vers le NE. et quelques km. vers l'ouest ( zone bleu clair)
Les vents soufflant ensuite dans la direction S-SO., et l'activité se révélant 4 fois plus importante, 4 m. de tephras se déposèrent à proximité et 20 cm. à 12 km.

Ensuite l'activité explosive se déplaca vers Obsidian vent et Glass Creek vent, situés à 3 et 5 km. plus au nord.
Finallement, une série d'explosion générée par la vapeur marqua la phase explosive dans la chaine (isopaque bleu - B)


Bisopach co
A Obsidian vent, une forte explosion éjecta ponces et poussières haut dans les airs, avec un déport vers le NE.

(isopaque vert foncé) . La couche de tephra a été recouverte d'une fine couche de dépôts pyroclastiques à proximité de la source.


L'activité explosive finale, à Glass Creek, poussa les tephras vers le S-SO., avec un dépôt de 8 m. près de la source et jusqu'à 50 cm. à 12 km.
(isopaque vert clair)




InyoFissures                                   Fissures et failles à Inyo craters et Deer Mountain - USGS.

pumice-from-Ynio-eruption.jpg        Pumice Valley : la route coupe les dépôts de ponces provenant des éruptions des Inyo craters.
                                   Document USGS.

2. Phase phréatique - Deer Mountain.

Après cette importante phase explosive, le magma se déplace vers Deer Mountain, où, sans atteindre la surface, il provoque, au cours d'explosions phréatiques, la formation de deux cratères au sommet de Deer Mountain.

deer-mountain-USGS.jpg       Deer Mountain et ses deux cratères sommitaux -  Doc. USGS.

Sources :
- Global Volcanism Program - Inyo craters
- Mono-Inyo eruptions over the past 8000 years - USGS
- The Inyo eruptive episode about 600 years ago, Long Valley caldera,
   California - USGS 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Long_Valley_caldera_NE_rim---USGS.jpg        Le côté NE. de la caldeira de Long Valley - document USGS.

Cette grande caldeira, 17 km. sur 32, située à l'est de la Sierra Nevada, est le résultat de la volumineuse éruption qui a produit le Bishop Tuff il y a environ 760.000 ans.
Cet épisode fait suite à une activité volcanique datant de 3,5 millions d'années, avec des éruptions de rhyodacite entre 3,1 et 2,5 Ma, puis des éruptions de rhyolite entre 2,1 et 0,8 Ma; les dernières ont formé Glass Mountain, au NE de la caldeira.
Un dôme résurgent s'est formé par après au centre de celle-ci, suivi par des éruptions de types rhyolitique et dacitique. Cette activité volcanique a cessé il y a 50.000 ans, mais la caldeira demeure active thermalement, avec la présence de sources chaudes et de fumeroles; un phénomène de déformation (inflation) et des essaims de séismes volcaniques et tectoniques s'y sont rajoutés au cours du dernier siècle.
Les Inyo craters et Mammoth Mountain  sont des structures chimiquement et tectoniquement distinctes du système magmatique de Long Valley, et seront examinés ultérieurement (GVP).


CrssSecLVmap.gif

Le Bishop Tuff :

 

Journal-of-Petrology.jpeg

                 Situation du Bishop Tuff( en gris foncé : les zones exposées)

                 Le sous-bassement pré-quaternaire est en gris clair

                 La caldeira de Long Valley : grosse ligne en pointillé; RD : dôme résurgent;

                 GM : Glass mountain pré-caldeira.  - Doc. Journal of Petrology réf. en "Sources".


Bishop_tuff---Roy-Bailey-USGS-copie.jpg             Coupe dans le Bishop Tuff - photo Roy Bailey / USGS.


Cette coupe dans le Bishop Tuff est située dans une carrière dans la Chalfant Valley, au sud-est de la caldeira.

Deux unités bien distinctes sont visibles : la couche inférieure, de 5 mètres d’épaisseur, est constituée de ponces émises lors de l’éruption ; la couche supérieure est la partie basale des coulées pyroclastiques. Les lignes sombres au contact des deux sont des souillures dues à la présence d’oxydes de manganèse.

Une analyse fouillée de la composition zonale et de la stratigraphie peut se trouver dans le « Journal of Petrology », réf : http://petrology.oxfordjournals.org/cgi/content/full/egm007v1#F2.

 

LongValleyMap.png.gif

Ces dépôts d’ignimbrites sont distribués principalement à proximité de la caldeira, selon le sens des vents dominants au moment de l’éruption, mais se retrouvent aussi bien plus loin, jusqu’au Nebraska.

 

Bishop-tuff---Curved-columnar-joints---R.V.Fisher.jpg

       Owen river gorge - Rosette formée par de orgues volcaniques dans le Bishop Tuff.

                   Photo R.V.fisher - Univ. of California Santa Barbara / GVP

 

Une rosette, formée par la conjonction basale de plusieurs colonnes, sont le site de fumeroles fossiles, dont les bouches furent résultantes de la rencontre entre les flots de poussières chaudes du Bishop et l'ancestrale Owen River, qui fut vaporisée.

Des pétroglyphes exécutés par les indiens, dans les temps préhistoriques, ornent les couches exposées du Bishop Tuff; ils ont trait aux rites liés à la chasse.

 

 

La caldeira , d'un diamètre de 10 km. pour une surélévation moyenne de 500 m.,est traversée par la rivière Owen, qui coule entre le dôme résurgent habillé de forêts et le bord de la dépression; une étendue plate à l'est du dôme est couverte des sédiments laissés par le lac qui a occupé jadis la caldeira. Durant la période glaciaire, des icebergs se sont déplacés sur le lac et ont laissé, sur les flancs du dôme, de gros rochers de granit enlevés à la Sierra Nevada.

 

La caldeira abrite diverses manifestations hydrothermales, dont des sources chaudes, des fumeroles et des dépôts minéraux. Les sources chaudes sont concentrées dans les zones basses à l'est; le fumeroles sont cantonnées dans les zones plus hautes à l'ouest, tandis que les dépôts minéraux se trouvent sur le dôme résurgent, à Little Hot creek springs, et Hot Creek gorge, où la décharge en eau est de 250 litres par seconde ( ce qui correspond à 80% de la décharge totale de la caldeira en eaux thermales)


Hot_Creek_in_summer--Alchemica-W.jpg     Le dôme résurgent, Hot Creek et ses zones thermales au centre droit - photo Alchemica/Wikipedia.

hot-creek.jpg               Hot springs à Hot Creek - doc. USGS

Hot Creek est apprécié depuis longtemps comme lieu de baignade; depuis les années 1960, une douzaine de décès y ont été constatés suite au non respect des consignes de baignade ... les "hot tubs" sont susceptibles de présenter des éruptions d'eau super chaude, et l'instabilité géothermale a récemment fait fermer ces zones de baignade.

Sources :

- Global Volcanism Program -
Long valley
- USGS - Long Valley Observatory
- Nova Geoblog - the Bishop Tuff
- Journal of Petrology - mars 2007 - Compositionnal zoning of the Bishop Tuff , Wes Hildreth & Colin Wilson - texte intégral
- History of volcanism in the Long Valley region - USGS

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Après huit jours d'animation islandaise et en attente d'une évolution du volcan, nous traversons l'Atlantique en direction d'une région au climat plus doux : la Californie ...
et d'une zone volcanique potentiellement active :

                Long Valley et Mono-Inyo craters.

Depuis San Francisco, sur la côte ouest des Etats-Unis, la région de la caldeira de Long Valley et des Mono-Inyo craters est facilement accessible en traversant le somptueux parc national du Yosemite. Toute la zone regorge de centres d'intérêts aussi bien géologiques que naturels, notamment les dépôts ignimbritiques de Bishop Tuff, les coulées d'obsidienne des Mono-Inyo craters et au passage les séquoias et les aiguilles granitiques du Yosemite.

800px-Yosemite national park mirror lake 2010u   Yosemite National Park - Mirror Lake - photo Chensiyuan.

Long-valley-cald.---Larry-Martin-USGS.jpg   Long Valley caldera - photo Larry Martin - USGS/GVP

Brève historique volcanique :

1. Eruptions antérieures à la formation de le caldeira de Long Valley : 3,5 à 0,79 Ma.
- 1° période de 3,5 à 2,5 Ma : Eruptions basaltiques à dacitiques
- 2° de 2,2 à 0,79 Ma : une série de dômes est à l'origine de Glass Mountain . En tout, l'émission d'à peu près de 100 km³ de magma a formé des dépôts de 1.000 mètres d'épaissuer.

2. Formation de la caldeira de Long Valley : 760.000 ans.
Une éruption gigantesque de 600 km³ de magma en 6 jours est suivie de l'effondrement du volcan, suite à la vidange de sa chambre magmatique, formant la caldeira de 350 km². Les ignimbrites émises ont formé les Bishop Tuff.

3. Eruptions intra-caldeira : 700.000 à 100.000 ans.
durant ces 660.000 ans, différentes structures intra-caldeira sont formées :
  - Lookout mountain : 692.000 - 677.000 ans
  - Hot Creek flows : 288.000 ans
  - Deer mountain : 115.000 ans
  - Mammoth knolls : 100.000 ans

4. Eruptions extérieures à la caldeira : 110.000 à 57.000 ans.
Vingt-cinq à trente dômes se chevauchant sont entrés en éruption sur une période de 50.000 ans, pour former Mammoth mountain, sur le bord SO. de la caldeira.
De nombreuses autres éruptions ont formé de petits cônes basaltiques et des coulées incluant Devil'sPostpile et Red cones ( sur une période vaguement étalée de 160.000 à 8.500 ans).

5. Mono-Inyo et Mono lake : 50.000 à 300 ans seulement.
La zone allant de Mono lake, au nord, à Mammoth mountain, au sud, compte environ 30 dômes et cratères, incluant Panum crater, Obsidian dome, Glass Creek et la dernière en date : Paoha island, daté de seulement 300 ans.


MonoCraters LongValley   Les différents centres d'intérêts de la Long Valley et Mono-Inyo craters.

Ces sites sont , depuis 1982, sous la surveillance directe de l'USGS - United States Geological Survey - au même titre que le Yellowstone et les volcans de la chaîne des Cascades e.a.
Ils sont toujours actifs, comme en témoigne les phénomènes  hydrothermaux, les mouvements d'inflation-déflation au niveau de la caldeira et les essaims de séismes récurrents.


L'examen détaillé de ces différentes structures se poursuit dans la semaine ...

Sources :
- USGS - LVO : Long Valley Observatory
- Nova Geoblog - Northern Virginian Community College.
- Global Volcanism Program - volcanoes of western USA

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

029En 1864, Jules Verne décrivit dans son « Voyage au centre de la Terre » un épisode où ses explorateurs pénètrent une grotte fabuleuse aux parois habillées de cristaux géants translucides.

 

Voyage au centre de la terre -

gravure de Riou.

Prémonition géniale du célèbre auteur, cette vision est restée du domaine de l’utopie jusqu’en avril 2.000.


article-1081072-02441A96000005DC-634_634x421_popup.jpg Cueva de los cristalles - photo Carsten Peter Speleoresearch & films.

La découverte :

A cette date, deux mineurs, les frères Delgado, travaillants dans une des plus grandes mines de zinc et d’argent, à Naica, dans le désert de Chihuahua au Mexique, percent un tunnel d’aération. Au moment où la pelleteuse traverse une paroi, de l’eau très chaude inonde le conduit et révèle une grotte, ou plutôt une immense géode abritant des cristaux énormes. « C’était beau, comme si la lumière se reflétait sur les morceaux d’un miroir cassé » , diront-ils.

Après une première et courte exploration, la grotte est fermée par un sas qui la met à l’abri des influences extérieures. «  Les cristaux de sélénite reposaient les uns sur les autres comme si des rayons de lune avaient soudain pris poids et substance … » d’après les explorateurs. (Sélène est la déesse grecque de la Lune).

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 Naica - la cueva de los cristalles - Speleoresearch & films.


Cette grotte, située à 190 mètres sous terre, est explorée en 2002 par La Venta, un groupe de spéléo italiens et la compagnie mexicaine Speleoresearch & films, toutes deux agréées par la compagnie minière Industrias Penoles. L’équipe La Venta est composée e.a. du spéléologue Tullio Barnabei et du cristalogue Paolo Forti, de l’Université de Bologne.

Les conditions de température et d’humidité maximale ne permettent pas une longue exploration sans danger pour l’homme et l’équipe doit mettre au point un scaphandre réfrigérant. Ainsi équipé, les travaux sérieux peuvent commencer, sous la surveillance d’une équipe médicale qui contrôle la température corporelle, la tension et le rythme cardiaque des intervenants.

 

La question qui vient tout d’abord à l’esprit est : « comment de tels cristaux géants ont-ils pu se former ? »

La Sierra de Naica  « dort sur un volcan qui ne s’est jamais réveillé ! ».

Celui-ci est responsable du moteur thermique alimentant l’hydrothermalisme régnant sous la montagne. Des eaux chaudes ont dissout le calcaire (carbonate calcique) pour donner, après réaction avec le soufre, une solution sursaturée capable de déposer de la matière qui va précipiter dans des conditions particulières pour donner des cristaux géants.

A Naica, le niveau de sursaturation est faible, d’où une formation de cristaux peu nombreux.

Le milieu est clos et les conditions constantes : dans cette grotte inondée en permanence, étant donné le niveau de la nappe phréatique antérieurement, l’eau est à température adéquate, de 54°C, pour permettre une cristallisation de sélénite (gypse, sulfate calcique). Au-delà de cette température, l’évolution se serait faite vers l’anhydrite.

 

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  Cristallisation du gypse -  Mineralienatlas.


Ces conditions idéales se sont maintenues durant une très longue période : des centaines de milliers d’années ont permis la formation de cristaux mesurant jusqu’à 12-13 mètres de longueur, 1,5 mètres de diamètre et d’un poids estimé à 30 tonnes.

 

Des expériences ont été menées pour connaître l’âge des cristaux : du gypse a été déposé dans de l’eau, aux conditions climatiques de la grotte, et durant un an pour déterminer la vitesse de croissance des cristaux. L’âge moyen a été défini comme avoisinant les 400.000 ans.

D’autres techniques de datation ont été employées : datation par les pollens inclus dans le gypse, datation des inclusions cristallines.

Ces inclusions solides d’oxydes de fer et manganèse, liquides ou gazeuses démontrent que la grotte n’est pas un « système fermé » … elles ont été datée de maximum 500.000 ans.

 

L’équilibre de la grotte a été rompu, à sa découverte, par la mise hors de l’eau et le contact avec l’atmosphère extérieure ; la grotte évolue depuis : elle se rafraîchit peu à peu, des inévitables échanges thermiques ayant lieu depuis sa vidange, et malgré la sas de protection. Elle est en contact avec l’atmosphère extérieure par des failles ; cette relation est constatée par des mesures fines des températures nocturne et diurne qui varient cycliquement ; augmentation de température la journée et diminution la nuit.


65.jpg 

Coupe de la mine de Naica - position des 4 cuevas - en pointillé :

niveau antérieur et actuel de la nappe phréatique.


Cette évolution va se poursuivre dans les années qui viennent pour retourner vers l’état initial quand la mine cessera son activité. Le pompage nécessaire à l’exploitation minière a fait baisser fortement la niveau de la nappe phréatique dans la montagne. Avec l’arrêt des activités, le niveau de la nappe va peu à peu remonter et permettre une nouvelle inondation des géodes. Pour peu que les conditions de température soient atteintes, les cristaux, dont la croissance a été brutalement interrompue à la découverte de la grotte, vont pouvoir recommencer à croître.

En 2007, une cartographie totale de la grotte a été réalisée au moyens de méthodes modernes ; elle permettra d’en faire une copie conforme, dans le modus operandi de celle faite à Lascaux.

 

Certains cristaux géants sont cassés et développent, sur la cassure, une nouvelle cristallisation plus fine. Ce développement secondaire montre que la chute des cristaux n’est pas due à l’ouverture et à la vidange de la géode. La chute des cristaux serait due à des tremblements de terre… la grotte est donc aussi un sismomètre.

 

A Naica, d’autres géodes, d’autres grottes ont été découvertes. Ces systèmes, fermés eux aussi, ont cependant d’autres caractéristiques.

- La grotte des Epées – la cueva de las Espadas – a été découverte beaucoup plus tôt, en 1910 ; située 170 m. plus haut, elle contient des cristaux de sélénite non limpides, avec des bandes de croissance bien visibles. Leur taille est moindre : plus de 2 mètres, pour un diamètre de 25 cm.

- La grotte des Chandelles – la cueva de las Velas - : dans celle-ci, les cristaux contiennent de nombreux dépôts d’hydroxydes ( fer, manganèse, zinc).

 

Sources :

- La Venta - Naica - I giganti di cristallo

- Projet Naica - Naica.com

- Ushuaia nature - expédition de Nicolas hulot

- Naica, la grotte aux cristaux géants - docu. de Ruben Korenfeld - Arte 2008 diffusé le 06.03.10

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L'exploration des fonds sous-marins est relativement récente; elle débute il y a moins de 40 ans avec un programme franco-américain "Famous" , pour se poursuivre ensuite avec les programmes "Sismomar" et "Momar", et des collaborations entre l'Ifremer et l'INSU-CNRS.


En 1972 les chercheurs américains et français décident de s’unir pour lancer un grand programme d’exploration au centre de l’Atlantique, à l’aide des trois engins d’exploration existant, Archimède et Cyana français et le sous-marin américain Alvin.

Ce sera Famous : French American Mid Ocean Undersea Survey.

Le site de plongée se situe à 700 km au sud des Açores , à un endroit où le rift a une profondeur inférieure à 3000 m, accessible aux trois engins.

Sur un secteur réduit, 20 km sur 4 km de large, on trouve rassemblés tous les phénomènes géologiques que l’on souhaite étudier, en particulier l’intersection du rift , large de moins de 3 km, avec une faille perpendiculaire à la dorsale, appelée faille transformante.

L’objet de Famous est d’étudier une portion du rift, et de vérifier, sur un secteur limité, les phénomènes qui se produisent entre deux plaques en voie de formation.

Le projet remonte à 1970 date de l’accord de coopération entre la NOAA américaine ( National Oceanographic and Atmospheric Agency, la NASA de la mer) et le CNEXO français (Centre national pour l’exploitation des océans, devenu, en 1984, l’Ifremer).

Le principal objectif est d’identifier les phénomènes qui se produisent sur la marge d’une plaque en voie de formation, dans le rift médio-atlantique, aux environs de 3000 m de profondeur. Les informations nécessaires pour mettre en évidence ces processus sont impossibles à obtenir de la surface sur la base des connaissances technologiques actuelles, ceci en raison de la profondeur d’eau.

Viens ensuite le programme Momar  - Monotoring the Mid atlantic ridge.

Momar sera le premier observatoire permanent des fonds marins, implanté sur une dorsale lente sur l'atlantique et le premier maillon d'Esonet, un futur réseau d'observatoires marins profonds sur le pourtour européen. Ifremer installe sur un gros volcan sous-marin au sud des Açores, Lucky Strike, des instruments permettant de suivre en direct la sismicité des lieux, les circulations hydrothermales et leurs conséquences sur l'écosystème local, avec une liaison satellite vers ses laboratoires; deux sous-marins ont été utilisés : le Victor 6000 et le Nautile.


 

Dom-Joao-de-Castro-seamount---Acores-1.jpg Le volcan sous-marin Dom J.de Castro, entre Terceira et Sao Miguel - Açores

Les terres émergées sont colorées en vert  - Document Mountains in the sea.

 

Le Dom Joao de Castro est un volcan sous-marin isolé localisé dans l'archipel Açorien, entre les îles de Terceira et Sao Miguel. Les parties les plus superficielles du volcan furent formées en 1720, lorsqu'un cône volcanique sortit de la mer pour s'élever jusqu'à 150 m. de hauteur; Ce cône fut érodé par l'océan atlantique en quelques mois et sa caldeira submergée d'un diamètre de 300-600 m. a son sommet à 13 m. seulement de profondeur.

Ce volcan sous-marin est le seul classé "Natura 2000" dans l'atlantique nord en raison de son activité hydrothermale énergique en eaux peu profondes : gaz et fluides chauds sont émis à partir d'une zone restreinte (100 x 50 m.) , profonde de 16 à 45 m. dans le secteur NO. de la caldeira.

La source des gaz, principalement du CO2, accompagné de faibles quantités d'H2S, d'H2 et de méthane, est une chambre magmatique localisée entre 1 et 5 km. sous le plancher océanique          ( Cardigos & al. - 2005).

La présence de champignons filamenteux et de bactéries métallo-résistantes suggère une adaptation aux eaux enrichies en métaux (Raghukumar & al. - 2008). Toute la zone est importante au niveau pêche.

Le volcan Grand Meteor est un des plus grand volcan sous-marin atlantique : situé au sud des Açores et à l'ouest des îles Canaries, c'est un plateau elliptique de la taille de l'île Gran Canaria - 1500 km², posé à 4.200 m. de profondeur avec son sommet à 270 m. sous le niveau de l'océan. Il est étudié depuis 1967, pour comprendre la circulation des eaux autour de telle structure : un vortex anticyclonique favorise l'accumulation de zooplancton à cet endroit.

 

Les volcans sous-marins situés au nord de Madère et dans l'axe des îles Canaries sont plus âgés que ces îles elles-même, entre 68 Ma et 22 Ma, contemporain de la formation de Fuerteventura, la plus ancienne des îles émergées.


Macaronésie seamounts
Les volcans sous-marins sont signalés par l'abréviation anglaise "Smt" = seamount.

Cinq principaux volcans sous-marins sont situés sur un arc est- sud est- sud par rapport à l'archipel Capverdien.


Cap-Vert-seamounts.jpg
Une étude des fonds marins par une équipe de l'Ifremer rapporte une histoire géologique commune aux archipels des Canaries et du Cap Vert depuis la formation de leur soubassement au Jurassique. Ils présentent de plus une évolution sédimentaire et volcanique synchrones.
Il en ressort que le modèle basé sur l'intervention de deux points chauds distincts n'est pas adapté à la formation de ces structures et qu'il existe au minimum un lien entre ces points chauds. Ces deux régions ne doivent pas être traitées distinctement.


acreti2.jpg Bombement du socle commun aux deux archipels Canarien et Capverdien.

Ceci clot le chapitre sur la Macaronésie.

 Sources :

- "Mountains in the sea - Dom Joao de Castro seamount"

   par By Ricardo S. Santos, Fernando Tempera, Ana Colaço, Frederico Cardigos, and Telmo Morato.

- "Mountain in the sea - Great Meteor seamount" By Christian Mohn

- Projet Momar  - Ifremer : http://www.ifremer.fr/momareto/

- "Linking the Canary and Cape-verde Hot-spots" par M.Patriat & C.Labails - Ifremer .

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Seconde partie de l'archipel Capverdien :
              les îles sous le vent - ilhas do Sotavento.


Fogo - l'île-volcan :

L'île est un énorme stratovolcan  qui culmine à 2.829 m. au dessus du niveau de la mer, soit à environ 7.000 m. au dessus du plancher océanique.
Il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, ce volcan atteignait, au stade ancestral de volcan-bouclier, l'altitude de 3500 à 4000 m..
Il y a 10.000 ans, suite à diverses influences (effondrement de la chambre magmatique, jeu de grandes failles, multiplication de dykes d'alimentation, variation du niveau marin), un volume correspondant à 150 km³ a basculé vers l'est dans l'océan ... il en reste une vaste caldeira ouverte d'une dizaine de kilomètres de diamètre, avec le Monte Amarelo, reste du volcan primitif.
Un nouveau système volcanique s'est ensuite développé : le Cha das Calderas, la plaine des cratères.

Cap-Vert---pico-de-Fogo---Cha-das-caldeira---A.Klugel.jpg       Cap Vert - Cha das Calderas - Pico de Fogo  -  photo A.Klügel

La Bordeira, une falaise en demi-cercle de 800 à 1.000 m. de haut et longue de 20 km., constitue sa frontière ouest. Le Pico de Fogo, un cône parfait flanqué de cônes adventifs, une plaine couverte de champs de laves, quelques cultures et deux villages, Portela et Bangaeria, peuplés de villageois accueillants ... voilà planté le décor de l'actuel Fogo.
Le Pico de Fogo dépasse la caldeira de plus de 1.000 m.; il est coiffé d'un cratère sommital de 500 m. de large, profond de 150 m. et est toujours en activité depuis l'installation des Portugais sur l'île. Toutes les éruptions, jusqu'en 1785, se sont déroulées au niveau du cratère sommital.
Ses dernières manifestations datent de juin à août 1951 et d'avril-mai 1995, et ont été fissurales (alimentation en magma par des dykes).

Pico_de_Fogo_Krater---Kogo-W.jpg                          Le cratère du Pico de Fogo - Wikipedia

L'éruption de 1995 a été très localisée dans Cha das Caldeiras ; elle a permis l'édification d'un petit cône adventif au Pico do Fogo : le Pico Pequeno (1920 m). L'ascension de ce cône, la visite de son cratère, de la vallée des bombes, des champs de laves, des tunnels et des coulées aux formes les plus fantastiques, pourra prendre une journée.

Fogo-1995-copie.jpg     Pico Pequeno, l'éruption de 1995 - image d'archives.

Fogo---1995----joao-Gaspar.png                            Eruption de 1995 - carte de Joao Gaspar / GVP
                 Position du cône de scories, des bombes et des coulées de laves.

Tous les ouvrages sur le Cap-Vert décrivent en détail les différents événements de cette éruption de 1995: du 3 avril au 18 mai, explosions, projections de blocs, de bombes, coulée de lave d'un débit moyen de 800 000 m³ par jour et de 3 à 10 m d'épaisseur avançant à 10 mètres par heure : trente millions de m³ émis couvrant presque 5 km², nuages de poussières de 500 m de haut, panaches de particules atteignant 1,5 km de haut ; plus de 1300 personnes déplacées, un village, Boca de Fonte, complètement détruit, la visite des médias, de l'ONU, des volcanologues (entre autres François Le Guern du CNRS)
...


Brava, l'île sauvage en Portugais, mérite son nom : en absence d'aéroport et de ligne maritime régulière, il est difficile de la rejoindre. Cette île, la plus petite de l'archipel est aussi le plus "verte", baignée qu'elle est dans une brume quasi permanente.

570_cap-vert_brava_faja-da-agua---altamuc.jpg                   Cap Vert - Brava, Faja de agua - photo Aldamuc.

Elle comporte une quinzaine de cratère alignés selon 2 ou 3 directions se recoupant. Ils ont été formés suite à l'interaction entre un magma phonolitique et un important réservoir d'eau souterraine contenu dans un terrain volcanique plus ancien. Des carbonatites ont été découvertes sur Brava.
La présence de cratères jeunes et de nombreux séismes mineurs dans les dernières années indique qu'un risque volcanique significatif existe bien.


Sources :
- Global volcanism Program - Fogo
-                                       - Brava
- Lave-volcans.com - fiche du volcan Fogo & photos
- Fogo volcano, Cape Verde islands - 21.04.1995 - USGS/ HVO
- "Emissions of Fogo volcano" - K.D.Pfeiffer - lien

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pointchaud-et-localisation.gif                           Localisation des principaux points chauds - Ceux qui nous concernent ici :
                             17 : Cap vert - 16 : Iles Canaries - 15 : Açores - 14 : Islande




Cap-Vert-Archipel - Sat Envisat copie
L'archipel du Cap Vert, avec ses deux groupes d'îles - Nasa Envisat modifiée .



Cette image a été réalisée en combinant trois vues prises au dessus de la même région par le
radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) d'Envisat les 21 novembre 2006, 6 mai 2007
et 23 août 2009. Les couleurs de l'image résultent de variations qui sont intervenues entre
les prises de vues.
570_cap-vert_santo-antao_cruzinha-da-garca_M.Mouillet.jpg                       Cap Vert - Sao Antao - Cruzinha da Garca - photo M.Mouillet.

Comme les îles Canaries, les îles du Cap Vert ont une origine volcanique:
nées d'un point chaud intraplaque, elles ont un relief escarpé et sont couvertes de cendres volcaniques.

Malgré leur nom, elles sont pauvres en végétation. Leur climat est chaud et sec, fortement influencé par les vents : alizé du nord-est et l'harmattan du Sahara. elles ont un régime à deux saisons caractérisées : sèche de novembre à juin, pluvieuse de juillet à octobre, avec des tempêtes de sable en janvier-février.




L'archipel du Cap Vert doit son nom au Cap vert du Sénégal, la pointe africaine la plus proche. Les dix îles se divisent en deux groupes, selon leur position face aux alizés :
- les îles au vent - ilhas do Barlavento : Sao Antao, Sao Vicente, Sao Nicolau, Santa Luzia, Sal et Boa Vista.
- les îles sous le vent - ilhas do Sotavento : Santiago, Maio, Fogo et Brava.
D'une superficie totale de 4.030 km², elles sont peu peuplées : la densité moyenne est de 100 habitants /km².

Inhabitées jusqu'à l'arrivée des explorateurs Portugais en 1456, les îles du Cap vert devinrent colonie portugaise jusqu'en 1975, année où elles acquièrent leur indépendance.
L'histoire est marquée par deux périodes de prospérité : au 17° siècle, grâce au commerce des esclaves, puis à la fin du 19° siècle avec l'ouverture des lignes transatlantiques. Ces aires de prospérité furent entrecoupées de famines, dues à la sécheresse chronique liée à la déforestation et l'absence d'aide alimentaire.
Cette république d'inspiration socialiste jusqu'en 1990, avec le parti africain pour l'indépendance du Cap Vert, s'ouvre au multipartisme en 1990. Pauvre mais bien aidé par la communauté internationale, elle est bien considérée par les organismes d'aide aux pays en développement.

La musique est incontestablement la plus grande richesse de ces îles ... chanter est pour les Capverdiens une seconde nature.
Cesaria_Evora_2009.jpgLes morceaux les plus connus sont des mornas, balades langoureuses exprimant la saudade, cette nostalgie et mélancolie liée à l'exil et à la séparation, qui rapproche les peuples lusophones.
Les interprètes connus sont Bana, Tito Paris et Cesaria Evora (photo),
surnommée La Diva aux pieds nus, surnom dû à son habitude de se produire pieds nus, en soutien aux sans-abri, femmes et enfants pauvres de son pays.
On trouve d'autres styles musicaux : la coladeira est proche de la morna, mais d'un rythme plus enjoué, plus brésilien; le batuque et le finaçon sont des rythmes plus "africains" .


Faune et flore endémique :

La faune terrestre se limite à la faune "d'importation", par contre la faune sous-marine, mélange de faune tropicale et méditerranéenne, est très riche.
L'archipel est baigné par le courant froid des Canaries qui ramène en surface des eaux riches en plancton, ce qui a favorisé l'installation de plusieurs colonies d'oiseaux marins.
Le nombre d'espèces nicheuses est limité (36), mais on compte quatre espèces nicheuses endémiques strictes: l'Alouette de Raso (Alauda razae), dont les 45 couples ne se rencontrent que sur l'ilôt de Raso, le Martinet du Cap-Vert (Apus alexandri), la Rousserolle du Cap-Vert (Acrocephalus brevipennis) et le Moineau du Cap-Vert (Passer iagoensis).
Deux de ces espèces, à savoir l'Alouette de Raso (environ 250 oiseaux en 1992) et la Rousserolle du Cap-Vert (500 couples uniquement présents sur Santiago) sont très menacées.
La Frégate superbe (Fregata magnificens) et le Martin-chasseur à tête grise (Halcyon leucocephala) ne nichent que sur l'archipel dans tout le Paléarctique occidental.


Les zones de verdure sont rares et limitées à quelques zones sur les îles montagneuses; 10% de la flore est endémique et parmi ces espèces, domine le dragonnier, en particulier sur Sao Nicolau.

Et si vous êtes lassé des volcans, de la caillasse et des oiseaux, il reste de belles plages en particulier sur Sal ...

570_cap-vert_sal_santa-maria.jpg            Ile de Sal - plage de Santa Maria - photo Mathieu Mouillet / beGlob

Sources :
- Be Glob.com - guide du Cap Vert
- Routard Cap Vert
- Field guide to the birds of the atlantic islands - Avifaune de
  Macaronésie - par Tony clarke éd. Ch.Helm.
- Ornithomedia - les îles du cap Vert - lien
- African bird club -
liste des endémiques

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Restent à voir quelques îles, dont Gran Canaria, La Gomera, Hierro et Fuerteventura.

Gran Canaria :

La  Grande Canarie - 1532 km² - en position centrale dans l'archipel, est une île circulaire culminant à 1919 mètres . Les fonds marins sur lesquels elle repose ont une profondeur de plus ou moins 3.000 mètres.
Elle a la forme générale d'un bouclier, entaillé par de profonds ravins, les barrancos

Barranco-de-Los-Laderones---summitpost.jpg           Gran Canaria - Barranco de Los Laderones - Gangolf Haub Summitpost.

Géologie - formation - âge des éruptions:

CHAP_27-24.jpg                                      Schéma de H-U.Schmincke.

Différentes étapes de la formation de l'île Gran Canaria se reflètent dans les différents types de roches remarqués lors des forages effectués.
Selon M.Krafft, on distingue trois périodes :
- Première période : Le stade sous-marin daté de 16 Ma est caractérisé par des hyaloclastites (A) . Avec le stade d'émergence, de nombreuses coulées basaltiques , alimentées par des fissures, se superposent pour former un volcan-bouclier. (C)
Puis se met en place un "complexe trachy-syénitique" (brèches et ignimbrites) qui traduit des différenciations importantes au niveau de la chambre magmatique. Des coulées de phonolites terminent le cycle. (--> D)
- Deuxième période : après une période de calme de plusieurs millions d'années, caractérisée par une érosion active, la formation de Roque Nublo se met en place : des coulées de roches variées surmontées de brèches atteignent 700 m. d'épaisseur. Quelques dômes phonolitiques se forment en fin de cycle. (E)

Gran-Canaria--RoqueNublo---JToledo-flickr.jpg         Gran Canaria - Roque Nublo , caldeira de Tejeda - photo J.Toledo.

- Troisième période : après une nouvelle phase érosive, l'activité volcanique reprend. Surtout importante entre 2,5 et 1,5 Ma, elle se manifeste surtout dans la partie nord-est de l'île, avec la formation de cônes de scories et lapilli et de vastes coulées.

Il existe également des maars (Bandama, Marteles ...) résultants d'activité phréatomagmatique et des caldeiras bien conservées, e.a. la caldeira de Tejeda.

Caldeira-de-Tejeda-hiver--s-summitpost.jpg       Gran Canaria - la Caldeira de Tejeda envahie par des coulées nuageuses hivernales
                                               Gangolf Haub - Summitpost.




Gran-canaria---Marteles-maar---cinder-cones----A.B-copie-1.jpg                  Gran Canria - Marteles maar sur fond de cinder cones - A.Belousov GVP.

Une carte des risques volcaniques éditée récemment par l'AVCAN  nous montre que les zones à risques majeurs coïncident malheureusement avec les zones les plus urbanisées de l'île.

Presentan-un-mapa-de-peligrosidad-volcanica-de-la-isla-de-G
                                   Carte des risques volcaniques sur Gran Canaria - AVCAN 01.2010


La carte a été établie après une étude déterminant la situation géographique des éruptions ayant eu lieu durant les derniers 11.000 ans.
Vingt quatre éruptions ont été répertoriées, toutes dans le nord de l'île, et elles ont produit des cônes monogéniques à activité strombolienne et des maars; les intervalles entre les périodes de calme se réduisent de plus en plus et une éruption aura lieu ... la datation n'est pour le moment pas possible.

El-draguillo----E.-Gran-Canaria---Telde---Avcan.jpg                                 Gran Canaria - la coulée datée de l'Holocène "El Draguillo", situé dans
                         l'est de l'île - AVCAN.

La Gomera :

L'île est constituée de deux unités principales :
- le complexe basal, fortement altéré, et recoupé de nombreux dykes
- une série variée, comportant des trachytes, des phonolites et des coulées basaltiques empilées.

De superbes orguse basaltiques, visibles uniquement par mer, sont situées sur la côte nord de Gomera, près de la plage de Vallehermoso ... des verticales de plus de 80 mètres.

La_Gomera---Los-Organos.JPG                    La Gomera - "Los Organos"  - Edub / wikimedia.

El Hierro :

La plus petite des îles, avec 278 km², est formée d'un grand volcan-bouclier, né d'une succession de coulées basaltiques très épaisses.
Ces coulées ont été surmontées de venues ponctuelles qui ont généré des petits cônes et des coulées de basalte et trachybasalte.
La dernière éruption date de 1793.
Son nom , El Hierro - "l'île de fer", vient de ses spectaculaires falaises de couleur brun-rouille.

El-Hierro---Frontera--YAB.jpg
Les traditionnelles cultures irriguées ( huertas ) sont délaissées au profit d’exploitations éparpillées entre des cônes cendreux, alimentées en eau soit par des réservoirs ( aljibes ), soit par des puits car les précipitations sont rares. Il est difficile de reconnaître ici l’une des Hespérides où Hercule chercha les pommes d’or de l’immortalité, l’une de ces îles fortunées en qui l’on voyait un reste de la fabuleuse Atlantide - mais les îles extrêmes font toujours rêver.        
                        Wallpaper gratuit Yann Arthus Bertrand - photos de son film "Home".


Fuerteventura :


L'île de fuerteventura ne constitue en réalité qu'un seul édifice volcanique avec Lanzarote, dont elle est séparée seulement par un chenal peu profond, moins de 40 mètres.
Aucune activité volcanique historique n'a été répertoriée, mais l'aspect de certains cônes et la morphologie des coulées suggèrent que les dernières périodes d'activité ne datent que de quelques siècles (Krafft).

La désertification de Fuerteventura au cours des dernières années a entrainé l'arrivée d'oiseaux du Sahara.
De manière générale, de nombreux oiseaux des régions chaudes se déplacent au nord dans le contexte du changement climatique, soit pour fuir les conditions plus arides de leur aire d’origine, soit pour trouver les conditions plus chaudes des zones nordiques. Ce phénomène de déplacement de l’aire de répartition d’espèces d’oiseaux vers le nord a été observé récemment sur l’ensemble de la planète.
Fuerteventura deviendra un laboratoire de la biodiversité et de mesure de l'impact sur l'avifaune du réchauffement climatique :
Un état zéro des espèces présentes ici permettra de connaître avec exactitude l’avifaune inféodée à ces îles et mesurer à l'avenir l’amplitude du phénomène de l’invasion d’espèces d’oiseaux exotiques.

Sources :
- Global Volcanism Program - Gran Canaria
                                           Hierro
                                           Fuerteventura
- "Guide des volcans d'Europe et des Canaries" - M.Krafft & F.D. de Larouzière.
- "Volcanism" de H-U.Schmincke
- " Volvanic evolution of Gran Canaria reconstructed from apron sediments
   Vicap project drilling" par H-U.Schmincke et M.Sumita.
- AVCAN - Actualidad volcanica de Canarias
- Avcan - mapa de peligrosidad volcanica de la isla de Gran Canaria   19.01.2010
- photos de Gandgolf Haub - Gran Canaria - on Summitpost.org
- The catalogue of volcanic caves from El Hierro island -Vulcanospeleology

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La géomorphologie de Ténérife et son histoire volcanique nous ont montré nombres d'effondrements: formation de caldeira, vallée de Güimar et d'Orotava.


La destruction partielle de l’Edifice Cañadas est le résultat d’un affaissement soudain d’une grande partie de l’ancien édifice volcanique, vers le nord de l’île. Lors de cet évènement, survenu il y a 170.000 ans, plus de 100 km3 de la zone des sommets de l’île disparurent de manière presque instantanée.
Cette théorie d’affaissement massif se confirme en 1995, lorsque des spécialistes découvrent dans les fonds marins du nord de Ténérife, des dépôts de matériaux sous-marins considérables, ou dépôts d’avalanche, provenant de l’Edifice Cañadas original. Ces premiers renseignements furent fournis par le groupe britannique "Watts et Masson". Par la suite, en 1997, le groupe espagnol "Teide Group" confirma cette interprétation des fonds marins du nord de l’île. Le groupe fit des recherches dans ceux du sud, et y trouva des dépôts similaires en relation avec la vallée de Güímar, dont l’origine est analogue à ceux liés à la vallée de La Orotava.

 

En se basant sur l'analyse des dépôts sédimentaires marins on a pu montrer que ces îles volcaniques avaient été le siège d'une douzaines d'effondrements de grande ampleur au cours des derniers millions d'années, le dernier datant de 560.000 ans.

 

Rincon-0241.jpg                        Carte des zones de dépôts d'avalanches (en brun)  sur l'archipel des Canaries.

                               in "Volcanism" de H-U.Schmincke .


Les phénomènes qui sont engendrés par les effondrements dans la mer de flancs de volcan sont parmi les plus spectaculaires que l'on puisse trouver au monde. Il faut dire que les cônes volcaniques peuvent se constituer de différentes façons. Certains sont formés par des écoulements successifs de lave très fluide, qui se solidifie. Les pentes sont alors assez douces et il n'y a pas a priori de risque d'effondrement. Il n'en est pas de même lorsque ces cônes de déjection se forment par rejet de cendres, qui retombent en pluie.

Les risques sont particulièrement importants dans l'océan Atlantique, étant donné le nombre de volcans en activité qui s'y trouvent.

 

La Palma est a examiner dans ce contexte.

Les formations volcaniques de l'île sont axées vaguement N-S. (carte ci-dessous)

- au nord , la caldeira de Taburiente a un diamètre de 7 km., est entourée de pics - les Roques -dont l'altitude dépasse 2400 m. sauf en direction du SO. où elle s'ouvre sur l'océan.

 

Caldera-de-Taburiente---La-PAlma--TR.jpg            Caldeira de Taburiente - La Palma - Photo Th.Reichaert.

 

- au sud, le Cumbre Vieja, a été le site d'éruptions historiques répertoriées depuis le 15° siècle.

- En 1971, une éruption a formé le cône de cendres du Teneguia à la pointe sud de l'île; d'autres éruptions, d'origine fissurales, qui ont produit des coulées de lave atteignant la côte SO., avaient pour origine le cône San Antonio.

 

LA-Palma---VolcanTeneguia---Wesisnay-wiki.jpg

                       Le cinder cone du Teneguia - La Palma sud - Wesisnay / Wiki.

 

 

Le Cumbre Vieja est une structure typique de flanc de volcan instable. Ce volcan culmine à 2000 mètres au dessus du niveau de la mer avec une pente de 15 à 20° en moyenne. Au cours des derniers milliers d'année la distribution des bouches du volcan a créé une structure composée de rifts successifs La dernière éruption de ce volcan date de 1949.

Lorsque les géologues examinèrent cette structure récemment formée, ils constatèrent la présence d'un début de glissement de terrain, avec un retrait atteignant 4 mètres, et ce sur une longueur de 4 kilomètres au voisinage de la partie sommitale du volcan, ce qui n'était pas de très bon augure. L'examen détaillé de cette structure a permis de mettre en évidence une configuration typique de détachement d'une masse très importante, le long d'un plan de glissement déjà constitué.

Bref, ça ne demande qu'à lâcher...


Le suivi de ce volcan de 1994 à 1998 n'a pas permis de mettre en évidence une quelconque activité de cette structure. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas risque. En effet, entre deux éruptions ou secousses sismiques on a pu constater (Day and al. 1995) des réarrangements internes et des modifications du réseau de fissuration liés à l'action de nappes d'eau souterraines sous pression, emprisonnées dans les flancs du volcan. Ainsi ça n'est pas parce que le volcan n'est pas soumis à des secousses sismique qu'il ne travaille pas, n'évolue pas. Ces réarrangement des sols sont connus des volcanologues et se produisent entre deux éruptions. Ce raisonnement amène les auteurs à conclure que la prochaine éruption du volcan pourrait servir de déclencheur à un glissement très important, débouchant sur une catastrophe. Tout est en place pour cela.

La question est alors d'évaluer la masse qui pourrait être impliquée dans un tels glissement. La largeur de portion émergée de la plaque atteint 15 kilomètres (...). Des relevés effectués au sonar, sur les parties immergées ont permis de mettre en évidence des traces de glissements de plaques antérieurs. L'étude du terrain montre que le glissement pourrait se produire sur une longueur de 10 à 12 km dans la partie du volcan qui est immergée. Il est difficile de situer la profondeur du plan de glissement, ce qui aurait été possible si on avait effectué des enregistrements sismographiques lors de l'éruption de 1949.


tsuCanaryLaPalmaVolErupts.gif

                        Carte topographique de La Palma - situation du Cumbre Vieja au sud de l'île,

                                                     et dates des éruptions historiques.


 

Cumbre-Vieja---La-Palma---Moss---McGuire-GVP.pngSketch map of the Cumbre Vieja rift volcano showing the distribution of benchmarks, vents, and faults associated with the July 1949 eruption at La Palma. Courtesy of J.L. Moss and W.J. McGuire. - Global Volcanism Program


Le dernier effondrement qui s'est produit dans ce chapelet d'îles se réfère à la formation Cumbre Nueva et remonte à 566.000 ans. Ses traces sont parfaitement visibles. L'étude de la structure du volcan Cumbre Vieja indique que les masses impliquées dans un futur glissement représenteraient un volume de 150 à 500 kilomètres cubes. Dans cette hypothèse maximale la plaque ferait 25 km de long, 15 de large et 1400 mètres d'épaisseur. Cette masse mettrait dix minutes à s'étaler en produisant un cône de déjection s'étendant jusqu'à 60 kilomètres en mer en constituant un dépôt sur 3500 kilomètres carrés (...). . La profondeur de l'océan est alors de 4000 mètres. Il faut imaginer ce glissement de terrain comme ce qui se produit lors des nuées ardentes ou des avalanches. Le mouvement serait relativement rapide car la masse glisserait sur un lit de boue, réduisant la friction.


Les auteurs ont ensuite calculé le développement du tsunami qui en résulterait. Deux minutes après la rupture se formerait un dome liquide dont la hauteur atteindrait 900 mètres ( le volcan culmine à 2000 mètres au dessus du niveau de la mer ). Au bout de 50 kilomètres de course la hauteur de la vague atteindrait encore 500 mètres. A 250 km de distance du point zéro sa hauteur serait encore de plusieurs centaines de mètres. Bien évidemment, de telles vagues auraient créé des dégâts considérables sur les îles voisines. Quand la vague atteindrait la côte africaine sa hauteur se situerait entre 50 et 100 m. Le phénomène (voir cartes) est non isotrope et se developperait plus activement vers l'ouest.

 

Canaries2.gifCanaries3                 Simulation du tsunami possible consécutif à un effondrement massif du Cumbre Viejo .

                        Document St.Ward & S.Day - 2001 - réf. de l'article dans les sources.

                Sur chaque vignette, le délai en heures et les hauteurs de vagues selon la simulation.


Au bout de trois heures le tsunami atteint les côtes américaines et s'étend alors sur 180°. Au nord est, l'Espagne et l'Angleterre doivent quand même faire face à des vagues atteignant " seulement" 5 à 7 mètres. Il faut compter 10 mètres pour les vagues atteignant l'Amérique du Nord.


A titre de conclusion, Simon Day, universitaire britannique, co-auteur de l'article a affirmé au London Daily Express : " Toute la côte est américaine serait submergée par une vague haute de 200 pieds, balayant tout sur son passage sur plus de 20 km à l'intérieur des terres. La ville de Boston serait frappée la première, suivie par New York puis par Miami, les Caraïbes et le Brésil. Des millions de personnes pourraient être tuées. Il ne s'agit pas de savoir si le volcan va s'écrouler, mais quand il va s'écrouler ».

Tout cela défie l'imagination et nous montre à quel point nous restons minuscules par rapport aux moindres soubresauts de la Nature. Etant donné le délai de propagation ( 9 heures ) et le fait que le phénomène serait alors immédiatement signalé de très nombreuses personnes pourraient être évacuées. Encore faudrait-il qu'elles puissent trouver refuge sur des reliefs dépassant les vingt cinq mètre de haut. Je crois qu'on imagine mal quels pourraient être les dégats sur les régions côtières, si par chance on arrivait à minimiser les pertes en vies humaines. Les reliefs de la Floride étant peu accusés on peut dire qu'après le passage d'un tel tsunami le pays présenterait un aspect semblable au sud de Sumatra, le lendemain du 26 décembre.

(traduction partielle de l'article en référence).


Il ne faut pas tomber dans le catastrophisme !

Les inquiétudes proviennent de la modélisation du système... ces modèles sont critiqués par d'autres scientifiques : la probabilité de tels tsunamis n'est pas certaine, et les dimensions de l'atlantique laissent supposer une dissipation de l'énergie du tsunami lors du trajet.

Ces hypothèses se basent de plus sur une éruption qui provoquerait un collapsus brusque et total du volcan ... rien ne dit que toutes ces conditions seront réunies et que c'est ce scénario qui se produira.



Sources :

- "Cumbre Vieja volcano - Potential collapse and tsunami, La Palma, Canary islands " par Steven N.Ward - Institut de géophysique de la planète, Université de Californie & Simon Day, département de géologie - University College, London. - 2001

- "Volcano collapse generated megatsunamis : fact or fiction ?" par

Bill Mc Guire, S.Day, C.Kilburn & St.Ward

- "Evaluation of the threat of mega tsunami generation from postulated massive slope failures of island volcanoes on La Palma, and on the island of Hawaii " par G.Pararas- Carayannis - 2002 - lien

- "Volcanism" de H-U.Schmincke

- Global Volcanism Program - La Palma


 


 

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Une curiosité ethnologique : les pyramides de Güimar.

Six structures pyramidales, à marches, d'âge non déterminé avec exactitude, de fonction et d'origine inconnues ...

galeria2_3.jpg                           Pyramides de Güimar - photo B.Werner

Des archéologues ont longtemps pensé qu'elles avaient été baties par des agriculteurs; ils auraient entassé ces pierres génantes, trouvées en traçant leurs sillons, à la lisière de leurs champs ... c'est pratique courante dans les îles Canaries.
Un acte de vente datant de 1854 n'en fait pas mention; elles apparaissent par contre sur un acte de division de 1881 ... il est donc probable qu'elle furent construite entre ces dates, et seraient contemporaines d'une mise en exploitation de ces terres pour l'élevage de la cochenille teinturière, en expansion à ces dates.
Il n'en reste que six sur les neuf que comptait Ténérife, les pierres ayant servi à construire d'autres édifices.

En 1991, Thor Heyerdahl, antropologue, amateur d'archéologie et de mythologie, étudia ces pyramides : il remarqua que les pierres situées aux angles portaient des marques faites par l'homme, que le sol avait été surélevé avant leur construction, qu'elles ne provenaient pas des champs environnants mais étaient d'origine volcanique... donc une disposition qui ne doit rien au hasard !

Guimar_BW_5--Berthold-Werner.JPG                         Le site de Güimar - photo Berthold Werner.

Ces pyramides ont de plus une orientation déterminée par les astres; elles possèdent des escaliers permettant d'accéder à une terrasse sommitale, et d'observer ainsi le lever du soleil au solstice d'hiver. Le 21 juin, au solstice d'été, on peut y observer le "double coucher de soleil" : le soleil se couche dans l'alignement des pyramides derrière une crête, la "Caldera de Pedro Gil" et réapparait ensuite à travers une ouverture rocheuse.
Mais par qui ont-elles été construites, quand et pourquoi ? Cela reste un mystère, qu'Heyerdahl a voulu lier aux pyramides Maya et à une traversée pré-Colombienne de l'atlantique.

L'endémisme sur les îles Canaries :


Cette appartenance d'un taxon végétal ou animal à une région bien précise, discutée dans l'article général sur la Macaronésie, trouve sur les Canaries quelques exemples particuliers.

Outre une laurisylve peu étendue, on y rencontre le remarquable dragonnier des Canaries.
800px-Drago_z05---Zyance-W.jpgCette plante arborescente à l'allure d'un grand parasol est une monocotylédone de la famille des Dracaenaceae : Dracaena draco.
Cet espèce a une exceptionnelle longévité :  à Orotava, sur Ténérife, un dragonnier détruit par un ouragan a été daté à près de 5.000 ans; de nos jours, les plus vieux exemplaires sont estimés à 600 ans.
Son port de palmier avec un feuillage dense reposant sur plusieurs troncs est particulier; de même, la résine, qui s'écoule de ses blessures et qui prend en séchant une couleur rouge, lui a valu le nom de "sang dragon". On lui attribuait des vertus magiques  et thérapeutiques; les anciens romains utilisaient sa résine comme colorant utilisés par les gladiateurs avant les combats. Le commerce de ce genre de colorant est prouvé par la découverte au Maroc de dessins rupestres réalisés avec de la résine de dragonnier.

 

528px-Dracaena draco                        Dracaena draco - Tenerife - photo R.Stosskopf
                  Le détail ci-dessus : photo Zyance.

Autre endémique : la Vipérine rouge, "El Tajinaste roja".

Buglosse-de-Tenerife---Tajinaste_rojo---Edub.jpg         Echium wildpretii - Vipérine rouge - flancs du Teide, caldeira Las Canadas - Edub/Wikipedia

Cette boraginacée est une vivace bisannuelle; présente la première année sous forme d'une rosette feuillue dense, l'inflorescence se développe ensuite pour donner cette colonne de fleurs corail pouvant atteindre de 1 à 3 mètres . Une sous-espèce, trichosyphon, est elle endémique de l'île de La Palma, et ses fleurs possède une corolle bleue.
En collaboration avec les abeilles, elle donne un miel clair et doux (AOC aux Canaries).
Une autre exclusive du volcan : la violette du Teide.

800px-Teidefink.jpg                                          Pinson bleu des Canaries - Fringilla teydea . - Bartkauz.

Le pinson bleu est une espèce de fringille endémique aux Canaries.
Deux sous-espèces s'y retrouvent : teydea vit à Ténérife et polatzeki à Gran Canaria.

Un lézard endémique à Ténérife et La Palma, relativement commun est devenu, de par son régime frugivore, une véritable nuisance pour les vergers. Il peut atteindre 40 cm., queue comprise et se repère facilement, grâce à ses ouïes de couleur bleue; son nom : Gallotia galloti.

Gallotia-galloti---lezard-endem.---Aplochromis.jpg
                    Lézard de Ténérife - Wikipedia - Monsieur est plus coloré que Madame.

D'autres endémiques sur "Vida de sol en Tenerife"

Sources :
- le site officiel des pyramides de Güimar
- Parc national des Canaries - lien
- Los lagartos gigantes de la islas canarias - lien
- Vida de sol en Tenerife.


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