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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #l'art sur les chemins du feu catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Pour bien comprendre les oeuvres de Meredith Stoudenmire, il faut connaître un peu son parcours.

L'artiste, Meredith Stoudenmire

 

Née à Greenville en 1975, ville de Caroline du sud aux Etats-Unis, où elle vit toujours et y travaille, elle a découvert les volcans dans un cours de géologie à l'Université.

Ils l'ont toujours fascinée, bien qu'elle ait bifurqué vers le domaine des arts ; Elle a obtenu un Baccalauréat en beaux arts en gravure, avant de se diriger vers la peinture.

" The yellow river "  -oeuvre de ©  Meredith Stoudenmire 2018 (en fond de la photo ci-dessus)

" The yellow river " -oeuvre de ©  Meredith Stoudenmire 2018 (en fond de la photo ci-dessus)

Son travail reste inspiré symboliquement par les volcans, et dans sa série la plus récente, par l'aventure et l'attirance enfantine vers la prise de risque.

Bien qu'elle n'ait pas randonné sur tous les volcans illustrés, elle se documente grâce aux photos trouvées sur internet pour nourrir son esprit créateur.

Des photos prises de ses enfants ont inspiré plusieurs séries de toiles.

En voyant sa fillette sautillant des crevasses emplies de lave, dans sa série " Cracks are hot lava ", on tremble pour sa sécurité et on espère que l'aventure se terminera bien pour elle.

Cracks are hot lava 7 - avec  Sylvia – Work of ©  Meredith Stoudenmire 2019

Cracks are hot lava 7 - avec Sylvia – Work of ©  Meredith Stoudenmire 2019

Elle peint son petit garçon endormi sur un matelas pneumatique sur la " Yellow river " , ou faisant du canoë sur une rivière-volcan, et on vogue en sa compagnie vers la danger.

Volcano River - Work of ©  Meredith Stoudenmire 2018. ( Acrylic on canvas. 26 x 30 x 1 in.)

Volcano River - Work of ©  Meredith Stoudenmire 2018. ( Acrylic on canvas. 26 x 30 x 1 in.)

Elle travaille actuellement sur une série d'aquarelles qui vont illustrer un livre en cours d'écriture ... un volcan-dragon crache son panache de cendres en traînant sa chambre magmatique, comme pulsée hors du sol, vers les lacs du Kelimutu, au dessus des sources chaudes du Yellowstone, au Dallol ou encore Crater Lake. Que d'aventures en perspective !

L'art sur les chemins du feu : Voyage onirique en compagnie de Meredith Stoudenmire.
L'art sur les chemins du feu : Voyage onirique en compagnie de Meredith Stoudenmire.
Aquarelles de © Meredith Stoudenmire 2020 -

Aquarelles de © Meredith Stoudenmire 2020 -

Sources :

Merci à Meredith pour sa correspondance, toute empreinte de son sourire.


Vous pouvez la retrouver sur :

- Volcano Answers – art by Meredith Stoudenmire  http://www.volcanoanswers.com/

- Sur sa page Facebook

https://www.facebook.com/pg/Meredith-Stoudenmire-Art-925531421171931/posts/?ref=page_internal

- Sur Instagram

https://www.instagram.com/volcanoanswers/?hl=fr&fbclid=IwAR33I8LcV2Z0nhRRCz-6Dwy1TRhXqA5wcZ_4m1g_i0v3kDykmVr5yx2Jb38

 

Merci également à Sylvain Chermette, 80 jours voyages, qui m'a fait connaître l'artiste.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Face à la pandémie de Covid-19 qui frappe durement l'Italie, l'artiste Napolitain Gennaro Regina, dont un des thème de prédilection est le Vésuve, a réagi en avril 2020 en produisant quelques oeuvres "volcaniques", qui révèlent autant d'émotions artistiques que de messages.

Corona virus vs Vésuve - Oeuvre de Gennaro Regina mise sur sa page Face book le 28.04.2020

Corona virus vs Vésuve - Oeuvre de Gennaro Regina mise sur sa page Face book le 28.04.2020

Il a remis sur sa page Facebook des oeuvres moins récentes en rapport avec la thématique.

I am alive - Oeuvre de Gennaro Regina

I am alive - Oeuvre de Gennaro Regina

Créativité, spontanéité, improvisation, panache, explosivité ... volcanique, tous ces qualificatifs n'arrivent pas à le définir. Il le fera lui-même, en disant:

                                                 "   Sono figlio della pop art  "

 

Né en 1965, dans une famille d'éditeurs et de libraires de livres d'art , il mixe la peinture et la photographie depuis les années 80.

Il a été influencé par les oeuvres d'Andy Warhol et le pop-art, réunion de l'art graphique, et des techniques publicitaires et artistiques, par le Vésuve et les traditions Napolitaines ... ne porte-t-il pas le prénom d'un évêque célèbre pour son interaction avec le volcan ?

Ses thèmes de prédilection sont les Eruptions du Vésuve, sous toutes ses couleurs, Les paysages Napolitains, d'Ischia, ou Capri, et Homo Ludens, vraiment très personnel.

Le Vésuve vu de la Baie de Naples - Oeuvre de Gennaro Regina / Voyage Pittoresque Via Vittoria Colonna, 15b Napoli.

Le Vésuve vu de la Baie de Naples - Oeuvre de Gennaro Regina / Voyage Pittoresque Via Vittoria Colonna, 15b Napoli.

Sources :

- Site web de l'artiste – lien

- Page Facebook de Gennaro Regina – lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Le musée Ortiz-Guardian de León, au Nicaragua, constitue la Galerie Nationale d'art. Il occupe trois grands pavillons carrés recouverts de tuiles rouges bâtis au dix-huitième siècle, se déployant à l’andalouse autour de jardins intérieurs.

 

Mon ami Ced Nordman vient de m'envoyer des photos de Peintures primitivistes Nicaraguayennes, décorant une des salles, pour illustrer le thème de l'art et des volcans.

Omotepe, le lac et ses deux volcans -  par Julio Sequoia (huile / toile 26 x 35 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Omotepe, le lac et ses deux volcans - par Julio Sequoia (huile / toile 26 x 35 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Cerro Negro en éruption 2009, durant une procession -  par Olga Maradiaga (acrylique/toile  54 x 49 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Cerro Negro en éruption 2009, durant une procession - par Olga Maradiaga (acrylique/toile 54 x 49 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Partant de l'observation de leur propre réalité immédiate et non de théories esthétiques étrangères, ces peintures expriment spontanément l'exubérance des paysages nicaraguayens, exploitant la couleur de leur flore et de leur faune, dans des œuvres d'une facture qui se rapproche des lignes directrices de l'art dit naïf.

Al otro lado de la ciudad  - par Alvaro Gaitan (huile/toile 61 x 102 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Al otro lado de la ciudad - par Alvaro Gaitan (huile/toile 61 x 102 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Masaya, fête populaire -  par  Manuel Garcia Moia -  Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Masaya, fête populaire - par Manuel Garcia Moia - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Ces oeuvres, marquées par une sincérité du regard, ont des couleurs éclatantes ; la perspective et les proportions entre les éléments ne sont pas toujours respectées. Les tableaux sont spontanés, reflétant la sensibilité du peintre, et un monde, heureux, festif, idéalement perçu.

Arrivée des galions Espagnols, et les combats avec les autochtones - artiste non mentionné  - Centro de Arte -Fundation Ortiz  à Leon -  photo Ced Nordman

Arrivée des galions Espagnols, et les combats avec les autochtones - artiste non mentionné - Centro de Arte -Fundation Ortiz à Leon - photo Ced Nordman

Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian à Léon - photo Ced Nordman

Santiago de los Caballeros de León (son nom complet en espagnol est peu usité) est située sur la rivière León, à environ 80 km nord-ouest de Managua, et à environ 17 km au nord de la côte de l'Océan Pacifique. Bien que moins peuplée que Managua, León a longtemps été le centre intellectuel de la nation, avec une université fondée en 1813. León est aussi un centre industriel et commercial important. C’est aussi dans cette ville qu'en 1979 ont eu lieu les derniers soubresauts d’une impitoyable guerre civile qui dura trois ans. La place de la très harmonieuse grande cathédrale de la ville, fut en 1979 le théâtre de sanglants combats entre les troupes du dictateur Somoza et les forces, en fin de compte victorieuses, de l’insurrection sandiniste.

 

Source :

Merci à Ced pour ses informations et le partage de ses photos, en lui souhaitant un bon voyage parmi les nombreux volcans du Nicaragua. 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Johan Christian Dahl, paysagiste Norvégien, en visite à Castellamarre di Stabia, a la chance d'assister à une éruption du Vésuve.

Au début de l'année 1820, par une fracture ouverte le long du versant ouest du grand cône, une coulée lave spectaculaire se déverse en direction du col du Sauveur.Le peintre visitera à plusieurs reprises le site éruptif, et y fit des croquis de la lave en fusion, avec en arrière-plan la Baie de Naples ; Il remarque aussi l'impuissance des habitants face aux émanations gazeuses soufrées exhalés par les crevasses. À la suite, dans son atelier, Dahl réalise des huiles sur toile spectaculaires, comme "Vue du Vésuve en éruption" (1821)

"Vue du Vésuve en éruption" en 1920 - Oeuvre huile sur toile de J.C.Dahl (1921) - conservée à l' Institut d’art Städel et galerie municipale

"Vue du Vésuve en éruption" en 1920 - Oeuvre huile sur toile de J.C.Dahl (1921) - conservée à l' Institut d’art Städel et galerie municipale

Der ausbruch des Vesuv im Dezember1820 / Öl auf Leinwand 128 x 172 cm / Städel Museum , Frankfurt am Main

"Bateaux sur la plage près de Naples" dépeint la baie magnifiée par le volcan en éruption, et la vie qui continue pour les pêcheurs.

Comme le précédent tableau, plusieurs versions différentes ont été exécutées ... dans ce thème, on voit diverses phases de l'éruption sur base d'un décor presque similaire.

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "1"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "1"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "2"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "2"

Johan Christian Dahl, né le 24 février 1788 à Bergen et mort le 14 octobre 1857 à Dresde, est un peintre paysagiste norvégien.

Il vient d'un milieu simple : son père est un pêcheur modeste de Bergen, en Norvège.

Enfant, Dahl étudie à la cathédrale de Bergen pour devenir prêtre, mais ses capacités artistique précoces l'amènent à tenter une carrière dans la peinture. De 1803 à 1809, il étudie avec le peintre Johan Georg Müller, dont l'atelier est alors le plus important de Bergen. Il se met à travailler la peinture pour des décors de théâtre, s'essaie à l'art du portrait et des vues de Bergen et de ses environs.

Dahl poursuit ses études à l'Académie de Copenhague, ville dont il peint la campagne environnante.

Dahl participe à des expositions d'art annuelles à Copenhague à partir de 1812, mais sa vraie percée se produit en 1815, quand il expose pas moins de treize tableaux. Le prince danois Christian Frederik veille à ce que ses œuvres soit achetées pour la collection royale; il devient aussi un ami et un mécène de l'artiste.

Portrait de Johan Christian Dahl par C. Vogel von Vogelstein

Le prince Christian Frederik écrit à Dahl en 1820 depuis l'Italie pour l'inviter au palais de Quisisana de Castellammare di Stabia, situé au pied du Majestueux Mont Faito. - Le nom du lieu fait référence à «Stabia», dérivant de l'ancien nom romain, et à «Castellammare» désignant le château du IXe siècle autour duquel la ville s'est développée - Charmé par le lieu et la vue du Vésuve, Dahl fait une série de vues insolites et d'une grande qualité artistique, et a ainsi créé des paysages charmants de ce coin moins connu du golfe de Naples et de notre volcan.
La chance, pour Dahl, a voulu qu'au début de l'année 1820, par une fracture ouverte le long du versant ouest du grand cône, une coulée lave spectaculaire en direction du col du Sauveur. Ce séjour devient un facteur décisif de son développement artistique. C'est en Italie, avec sa forte lumière méridionale, que l'art de Dahl atteint véritablement son apogée.

Le château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos VesuvuiliveLe château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos Vesuvuilive

Le château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos Vesuvuilive

Sources :

- Städel Museum , Frankfurt am Main

- Biographie – Wikipedia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Fasciné par la nature et la puissance des forces qui régissent la planète, et ses hôtes dont elles conditionnent la vie, Joel Rea essaie de rendre compte de ces interactions dans ses peintures en utilisant la métaphore et l'autoportrait.

Nait alors un univers onirique, magnifié par une technique exigeante et une réalisation d'une extrême finesse. Ses peintures foisonnent de détails, ce qui le définit comme peintre hyperréaliste.

 

L'hyperréalisme est un courant artistique apparu à la fin des années soixante, d'origine américaine, caractérisé par une représentation de l'environnement, des personnages ou d'objets courants, dont la minutie et la précision illusionniste dépasse l'imitation.

" Forces " - ouvre de Joel Rea

" Forces " - ouvre de Joel Rea

Son tableau « Forces » dépeint avec une précision photographique un panache de cendres lors d'une éruption ... et laisse la place au rêve, à la réflexion sur la place de l'homme face à la puissance du volcan.

Le personnage est légèrement voûté, absorbé par la cendre qui lui coule entre les doigts ... votre imagination fera le reste.

Avez-vous déjà laissé filer de la cendre fine entre vos phalanges ?

 

" Forces " - détail sur le panache de cendres - oeuvre de Joel Rea

 

" Forces " - détail sur le personnage - oeuvre de Joel Rea

" Forces " - détail sur le personnage - oeuvre de Joel Rea

Joel Rea est né au Queensland en Australie en 1983. Il passe son baccalauréat en Beaux-arts au Queenqland college of art en 2003.

Il expose ensuite en Australie et aux Etats-Unis, et reçoit des prix prestigieux.

En 2013, il a été sélectionné pour l'exposition Archibald Salon Des Refuses à Sydney, le Black Swan Award for Portraiture à Perth, le Fleurieu Landscape Award à Adélaïde et a remporté le ANL Maritime Art Award 2013 à Melbourne.

Cet artiste est un travailleur acharné qui peut passer plus de 700 heures sur une seule oeuvre

 

Sources :

Site officiel de Joel Rea – link 

Artis a day – link 

 

BEASTS OF ARCADIA at Jonathan LeVine Gallery, New York. www.joelrea.com.au

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu, #Excursions et voyages

A Akrotiri, on a retrouvé dans chaque maison au moins une chambre décorée de fresques ... cette caractéristique témoigne du haut niveau de vie des habitants. Elles décrivent des jeux sportifs ou des scènes culturelles, ou la vie de tous les jours, agrémentée de paysages de Santorin ou d'Egypte.

L'exécution est soignée, les détails sont précis, le spectre de couleurs naturelles étendu. Les peintures sont débutées sur un enduit ) la chaux humide, mais terminées sur un support sec.

Les pigments utilisés sont l'ocre et la jarosite pour le jaune, l'ocre ou l'hématite pour le rouge, et le bleu égyptien. Les contours sont dessinés au graphite. Les couleurs sont utilisées de façon unie, sans dégradés.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - détail sur les vêtements d'une jeune femme, "la dame aux Papyrus" - Musée de la préhistoire - - photo © Bernard Duyck 09.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - détail sur les vêtements d'une jeune femme, "la dame aux Papyrus" - Musée de la préhistoire - - photo © Bernard Duyck 09.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - scène d'offrande à la maitresse de maison, ou à la déesse - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - scène d'offrande à la maitresse de maison, ou à la déesse - photo © Bernard Duyck 09.2019

Fresques retrouvées dans la "Maison des dames" .

La maison étagée a été nommée ainsi suite à la découverte de fresques avec des personnages féminins et des papyrus, motif emprunté au culte Egyptien de la déesse Hathor.

Une autre fresque dépeint le préparation d'une cérémonie par la maitresse de maison ; Une dame y arbore des seins lourds, appartenance physique, selon Marinatos, à une matrone mariée.

Ces figures féminines, d'âge différents, représentent une communauté féminine familiale d'Akrotiri, lors d'une cérémonie d'offrandes à la déesse.

Les femmes portent soit une jupe colorée descendant jusqu'aux chevilles et une blouse avec des manches jusqu'au coude, soit une robe à manches courtes, décolletée bien au-dessous des seins. Les vêtements sont tissés et souvent ornés de bandes.

Akrotiri - Xeste 3 - jeune fille, cueilleuse de safran en fleurs - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - jeune fille, cueilleuse de safran en fleurs - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque des cueilleuses de safran - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque des cueilleuses de safran - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque dela Maitresse des animaux - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque dela Maitresse des animaux - Doc. Marinatos

Fresques de "Potnia Theron", la Maîtresse des animaux et de la collecte de crocus en fleurs.

Décorant une paroi au second étage de la maison Xeste 3 / chambre 3, une jeune fille, au crane en partie rasé (tête grise) laissant quelques mèches de cheveux long et en habits festifs, cueille des crocus en fleurs sur une colline. Cette collecte témoigne d'une activité économique importante, et du commerce du safran. Cette fresque représente le niveau humain de la société ... le niveau divin est dépeint dans une autre partie de l'étage, avec l'offrande des pistils à la grande déesse, assise sur un podium et tenant un griffon ailé en laisse. Un singe lui offre une poignée de crocus, tandis qu'une jeune fille prépare un autre panier avec des fleurs. Aucun contact direct entre humains et la déesse. On retrouve singe et griffon sur des peintures murales de Knossos.

Cette maison est considérée comme un endroit d'initiation et de rites de passage, de part la disposition des lieux et les diverses fresques.

Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019
Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Fresque de la chambre des singes bleus (chambre B6)

Le thème de la fresque, qui décore la chambre Beta , est la célébration de la nature. Dans un paysage dépeignant la nature de Thêra, eau dans le bas, rochers, et arbres, les singes sont représentés dans une composition, en diverses poses, avec une impression de mouvement correspondant à leur attitude naturelle, laissant penser que le peintre a pu observer directement ces singes, importés de l'est de la Méditerranée.

On retrouve à Knossos une fresque similaire, preuve que ces deux îles étaient occupées par des hommes et femmes de la civilisation Minoenne.

 

Sources :

- Akrotiri – Thera and the east Mediterranean – by Nanno Marinatos / Edit. Militos

- Esprit de pays – une brève histoire du safran - link

- Fira – Musée de la préhistoire

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Le 18 février 1963, les habitants proches de l'Agung entendent de fortes explosions et aperçoivent des nuées au-dessus du cratère du volcan. Le 24 février, des coulées de lave sont émises sur le versant septentrional et atteignent sept kilomètres de long dans les 20 jours suivants. Le 17 mars, le volcan produit des explosions ( d'indice d'explosivité volcanique 5) en envoyant des débris entre huit et dix kilomètres dans les airs. Des nuées ardentes dévastent de nombreux villages, tuant environ 1 500 personnes. Des lahars, produits par les importantes précipitations, tuent 200 personnes supplémentaires. Une deuxième explosion, le 16 mai, engendre de nouvelles coulées pyroclastiques qui tuent encore 200 habitants. Des coulées de lave passent à quelques dizaines de mètres du temple de Besakih. Le sauvetage du temple est considéré par le peuple balinais comme miraculeux et comme étant un signal des dieux qui voulaient montrer leur pouvoir, mais sans détruire le monument que les fidèles balinais avaient érigé.

" Agung 1963 " - Procession d'acceuil des Balinais - Peinture d'Elang Erlangga 2019

" Agung 1963 " - Procession d'acceuil des Balinais - Peinture d'Elang Erlangga 2019

Cette peinture a été réalisée par Elang Erlangga en 2019 pour commémorer ces événements historiques survenus sur l'île de Bali en 1963.  Spécifiquement pour cette peinture, de la peinture acrylique a été mélangée à de la cendre volcanique obtenue en écrasant des bombes en croûte du pain de l'éruption de 1963 de l'Agung jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse.

 

Comme il le raconte : 
" L'éruption du mont Agung, qui a duré près d'un mois, a connu son apogée. La première éruption de ce paroxysme a commencé vers 4 heures du matin et s'est poursuivie de manière continue, environ jusqu'à midi. L'éruption a produit un panache de cendres de près de 23 km de haut, parcouru d'éclairs. 
Des nuages ​​épais recouvrent l'est et le sud-est de la montagne. Le vent souffle du sud-est, transportant des cendres volcaniques à l'ouest et au nord-ouest. Les cendres ont également été transportées à Jakarta et à Bandung, à environ 1 000 km. Mon grand-père qui était à Jakarta à ce moment-là a trouvé une couche de poussière blanche recouvrant les feuilles et la voiture le lendemain. Des coulées pyroclastiques ont traversé les vallées fluviales des pentes sud et nord à une vitesse moyenne de 60 km / heure. Ce matin-là, au lever du soleil, les villages de Sorgre, Badeg, Sebudi, Lebih, Pura, Yeha, dans le détroit, ont été recouverts par les nuages ​​brûlants, tuant environ 1 000 personnes.
Vers 18h30, ce matin-là, la "fumée roulante" approchait. La pointe du nuage chaud faisait un bruit sifflant et lent, tout en poussant les débris de la maison et en brûlant des bûches. L'odeur de soufre était très forte. C'est à ce moment que le son du gamelan Baleganjur se fit entendre. Le chef de village, les anciens, suivis par un certain nombre d'habitants vus portant des offrandes, formerontune procession de bienvenue. Sans hésiter, ils prièrent devant les nuages ​​brûlants, convaincus qu'Ida Bathara, résidant à Giri Tohlangkir, se rendait alors pour accueillir les habitants. C’est cette conviction qui a fait que la procession de bienvenue a eu lieu dans plusieurs villages et a fait des victimes dans des villages plus proches du cratère. Selon le témoignage d'Anna Mathews dans son livre "The Night of Purnama" de 1965, pendant que la procession d'accueil se tenait, le flot s'est arrêté devant eux. Le vent du sud-est chasse également la fumée du village. Tous les habitants d'Iseh ont survécu
."

Agung - panache de l'éruption len mai 1963 -  photo D.Mathews

Agung - panache de l'éruption len mai 1963 - photo D.Mathews

Eruption de l'Agung en 1963 - destruction dans un village evironnant le volcan - photo 26.03.1963 AP

Eruption de l'Agung en 1963 - destruction dans un village evironnant le volcan - photo 26.03.1963 AP

Suivant cette éruption mortelle de 1963, l'Agung est entré de nouveau en éruption en 2017-2019, après une période de repos de 54 ans.

Sources : Elang Erlangga et images archives.

 Agung - Galungan - la ferveur des Balinais face à l'imprévisible volcan - photo Sutopo Purwo Nugroho / BNPB 02.11.2017

Agung - Galungan - la ferveur des Balinais face à l'imprévisible volcan - photo Sutopo Purwo Nugroho / BNPB 02.11.2017

Agung - éruption avec double panache le 26.11.2017  - Doc.Reuters

Agung - éruption avec double panache le 26.11.2017 - Doc.Reuters

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

A letter sent by Brother Jesuit Antoine Leal to a certain Monsieur Dop, dated March 18, 1636, and which is accompanied by a map in ink and watercolor sepia, describes the eruption of Etna in 1635 .

These documents are part of the manuscripts kept at the Bibliothèque Nationale de France (page 172 et seq.)

Antoine Leal visited Sicily, and made an excursion to Etna on December 8, 1635.

He will describe the eruption in progress since 1634 in a monochromatic map: it depicts the summit of the volcano, with the site of Torre del Filosofo and its eruptive fissure, the summit plume of the current eruption, the lava flow that is divides into two arms at the Salto del Cane.

Monochromatic map in ink and watercolor sepia A. Leal preserved at the National Library of France. - 47.3 x 33.2 cm - illustrating the eruption of Etna during his excursion on December 8, 1635, and attached to his correspondence. - a click to enlarge

Monochromatic map in ink and watercolor sepia A. Leal preserved at the National Library of France. - 47.3 x 33.2 cm - illustrating the eruption of Etna during his excursion on December 8, 1635, and attached to his correspondence. - a click to enlarge

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - details on the separation in 2 branches of the flow near Serra Pizzato and Mt. Salto del Cane

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - details on the separation in 2 branches of the flow near Serra Pizzato and Mt. Salto del Cane

It accurately describes the lava field, after one year of activity, and the advance of the lava flows; the southern branch reached its maximum length when arriving at Monte Difeso. The East Branch has its casting front out of the drawing field on the right. Small secondary flows, which developed near Mount Gorna and Mount Ilice, are reported.

It further describes the inactive craters, and 27 villages, as well as the religious ceremony illustrating the human impact of the eruption on the population of the time.

Note that Catania is represented with the powerful bell tower of the Cathedral, destroyed by the earthquake of 1693.

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - detail on the top with the Piano del Sacrificio / Torre del Filosofo

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - detail on the top with the Piano del Sacrificio / Torre del Filosofo

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - details of the religious ceremony in the presence of the inhabitants and the small secondary flows near Mt. Gorna

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - details of the religious ceremony in the presence of the inhabitants and the small secondary flows near Mt. Gorna

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - detail on Catania Catania represented with the mighty tower of the Cathedral, destroyed by the 1693 earthquake.

Monochromatic map of A.Leal / 1635 - detail on Catania Catania represented with the mighty tower of the Cathedral, destroyed by the 1693 earthquake.

Etna - lava flows  1634-1636 - on this map from Stefano Branca

Etna - lava flows 1634-1636 - on this map from Stefano Branca

The narration of his observation, in old French, of which here is an accessible translation: {...} " From there, I went up on the Monte Gibello to see the scary fire and this new mouth of the hell which disgorges a river of 500 feet wide. This new mouth opened on December 19, 1634, and the fire did not stop running until December 8, the day of the Conception of the Virgin, in 1635 " (to be noted the paw of the clergyman).

 {...} " De là, je suis monté sur le Monte Gibello pour voir le feu effrayant et cette bouche nouvelle de l''enfer qui dégorge un fleuve embrasé d'une largeur d'au moins 500 pas. Cette nouvelle bouche s'ouvrit le 19 décembre 1634 et le feu n'a cessé de courir que le 8 décembre, jour de la Conception de la vierge, en 1635 " ( à noter la patte de l'écclésiastique).

Extract from the correspondence accompanying the eruption map - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Extract from the correspondence accompanying the eruption map - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

{...} " The flowing material is like the liquefied metal that flows from the furnace to make a piece of cast iron, strong red and very ardent - which gradually hardens as it moves away from its origin It is a mixture of iron, lead, earth, salt and sulfur. "

{...} " La matière qui coule est comme le métal liquéfié qui coule de la fournaise pour faire une pièce de fonte, fort rouge et fort ardente – laquelle peu à peu se durcit à mesure qu'elle s'éloigne de son origine. C'est un mélange de fer, de plomb, de terre, de sel et de soufre ".

Extract from the correspondence accompanying the eruption map - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Extract from the correspondence accompanying the eruption map - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Sources:

- Il Vulcano - Eruzione del 1634. Lettering and illustrations by Antoine Leal sul nuovo del Mongibello crater - Santo Scalia

- Gallica - National Library of France - link

- The Most Ancient Maps of Erupting Mount Etna - Elmanuela Guidoboni
- Current knowledge of Etna 's flank eruptions (Italy) over the past 2500 years. From the iconographies of the XVII century to modern geological cartography Stefano Branca, Tiziana Abate

- Global Volcanism Program - Etna Eruptive History / 19.12.1634 (?) - 27.04.1638

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Une lettre, envoyée par le frère Jésuite Antoine Léal à un certain Monsieur Dop, et datée du 18 mars 1636, et qui s'accompagne d'une carte à l'encre et aquarelle sépia, décrit l'éruption de l'Etna en 1635.

Ces documents font partie des manuscrits conservés à la Bibliothèque Nationale de France.(page 172 et suiv.)

Antoine Léal a visité la Sicile, et fait une excursion à l'Etna le 8 décembre 1635.

Il va décrire l'éruption en cours depuis 1634 dans une carte monochromatique: elle dépeint le sommet du volcan, avec le site de Torre del Filosofo et sa fissure éruptive, le panache sommital de l'éruption en cours, la coulée de lave qui se divise en deux bras au niveau du Salto del Cane.

Carte monochromatique à l'encre et aquarelle sépia de A. Léal conservée à la Bibliothèque Nationale de France. – 47,3 x 33,2 cm – illustrant l'éruption de l'Etna lors de son excursion le 8 décembre 1635, et jointe à sa correspondance. - un clic pour agrandir

Carte monochromatique à l'encre et aquarelle sépia de A. Léal conservée à la Bibliothèque Nationale de France. – 47,3 x 33,2 cm – illustrant l'éruption de l'Etna lors de son excursion le 8 décembre 1635, et jointe à sa correspondance. - un clic pour agrandir

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 - détail sur la séparation en 2 branches de la coulée près du Serra Pizzato et du Mt. Salto del Cane

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 - détail sur la séparation en 2 branches de la coulée près du Serra Pizzato et du Mt. Salto del Cane

Il décrit fidèlement le champ de lave, après un an d'activité, et l'avancée des coulées de lave ; la branche sud a atteint sa longueur maximale en arrivant au Monte Difeso. La branche Est a son front de coulée hors du champ du dessin, sur la droite. Les petites coulées secondaires, qui se sont développées près du Mont Gorna et du Mont Ilice, sont signalées.

Il décrit de plus les cratères inactifs, et 27 villages, ainsi que la cérémonie religieuse illustrant l'impact humain de l'éruption sur la population du temps.

A noter que Catane est représentée avec le puissant clocher de la Cathédrale, détruit par le tremblement de terre de 1693.

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 -  détail sur le sommet avec le Piano del Sacrificio / Torre del Filosofo

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 - détail sur le sommet avec le Piano del Sacrificio / Torre del Filosofo

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 -  détail sur la cérémonie religieuse en présence des habitants et les petites coulées secondaires près du Mt. Gorna

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 - détail sur la cérémonie religieuse en présence des habitants et les petites coulées secondaires près du Mt. Gorna

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 -  détail sur Catania Catania  représentée avec le puissant clocher de la Cathédrale, détruit par le tremblement de terre de 1693.

Carte monochromatique de A.Léal / 1635 - détail sur Catania Catania représentée avec le puissant clocher de la Cathédrale, détruit par le tremblement de terre de 1693.

Etna - coulées de 1634-1636 - sur cette carte de Stefano Branca

Etna - coulées de 1634-1636 - sur cette carte de Stefano Branca

La narration de son observation, en vieux Français, dont voici une traduction accessible : {...} " De là, je suis monté sur le Monte Gibello pour voir le feu effrayant et cette bouche nouvelle de l''enfer qui dégorge un fleuve embrasé d'une largeur d'au moins 500 pas. Cette nouvelle bouche s'ouvrit le 19 décembre 1634 et le feu n'a cessé de courir que le 8 décembre, jour de la Conception de la vierge, en 1635 " ( à noter la patte de l'écclésiastique).

Extrait de la correspondance accompagnant la carte de l'éruption - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Extrait de la correspondance accompagnant la carte de l'éruption - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

{...} " La matière qui coule est comme le métal liquéfié qui coule de la fournaise pour faire une pièce de fonte, fort rouge et fort ardente – laquelle peu à peu se durcit à mesure qu'elle s'éloigne de son origine. C'est un mélange de fer, de plomb, de terre, de sel et de soufre ".

Extrait de la correspondance accompagnant la carte de l'éruption - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Extrait de la correspondance accompagnant la carte de l'éruption - A. Léal / Bibliothèque Nationale de France

Sources :

- Il Vulcano - Eruzione del 1634. Lettera e illustrazione di Antoine Léal sul nuovo cratere del Mongibello - Santo Scalia

- Gallica - Bibliothèque Nationale de France - link

- The Most Ancient Maps of Erupting Mount Etna -Emanuela Guidoboni

- Current knowledge of Etna's flank eruptions (Italy) occurring over the past 2500 years. From the iconographies of the XVII century to modern geological cartography Stefano Branca, Tiziana Abate

- Global Volcanism Program - Etna eruptive history / 19.12.1634 (?) - 27.04.1638

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

A Pompéi, aux pieds du Vésuve, les découvertes se succèdent. Après le graffiti précisant le mois de l'éruption qui a enseveli la cité, une fresque a été mise au jour dévoilant les amours de Zeus et de Léda.

Pompéi – le mythe de Léda et du cygne dépeint sur une fresque nouvellement découverte – photo © AGF/SIPA

Pompéi – le mythe de Léda et du cygne dépeint sur une fresque nouvellement découverte – photo © AGF/SIPA

Cette illustration magnifiquement préservée du mythe grec a été retrouvée dans la chambre à coucher d'une maison Pompéienne, située Via del Vésuvio au nord de la ville ensevelie en 79 avant JC. Ce thème développe des récits concernant les relations entre le dieu suprême et les humains, une mythologie complexe reprise par le syncrétisme pratiqué à Rome.

La fresque de Pompéi dépeint les ébats de la reine de Sparte Léda avec Zeus qui a pris la forme d'un cygne. - photo Cesare Abatte / Parc archéologique de Pompéi

La fresque de Pompéi dépeint les ébats de la reine de Sparte Léda avec Zeus qui a pris la forme d'un cygne. - photo Cesare Abatte / Parc archéologique de Pompéi

Le mythe et ses implications dans l'histoire antique :

Zeus vit Léda, l'épouse du roi de Sparte Tyndare, se baigner dans le fleuve Euratos, et la désira.

Pour s'en approcher, in con!ut une ruse avec la complicité d'aphrodite : il lui demanda de se changer en aigle, et de simuler une poursuite, après l'avoir métamorphosé en cygne. Léda prit entre ses bras le cygne effrayé, et Zeus en profita pour s'unir à la reine.

Léda fut fécondée par son époux le même jour.

Léda donna naissance à quatre enfants, deux immortels, enfants de Zeus : Hélène et Pollux, et deux mortels, enfants de Tyndare : Clytemnestre et Castor.

Castor et Pollux, les Dioscures - vase antique peint - Doc Master the stars

Castor et Pollux, les Dioscures - vase antique peint - Doc Master the stars

Les deux garçons, Castor et Pollux, connus sous le nom de Dioscures (Identifiés à la constellation des Gémeaux, les Dioscures sont les patrons des marins et des athlètes.), vont connaître une épopée humaine, suivie d'une divinité partagée. Inséparables, ils seront vénérés par les grecs puis les romains.

Ménélas a l'intention de tuer Hélène mais, frappé par sa beauté, il lâche son épée. Un Éros volant et Aphrodite, à gauche d'Hélène, regardent la scène. Détail d'un cratère attique à figures rouges, 450-440 av. J.-C., découvert à Gnathia (actuelle Egnazia, Italie). - Musée du Louvre

Ménélas a l'intention de tuer Hélène mais, frappé par sa beauté, il lâche son épée. Un Éros volant et Aphrodite, à gauche d'Hélène, regardent la scène. Détail d'un cratère attique à figures rouges, 450-440 av. J.-C., découvert à Gnathia (actuelle Egnazia, Italie). - Musée du Louvre

Hélène devint à son tour reine de Sparte, mariée à Ménélas, qu'elle abandonna, de bon gré ou contrainte, pour épouser le prince Paris de Troie.

Cet épisode déclencha la Guerre de Troie, qui opposa une coalition grecque aux Troyens. La ville finit par tomber après un long siège, grâce à un stratagème : le cheval de Troie qui cachait de valeureux guerriers. Tous les protagonistes de cette histoire sont repris dans le récit de l'Iliade.

L'autre fille, Clytemnestre, épousa le frère aîné de Ménélas, Agamemnon, roi de Mycènes et des Grecs.

Clytemnestre fit assassiner son époux par son amant, Egysthe, à son retour de la guerre de Troie. Oreste, leur fils, vengea son père en tuant sa mère.

Que de destins funestes rassemblés, les héros mythologiques et la ville ensevelie sous l'éruption.

 

Sources :

- France Culture - A Pompéi, des découvertes en cascade

- You tube - Nuove scoperte a Pompei: l'affresco di Leda e il cigno

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