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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #l'art sur les chemins du feu catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #L'art sur les chemins du feu
Mt Tarawera - images d'archives après l'éruption du 10 juin 1886 - photo Waimangu Valley via Brad Scott

Mt Tarawera - images d'archives après l'éruption du 10 juin 1886 - photo Waimangu Valley via Brad Scott

A 0h30 le 10 juin 1886, les habitants locaux sont réveillés par de violents tremblements marquant le début de l’éruption. La phase initiale est de type phréatomagmatique, résultante de la montée d’un magma basaltique – et différent du magma rhyolitique d’autres éruptions – et de sa rencontre avec les eaux souterraines à une profondeur de 300 mètres sous la surface. A 1h30, le flanc du dôme Wahanga explose, ouvrant une fissure. L’ouverture par étapes et l’élargissement de la fissure éruptive résultent en une série de 13 cratères au travers du complexe de dômes Tarawera.

 

Mt Tarawera - images d'archives après l'éruption du 10 juin 1886 - photo Waimangu Valley via Brad Scott

Mt Tarawera - images d'archives après l'éruption du 10 juin 1886 - photo Waimangu Valley via Brad Scott

A gauche, Tarawera - le centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - à droite, Carte du rift Tarawera 1886, du volcan Tarawera et des lacs avant l'éruption – Doc. GNS - un clic pour agrandirA gauche, Tarawera - le centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - à droite, Carte du rift Tarawera 1886, du volcan Tarawera et des lacs avant l'éruption – Doc. GNS - un clic pour agrandir

A gauche, Tarawera - le centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - à droite, Carte du rift Tarawera 1886, du volcan Tarawera et des lacs avant l'éruption – Doc. GNS - un clic pour agrandir

Aux environs de 2h30, trois sommets sont en éruption, les dômes de lave visqueuse ont explosés, générant des panaches atteignant plusieurs dizaines de milliers de mètres de hauteur.

Le surge pyroclastique initial détruit plusieurs villages Maori dans les environs, le plus connu étant Te Wairoa, et les cendres du volcan sont retrouvés jusque Christchurch. Les résidents d'Auckland peuvent voir des flashs lumineux et entendre des grondements, à tel point qu'ils croient en une attaque de la flotte Russe.

Des coulées pyroclastiques vont affecter les flancs sud, est et nord de la chaîne ; ils donneront par la suite des lahars.

Dans la partie sud de la fissure éruptive, en contact avec les eaux du lac Rotomahana, des explosions phréatiques créent de grands cratères.

Tableau de Charles Blomfield, illustrant d'après témoignages l'éruption du Mount Tarawera le 10 juin 1886

Tableau de Charles Blomfield, illustrant d'après témoignages l'éruption du Mount Tarawera le 10 juin 1886

La phase principale plinienne génère une colonne éruptive d’environ 30 kilomètres de haut, d’après l’analyse des dépôts, et pourrait avoir cessé au bout de quatre heures. Une étude des dépôts proches de la fissure corrobore les témoignages faisant état de de plusieurs colonnes éruptives plus petites alimentant la colonne plinienne principale. On pense aujourd’hui que les évents de 4 cratères , situés dans une zone comprise entre le cône de tuff Ruawahia et la portion sud-ouest du dôme Tarawera, ont contribué à l’établissement de la colonne plinienne. Au cours de cette phase plinienne, des évents plus faibles situés dans la section nord-est de la fissure ont eu une activité strombolienne.

A la fin de la phase plinienne, une brève phase phréatomagmatique a pris place, peut-être à la suite d’un nouvel effondrement du sommet de la colonne magmatique dans les eaux souterraines.

 

Le Mont Tarawera - photo Gerald Viabloga

Le Mont Tarawera - photo Gerald Viabloga

La fissure éruptive du Tarawera - photo C.Lindberg

La fissure éruptive du Tarawera - photo C.Lindberg

Cette éruption, qualifiée par le GVP de VEI 5, a ouvert un rift de 17 km de long à travers le sommet de la montagne, du lac Rotomahana et jusque dans la vallée de Waimangu. Un mélange de vapeur et de roche finement fragmentée, connue sous le nom de " Boue de Roromahana ", formé par les éruptions phréatiques / phréatomagmatiques massives , s’est propagé comme un base surge sur 4 à 6 km, causant destruction et morts. Bien que certains décès soient causés directement par ce surge, la plupart fut attribué à l’effondrement des toits sous l’accumulation de cendres humides. Des villages furent détruits et à la place du site des Pink & White terraces, un cratère profond de plus de 100 mètres s’est ouvert.

Peinture de K.Watkins, illustrant l'apparition du canoë fantôme sur les eaux du lac Tarawera avant l'éruption - doc. OSU

Peinture de K.Watkins, illustrant l'apparition du canoë fantôme sur les eaux du lac Tarawera avant l'éruption - doc. OSU

La description de la scène par William Bird : " Le lac Tarawera était comme un miroir de cuivre, réfléchissant la montagne de la base au sommet. Dominant le tout, un grand rideau de nuages, sombres sur le dessus, et éclairés de jaune et de safran à leur face inférieure. Des nuages, sortaient de grandes boules de roches enflammées qui tombaient par moment, avec des éclaboussures dans les eaux du lac ". 

Cette éruption a fasciné beaucoup de personnes, car elle se mêle à la culture Maori. Onze jours avant l'éruption, un canot de guerre traditionnel Maori a été aperçu voguant sur le lac Tarawera. Sur le canoë, deux rangées de personnes habillés pour le deuil ... selon la culture Maori, ce canoë de guerre semble correspondre à des âmes transportées vers la montagne des morts, le Mont Tarawera.Aussi loin que l'on connait l'histoire des Maori, il n'ya pas eu de guerre dans cette zone, et la présence du canoë de guerre spirituel est donc considérée comme un pressentiment sinistre, annonciateur de mort. Ce fut le cas, 11 jours plus tard.

Sources :

- GNS - Okataina Volcanic Centre/ Mt Tarawera Volcano

- Te Ara – Historic volcanic activity – Tarawera

- Global Volcanism Program – Okataina volcanic center

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

From the middle of the 18th century onwards, and in the wake of "the Lumières", interest in foreign cultures and peoples, their living conditions and their environment was constantly increasing. The attraction for travel, well disseminated by the literature of the time, allowed a ritual first spread in the midst of the English, then mainland's aristocracy, as well as in the upper middle class, to develop: "The Grand Tour ".

Watercolor on vellum illustrating a range, tryptic of erupting Vesuvius - anonymous author 18th century - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Watercolor on vellum illustrating a range, tryptic of erupting Vesuvius - anonymous author 18th century - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Its aim was to complete the education of young men by an initiatory journey, a tour throughout Europe (in fact a part ... see the map on the video).
Italy was a must: many artistic homes attracted the golden youth, and the artists who accompanied these wealthy travelers.
This was the case of the engraver Charles Nicolas Cochin in 1749-1751 with the Marquis de Vandières, brother of the Marquise de Pompadour, Jean-Honoré Fragonard in 1773-1774 with the Treasurer General Bergeret de Grancourt or the Vaudois Louis Ducros in 1778 with four Young Dutchmen who took him to paint watercolors as far as Taranto, Sicily and Malta.
Travelers also crossed into Italy artists who supplied them with images to bring home, inevitable accessories of any successful Grand Tour: views of the city and the lagoon of Venice by Canaletto then by the Guardi, scenes of eruption of Vesuvius by Pierre-Jacques Volaire, portraits painted by Rosalba Carriera in Venice and Pompeo Batoni in Rome.

Watercolor on vellum illustrating a fan, double view of Vesuvius in eruption and Tomb of Virgil - anonymous author 1779 - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Watercolor on vellum illustrating a fan, double view of Vesuvius in eruption and Tomb of Virgil - anonymous author 1779 - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Among these images are small watercolors of Vesuvius in eruption, designed to adorn the fans, much used by the ladies of the century and offered as a gift to the return.

The Metropolitan Museum of Art in New York recently made these works searchable.
It is worth noting the precision of the watercolors, both in the rendering of the landscape and the nocturnal eruption, with panache crossed by flashes, lava fountain, ash falls, and also in the details of the frieze.


A single work is dated and may refer to a specific eruptive episode: 1779, the end of an IEV 3 eruption that lasted from 15 February 1770 to 4 October 1779 (GVP).
 
Sources:
- The Met / Metropolitan Museum of Art / article via David Bressan - link
- History of art - artists and the Grand Tour - link
- Global Volcanism Program - Vesuvius - Eruptive history

Watercolor on vellum illustrating a range / detail of the image above (one click to see full screen) - Vesuvius eruption in 1779 - anonymous writer - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Watercolor on vellum illustrating a range / detail of the image above (one click to see full screen) - Vesuvius eruption in 1779 - anonymous writer - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Watercolor on vellum illustrating a fan, with double ink framing - Landscape of countryside surrounding Vesuvius, with on the right the Bay of Naples - 19th century anonymous author - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Watercolor on vellum illustrating a fan, with double ink framing - Landscape of countryside surrounding Vesuvius, with on the right the Bay of Naples - 19th century anonymous author - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

A partir du milieu du 18° siècle, et à la suite des Lumières, l’intérêt pour les cultures et les peuples étrangers, leurs conditions de vie et leur milieu s’est constamment accru. L'attrait pour les voyages, bien diffusé par la littérature de l'époque, a permis à un rituel d’abord répandu au sein de l’aristocratie anglaise, puis continentale, ainsi que dans la haute bourgeoisie, de se développer : " Faire le Grand Tour " .

 

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, tryptique du Vésuve en éruption - auteur anonyme 18° siècle - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, tryptique du Vésuve en éruption - auteur anonyme 18° siècle - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Son objet était de parachever par un point d'orgue l’éducation des jeunes hommes par un voyage initiatique, par une tournée à travers toute l’Europe (en réalité une partie ... voir la carte sur la vidéo).

L'Italie constituait un must : de nombreux foyers artistiques y ont attiré la jeunesse dorée, et les artistes qui accompagnaient ces voyageurs fortunés.

Ce fut le cas du graveur CharlesNicolas Cochin en 1749-1751 avec le marquis de Vandières, frère de la marquise de Pompadour, de Jean-Honoré Fragonard en 1773-1774 avec le trésorier général Bergeret de Grancourt ou du Vaudois Louis Ducros en 1778 avec quatre jeunes Hollandais qui l’emmenèrent peindre des aquarelles jusqu’à Tarente, en Sicile et à Malte.

Les voyageurs croisaient aussi en Italie des artistes qui leur fournissaient des images à rapporter chez eux, accessoires inévitables de tout Grand Tour réussi : vues de la ville et de la lagune de Venise par Canaletto puis par les Guardi, scènes d’éruption du Vésuve par Pierre-Jacques Volaire, portraits peints par Rosalba Carriera à Venise et Pompeo Batoni à Rome.

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, double vue sur Vésuve en éruption et la Tombe de Virgile - auteur anonyme  1779 - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, double vue sur Vésuve en éruption et la Tombe de Virgile - auteur anonyme 1779 - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Parmi ces images, figurent de petites aquarelles du Vésuve en éruption, destinées à orner les éventails, fort utilisés par les dames du siècle et offerts en cadeau au retour. Le Metropolitan Museum of Art de New York a récemment rendu ces oeuvres consultables.

Il faut noter la précision des aquarelles, à la fois dans le rendu du paysage et de l'éruption nocturne, avec panache traversé d'éclairs, fontaine de lave, retombées de cendres, et aussi dans les détails de la frise.

Une seule oeuvre est datée et peut se rapporter à un épisode éruptif précis : 1779, soit la fin d'une éruption de VEI 3 qui a duré du 15 février 1770 au 4 octobre 1779 (GVP)

 

Sources :

- The Met / Metropolitan Museum of Art / article via David Bressan - link

- Histoire de l'art - les artistes et le Grand Tour - link

Global Volcanism Program – Vesuvius – Eruptive history

 

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail / détail de l'image ci-dessus (un clic pour voir en pleine écran) - éruption du Vésuve en 1779 -  auteur anonyme - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail / détail de l'image ci-dessus (un clic pour voir en pleine écran) - éruption du Vésuve en 1779 - auteur anonyme - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, avec encadrement double à l'encre - Paysage de campagne entourant le Vésuve, avec à droite la Baie de Naples - auteur anonyme 19° siècle - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

Aquarelle sur vélin illustrant un éventail, avec encadrement double à l'encre - Paysage de campagne entourant le Vésuve, avec à droite la Baie de Naples - auteur anonyme 19° siècle - Harris Brisbane Dick Fund, 1938 / Metropolitan Museum of Art NY

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Joseph Wright of Derby, born in 1734 in Derby and died in 1797 in the same city, is a British landscape painter and portraitist.
He was recognized as the first major professional painter to build his career outside the capital.
He is famous for his technique of chiaroscuro, which accentuates the contrasts between light and dark, and for his candle-lit scenes, influenced in this field by van Honthorst and Rembrandt van Rijn.
His paintings illustrate the beginnings of science, alchemy, scenes of experience, new machines and leaders of the industrial revolution. They constitute important archives on the "Age of Enlightenment", a period when science confronts obscurantism and religious values.

"Vesuvius in Eruption, with a view of the bay of Naples" - work by Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - a click to enlarge - doc. TATE

"Vesuvius in Eruption, with a view of the bay of Naples" - work by Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - a click to enlarge - doc. TATE

We will only be interested in a short period of his professional life, from 1773 to 1777, during which he visited Italy and was marked by the eruptions of Vesuvius, understanding how his interest in light sources could be combined with the painting of landscapes.
He painted thirty canvases of the volcano, combining precise observation of nature, including rock formations or the effects of light from the atmosphere, without sacrificing composition, poetry, beauty or drama.
 
"Vesuvius in eruption, with a view of the islands of the Bay of Naples" does not show a particularly strong eruption, but the painter succeeded in capturing the atmosphere lived after a nocturnal ascent, at the full moon, arriving on the Somma which forms the background of the active cone, on which fall the incandescent rocks that feed the lava flow lower.

"Vesuvius, from Portici" - work by Joseph Wright from Derby - a click to enlarge - doc.Wikicommons

"Vesuvius, from Portici" - work by Joseph Wright from Derby - a click to enlarge - doc.Wikicommons

"The Vesuvius from Portici" takes up the halo surrounding the eruption seat of the preceding picture, while maintaining a different atmosphere, with a wider foreground, better illuminated by the activity of the volcano.


The Global Volcanism Program reports the eruption of February 15, 1770, with a presumed end in October 1779, based on historical observations. From VEI 3, it concerned the summit and the northern and eastern flanks of Vesuvius.
At the same time, Vesuvius was the subject of other painters, including Pierre-Jacques Volaire, or Pietro Fabris, commissioned by Lord Hamilton.
 
Sources:
- Global Volcanism Program - Vesuvius - link
- Totally History - Joseph wright of Derby - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Joseph Wright de Derby, né en 1734 à Derby et mort en 1797 dans la même ville, est un peintre paysagiste et portraitiste britannique.

Il a été reconnu comme le premier peintre professionnel majeur à construite sa carrière en dehors de la capitale.

Il est célèbre pour sa technique du clair-obscur, qui accentue les contrastes entre les parties claires et sombres, et pour ses scènes éclairées à la bougie, influencé dans ce domaine par van Honthorst et Rembrandt van Rijn.

Ses tableaux illustrent les débuts de la science, l'alchimie, des scènes d'expériences, de nouvelles machines et les dirigeants de la révolution industrielle. Ils constituent des archives importantes sur le "Siècle des Lumières", période où la science affronte l'obscurantisme et les valeurs religieuses.

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" -  oeuvre de Joseph Wright of Derby  1734 - 1797 - un clic pour agrandir - doc. TATE

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" - oeuvre de Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - un clic pour agrandir - doc. TATE

Nous ne nous intéresserons qu'à une petite période de sa vie professionnelle, de 1773 à 1777, durant laquelle il visite l'Italie et a été marqué par les éruptions du Vésuve, comprenant comment son intérêt pour les sources de lumière pouvait se combiner avec la peinture de paysages.

Il peignit trente toiles du volcan, combinant une observation précise de la nature, y compris les formations rocheuses ou les effets de lumière de l'atmosphère, sans sacrifier la composition, la poésie, la beauté ou encore le drame.

 

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" n'illustre pas une éruption particulièrement forte, mais le peintre a réussi à capturer l'ambiance vécue après une ascension nocturne, à la pleine lune, en débouchant sur la Somma qui forme l'arrière-plan du cône actif sur lequel retombent les roches incandescentes qui alimentent la coulée de lave plus bas.

"Le Vésuve, de Portici" - oeuvre de Joseph Wright de Derby - un clic pour agrandir -  doc.Wikicommons

"Le Vésuve, de Portici" - oeuvre de Joseph Wright de Derby - un clic pour agrandir - doc.Wikicommons

"Le Vésuve, de Portici" reprend le halo entourant le siège de l'éruption du tableau précédent, tout en faisant régner une atmosphère différente, avec l'avant-plan plus large et mieux éclairé par l'activité du volcan.

Le Global Volcanism Program signale l'éruption du 15 février 1770, avec une fin présumée en octobre 1779, sur base d'observations historiques. De VEI 3, elle a concerné le sommet et les flancs nord et est du Vésuve.

A la même époque, le Vésuve fut le sujet d'autres peintres, dont Pierre-Jacques Volaire, ou Pietro Fabris, mandaté par Lord Hamilton.

 

Sources :

- Global Volcanism Program – Vesuvius – link

- Totaly History – Joseph wright of Derby – link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Salvatore Fergola (1796 – 1874) est un peintre italien, né à Naples dans une famille d'artistes. Il se consacre depuis sa jeunesse à la peinture de paysages, suivant l'exemple de son mentor Jakob Philipp Hackert.

"L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

"L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

En 1819, il est nommé "peintre paysagiste de S.A. le duc de Calabre", par François de Bourbon, futur François Ier, qu'il suit en Sicile et dans les Pouilles, avec la tâche de fixer sur toile les lieux et évènements mémorables. Sur ordre du Roi,, il est nommé, en 1827, professeur honoraire de l'Institut Royal des Beaux-Arts.

Il fréquente la cour d'Espagne puis celle de France, où il est nommé "peintre de la Cour".

En 1830, il retourne à Naples et participe à de nombreuses expositions, couronnées de diverses médailles.

Avec ses oeuvres présentées en 1851, l'artiste révèle une sensibilité pour la mode du paysage historique. Il meurt à Naples en 1874.

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Parmi ses oeuvres, une peinture de 1860 environ, retient mon attention :  "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples".

Cette éruption, qui marque le sommet et le flanc sud-ouest du Vésuve, a duré du 19 décembre 1855 au 31 décembre 1861. Le Global Volcanism Program la qualifie d'un VEI 3. Elle fait partie d'une période marquée par des éruptions fréquentes explosive et effusive commencée en 1631, la plus importante depuis l'an 79, et qui se termina en 1944.

Ce tableau a été présenté lors de l'exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" au musée Zevallos de Naples en avril 2016.

Détail d'un autre tableau : "Le chemin de fer Torre Annunziata-Nocera, avec le Vésuve" – de Salvatore Fergola / 1844 - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail d'un autre tableau : "Le chemin de fer Torre Annunziata-Nocera, avec le Vésuve" – de Salvatore Fergola / 1844 - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Un autre oeuvre dépeint le passage du train Torre Annunziata-Nocera,avec en arrière-plan le Vésuve en éruption ; elle est datée de 1844, et correspond à la période d'activité du 20 septembre 1841 au 16 février 1850, de VEI 2, qui a marqué le sommet et les flanc supérieur nord et est du volcan.

Sources :

- Exposition Fergola, la splendeur d'un règne – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

- Global Volcanism Program – Vesuvius – eruptive history

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Our friend Jocelyn Lardy makes us the surprise of one of his paintings for the holidays.
After several works having as main subject a volcano in eruption, it mixes in it two of its passions: nature and aviation.


The work of this painter includes several aspects, with no other relation to each other, than art and the way to express his dreams. He loves detail and documents meticulously ... aviation has finally become one of his fields of research.

"Eruption ... of Mirages" - painting by Jocelyn Lardy.

"Eruption ... of Mirages" - painting by Jocelyn Lardy.

He poses a problem here with his painting entitled "Eruption of Mirages".
What is the volcano that emits this plume of ashes avoided by hunters whose formation breaks out under threat? Which country is it?

All this is part of the imagination of the artist, and it will not give us the answer this time ... to each one to form an opinion, after letting himself embark in the landscape.

Jocelyn Lardy with Mirage III renovation teams - photo of his site

Jocelyn Lardy with Mirage III renovation teams - photo of his site

You will find the volcanic paintings of the artist on this blog (links in sources).
 
Thanks to Jocelyn, and good end of year at all.

The artist in front of two of his "volcanic" works - photo of his Facebook page

The artist in front of two of his "volcanic" works - photo of his Facebook page

Sources :

- Jocelyn Lardy on his site : http://sjlardy.free.fr/

- volcanic paintings of the artist on this blog :

* " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

* "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

* "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

* "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Notre ami Jocelyn Lardy nous fait la surprise d'un de ses tableaux pour les fêtes.

Après quelques oeuvres ayant pour sujet principal un volcan en éruption, il mixe dans celle-ci deux de ses passions : la nature et l'aviation.

L'oeuvre de ce peintre comprend en effet plusieurs volets, sans autre rapport les uns avec les autres, que l'art et la manière d'exprimer ses rêves. Il affectionne le détail et se documente avec minutie ... l'aviation a finit par devenir l'un de ses domaines de recherche.

"Eruption ... de Mirages" - toile de Jocelyn Lardy.

"Eruption ... de Mirages" - toile de Jocelyn Lardy.

Il nous pose ici un problème avec son tableau intitulé "Eruption de mirages".

Quel est le volcan qui émet ce panache de cendres évité par les chasseurs dont la formation éclate sous la menace ? De quel pays s'agit-il ?

Tout ceci fait partie de l'imaginaire de l'artiste, et il ne nous donnera pas cette fois la réponse ... à chacun de se faire une opinion, après s'être laisser embarquer dans le paysage.

Jocelyn Lardy avec les équipes de rénovation du Mirage III - photo de son site

Jocelyn Lardy avec les équipes de rénovation du Mirage III - photo de son site

Vous retrouverez les toiles volcaniques de l'artiste sur ce blog (liens en sources).

 

Merci à Jocelyn, et bonne fin d'année à tous.

L'artiste devant deux de ses oeuvres "volcaniques" - photo de sa page Facebook

L'artiste devant deux de ses oeuvres "volcaniques" - photo de sa page Facebook

Sources :

- Jocelyn Lardy sur son site : http://sjlardy.free.fr/

- les autres oeuvres volcaniques de Jocelyn sur ce blog :

* " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

* "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

* "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

* "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

We stay in Reunion Island, but with another type of volcano.
A volcanic artist with frenzied production: Jace.
It will make us discover funny characters, the gouzous ... "landed a weekend from another planet, as he said, and never returned home. Small character without kind or race, I believe they have fun on Earth ".

Jace - gouzou playing jump-craters - doc. Myfactory.net

Jace - gouzou playing jump-craters - doc. Myfactory.net

Born in 1973, he arrives in Reunion Island with his parents in 1982. He is more "graffiti than street art", until the creation of the Gouzou in 1992 ... and is held to a large extent, given the positive popular reaction.
When La Réunion discovers his character fetish, he is busy crossing the oceans to implant his gouzous in the United States, China, Luxembourg, Brazil, Paris, although he continues to be based on the island.

Jace - gouzou fishing in a volcano - doc. Myfactory.net

Jace - gouzou fishing in a volcano - doc. Myfactory.net

As he says in his biography, "A frenetic vector of love and poetry, his style and his message reflect with exalted accuracy his multi-ethnic culture, his traveling appetite, his thirst for sharing with his congeners. Prevents the cultivation of a spicy taste for mocking and the joy of living, but always in a way unconditionally governed by a clear sense of humility and tolerance".

In 2015, returning to the Mathgoth gallery for a solo exhibition, Dipty Q, he took the opportunity to remake his facade - Doc. Matthgoth / Vimeo.

Not content with these works that decorate the walls of the world, he exhibits, and opened in Reunion Island, to put a little pressure, the Factory in Gouzou, a space at once gallery and store, where to buy books, works on wood, canvas, postcards, stickers.
The reactions of passers-by to these works vary: according to the artist, some have car accidents because of inattention while driving, others prefer to steal them, or still collect them in photos ("hunting gouzous ") ... or do not care.

Jace - Gouzou of the three Salazes - Doc. Noletjey.canalblog

Jace - Gouzou of the three Salazes - Doc. Noletjey.canalblog

Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"
Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"

Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"

Jace - gouzous in the volcano - doc. Myfactory.net

Jace - gouzous in the volcano - doc. Myfactory.net

Jace - example of work found at the Usine in Gouzou - Doc. of the site

Jace - example of work found at the Usine in Gouzou - Doc. of the site

The Facebook page "Art and volcano", in which the gouzous appear regularly, has made me fairly unconditional, especially those where we find the stylized cones of his adopted country, illustrated on this page ... detriment of all the others.

 

Sources :
- Facebook – Volcans et art – insertions de Christian Lauret et d'autres - link

- Facebook – Chasseurs de Gouzous – link 
- Twitter : #gouzous
- All city blog : Jace: L'Usine à Gouzou - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Nous restons à La Réunion, mais avec un autre type de volcan.

Un artiste volcan à la production frénétique : Jace.

Il va nous faire découvrir de drôles de personnages, les gouzous ... "débarqués un week-end d'une autre planète, comme il le dit, et jamais rentrés chez eux. Petit personnage sans genre ni race, je crois qu'ils s'amusent bien sur Terre".

Jace - gouzou qui joue à saute-cratères - doc. myfactory.net

Jace - gouzou qui joue à saute-cratères - doc. myfactory.net

Né en 1973, il arrive à La Réunion avec ses parents en 1982. Il est plus graffeur que street art, jusqu'à la crétion du Gouzou en 1992 ... et s'y tient en grande partie, vu la réaction populaire positive.

Lorsque La Réunion découvre son personnage fétiche, il est occupé à franchir les océans pour implanter ses gouzous aux Etats-Unis, en Chine, au Luxembourg, au Brésil, à Paris, bien qu'il continue à être basé sur l'île.

Jace - gouzou pêche dans un volcan - doc. myfactory.net

Jace - gouzou pêche dans un volcan - doc. myfactory.net

Comme il est dit dans sa biographie," Vecteur frénétique d’amour et de poésie, son style et son message reflètent avec une justesse exaltée sa culture multi-ethnique, son appétit voyageur, sa soif de partage avec ses congénères. Ce qui ne l’empêche en aucun cas de cultiver un goût pimenté pour la ''moucate'' (moquerie) et la joie de vivre. Mais toujours dans une démarche inconditionnellement gouvernée par un sens tranché d’humilité et de tolérance ".

en 2015, de retour à la galerie Mathgoth pour une expo solo, Dipty Q, il en profite pour refaire sa facade - Doc. Matthgoth / Viméo.

Non content de ces oeuvres qui décorent les murs du monde, il expose, et a ouvert à La Réunion, histoire de se mettre un peu la pression, l'Usine à Gouzou, un espace à la fois galerie et magasin, où s'achètent des livres, des oeuvres sur bois, sur toile, des cartes postales, des autocollants.

Les réactions des passants à ces oeuvres sont variables : selon l'artiste, certains ont des accidents de voiture à cause d'inattention au volant, d'autres préfèrent les voler, d'autre encore les collectionnent en photos ("la chasse aux gouzous") ... ou s'en foutent.

Jace - Gouzou des trois Salazes - doc. noletjey.canalblog

Jace - Gouzou des trois Salazes - doc. noletjey.canalblog

Jace - ses oeuvres décorent aussi bien de vieux murs que des réservoirs ou des pinions entiers d'immeubles ainsi personnalisés - un clic pour agrandir - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art et volcan"Jace - ses oeuvres décorent aussi bien de vieux murs que des réservoirs ou des pinions entiers d'immeubles ainsi personnalisés - un clic pour agrandir - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art et volcan"

Jace - ses oeuvres décorent aussi bien de vieux murs que des réservoirs ou des pinions entiers d'immeubles ainsi personnalisés - un clic pour agrandir - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art et volcan"

Jace - gouzous dans le volcan - doc. myfactory.net

Jace - gouzous dans le volcan - doc. myfactory.net

Jace - exemple d'oeuvre trouvable à l'Usine à Gouzou - Doc. du site

Jace - exemple d'oeuvre trouvable à l'Usine à Gouzou - Doc. du site

La page Facebook "Art et volcan", dans laquelle apparaissent régulièrement les gouzous, m'en a rendu assez inconditionnel, spécialement de ceux où l'on retrouve les cônes stylisés de son pays d'adoption, illustrés sur cette page ... au détriment de tous les autres.

 

Sources :

- Facebook – Volcans et art – insertions de Christian Lauret et d'autres - link 

- Facebook – Chasseurs de Gouzous – link 

- Twitter : #gouzous

- All city blog : Jace: L'Usine à Gouzou - link

 

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