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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #mythes et legendes. catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

Les légendes nordiques  :

" Il y eu trois ans d’hiver ! Le premier hiver fut appelé hiver des vents …les tempêtes ont soufflées, la neige est tombée en abondance et le gel fut puissant. Le deuxième hiver fut appelé Hiver de l’Epée : les hommes, laissés en vie par l’hiver précédent, volèrent et tuèrent à l’arme blanche pour se nourrir de ce qui restait. Le troisième hiver fut appelé Hiver du Monde : L’ancienne sorcière qui vivait dans le bois de Fer a nourri le loup Managarm avec les hommes laissés sans sépulture. Les héros du Valhalla virent leur siège éclaboussé par le sang jaillissant des mâchoires de Managarm … signe pour les dieux que la bataille finale approchait."

 

Ce texte de la mythologie nordique fait référence à Ragnarök, la fin du monde prophétique comprenant trois hivers sans soleil, Fimbulvetr, suivis d’une bataille gigantesque dans la plaine de Vigrid. Presque tous les dieux, les géants et la quasi totalité des hommes périrent … le monde fut submergé par les flammes et submergé par les flots.

Vue d'artiste de Ragnarök, le combat final - photo Norse mythology.

Vue d'artiste de Ragnarök, le combat final - photo Norse mythology.

Ragnarök est à la fois l’effondrement de l’ancien ordre mondial, et l’émergence d’un monde nouveau. Les dieux restants vont rencontrer le seul couple d’humains qui a survécu, en se cachant lors de la destruction dans une forêt, se sustentant de la rosée matinale pour se maintenir en vie. Ce couple va repeupler le monde nouveau.

Le thème de Ragnarök est relaté par un clerc Islandais dans la Völuspá, une section de  l’Edda poétique, après l’an mil, et dans d’autres textes qui s’en inspirent.

L’étymologie du terme Ragnarök est controversée : diverses significations émergent, toutes cataclysmiques !  … " Destin final des dieux", "crépuscule des dieux", "renouvellement de la puissance divine", "destruction du monde"  …

Sujet de nombreuses études et objet de controverses, ces textes font références selon les uns à l’Apocalypse, et d’autres récits bibliques, pour d’autres à des influences païennes extérieures, réinterprétées et déformées par les auteurs suivants. Ils pourraient aussi puiser leur source dans l’observation des catastrophes naturelles qui ont marqué l’Islande.

Ragnarök, le combat final  - doc.by Johannes Gehrts / lastwordonnothing.

Ragnarök, le combat final - doc.by Johannes Gehrts / lastwordonnothing.

Le portail nord du XIe siècle de la Stavkirke d'Urnes a été interprété comme comportant des scènes de serpents et de dragons qui représentent le Ragnarök - photo Nina-no.

Le portail nord du XIe siècle de la Stavkirke d'Urnes a été interprété comme comportant des scènes de serpents et de dragons qui représentent le Ragnarök - photo Nina-no.

Légende et volcanisme responsable :

Les trois hivers rigoureux et la submersion par les flammes laissent penser d’une part à un "hiver volcanique" lié à une éruption de grande ampleur, les flammes également.

Le géologue et historienne Jelle Zeillinger de Boer, de l’Université Wesleyan du Connecticut, estime qu’on peut lier le mythe à une éruption catastrophique qui a marqué les esprits au cours du 9°siècle. Elle aurait été suivie de conséquences climatiques, de séquelles psychologiques, de bouleversements politiques et socio-économiques.

 Système volcanique du  Bárðarbunga : la ligne de cratère appelée Vatnaöldur - photo Rajan Parrikar.

Système volcanique du Bárðarbunga : la ligne de cratère appelée Vatnaöldur - photo Rajan Parrikar.

Une éruption massive aurait eu lieu vers 870, période à laquelle les Vikings se sont établis en Islande. Les archéologues ont appelé la couche de cendre de cette éruption la "couche de l’établissement", et l’utilise pour fixer la frontière avant et après l’occupation de l’Islande par les humains.

De nombreuses éruptions se sont passées au sud-ouest du glacier Vatnajökull, dans le système volcanique du Bárðarbunga, au niveau d’une ligne de cratère appelée Vatnaöldur, avant de migrer vers la ligne de cratère Veiðivötn, située dans une zone lacustre. Des explosions particulièrement explosives ont produit des basaltes tholéiitiques d’un volume estimé à 5-10 km³. Ces éruptions ont un VEI de 4.

Volcans sous et aux environs du Vatnajökull - les cratères Vatnaöldur et Veiðivötn au SO du glacier- carte Einarsson

Volcans sous et aux environs du Vatnajökull - les cratères Vatnaöldur et Veiðivötn au SO du glacier- carte Einarsson

Au dessus, la "couche de l'établissement" plus foncée / vers 870 - Photograph by Irpsit / Volcano Café

Au dessus, la "couche de l'établissement" plus foncée / vers 870 - Photograph by Irpsit / Volcano Café

Veiðivötn - photo bigfoot.over-blog.

Veiðivötn - photo bigfoot.over-blog.

Sources :

- Holocene eruption history and magmatic evolution of the subglacial volcanoes, Grímsvötn, Bárdarbunga and Kverkfjöll beneath Vatnajökull, Iceland  - by  Bergrún Arna Óladóttir - link

- Volcano Café  - The (ash) history of Iceland, in my backyard – Part II - link

- Of fire and water – the old Norse mythical worldview in an eco-mythological perspective - link

- Bárðarbunga and the Winters of Winds, of the Sword, of the World - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

 

God_kvall-_farbror-_Halsade_pojken---John-Bauer.jpg

"God kväll, farbror ! Hälsade pojken" "Good evening, old man ! The boy greeted." - par l'illustrateur suédois John Bauer 1915.

 

Selon un sondage conduit en 2007, 54% des Islandais ne nient pas l'existence des elfes et 8% y croient franchement, bien que seuls 3% revendiquent en avoir déjà rencontré personnellement. Le pouvoir de voir le huldufólk, le peuple caché, ne s'apprend pas; on naît avec. Pour trouver des elfes, les voyants n'ont pas vraiment besoin de faire quoi que ce soit: ils sentent simplement une présence elfique. Le huldufólk vit dans une autre dimension, invisible pour la majorité des mortels. Les elfes construisent leurs maisons dans des rochers et sur des contreforts escarpés, et semblent avoir un faible pour les formations de lave. 

 

hvitserkur - atlas obscuraHvitserkur ... atmosphère étrange et  rochers de lave aux formes bizarres ... vous pénétrez dans le monde du huldufólk. - photo Atlas obscura.


D'après un conte populaire islandais, Dieu demanda un jour à Eve, la première femme, de lui montrer ses enfants. Comme elle n'en avait lavé qu'une partie, elle n'osa pas lui montrer ceux qui n'étaient pas encore lavés. Dieu insista pour les voir tous, mais Eve rougissante lui dit qu'il n'y en avait pas d'autres. Mais Dieu sait tout et il ne se laissa pas abuser par ce mensonge. Il décida alors que ces enfants qu'on ne voulait pas lui montrer auraient une existence éternellement cachée aux yeux des hommes (d'où le nom de " huldufólk ", le peuple caché).


La capacité de voir des elfes est un phénomène intergénérationnel en Islande, bien que les enfants en signalent plus souvent que les adultes. Il est d'ailleurs admis que beaucoup de personnes nées extralucides perdent leur don après huit ans environ. En outre, cette aptitude ne se limite pas aux seuls Islandais - théoriquement, n'importe qui, quelle que soit sa nationalité, peut posséder le pouvoir de communiquer avec les elfes. Les extralucides voient des elfes toute l'année, parfois dans leur propre jardin, mais la veille de noël ainsi que le 31 décembre sont considérés comme particulièrement propices à ce genre de rencontres.

 

vik-cerna-plaz-full - photoguide.czSur la plage de sable noir de Vik, d'étranges rochers de lave sont liés aux légendes du "peuple caché" - photo photoguide.cz.


Cette croyance est ancrée à tel point que même l'administration joue le jeu. Ainsi, détourner une route pour éviter de détruire la maison d’un elfe n’a rien d’extraordinaire en Islande.. Victor Ingolfsson est le porte-parole de l’administration islandaise des travaux publics. Lui-même ne croit pas aux elfes... mais confirme que les elfes sont pris sérieusement en considération lorsque l’on discute le tracé d’une route :"C’est vrai, nous devons tenir compte des elfes et du Peuple caché. Cela fait en quelque sorte partie de notre travail de relations publiques. Nous connaissons des cas qui se sont produits ces quarante dernières années, où des gens sont venus nous voir parce qu’ils n‘étaient pas d’accord avec une route que nous étions en train de construire, parce qu’ils pensaient que des elfes ou d’autres créatures du Peuple caché vivaient à cet endroit. L’Islande étant un tout petit pays en terme de population, nous devons écouter tout le monde. Nous ne pouvons pas nous contenter de dire à quelqu’un : "Vous êtes fou! "

 

Mais comment expliquer la survivance de cette croyance jusqu'à nos jours ? Les spécialistes évoquent la tradition celte de l’Islande, mais aussi la rudesse du climat et de la nature de cette île nordique.

Selon Terry Gunnell, directeur du département d’ethnologie et de folklore de l’Université d’Islande, la richesse de la mythologie elfique contraste avec les difficultés rencontrées jadis par les islandais : les fréquentes éruptions, le climat polaire qui isolait l’Islande, et menaçait la vie des hommes et des bêtes … les islandais avaient besoin de rêver à de jours meilleurs. Croire aux elfes, c’est croire en l’existence des forces de la nature, présente ici depuis bien plus longtemps que les hommes. Il nous l’explique en ces mots  :"Les Islandais vivent dans un monde où des forces invisibles conditionnent leur vie. Prenons un tremblement de terre : vous le sentez venir avant qu’il ne se produise. Et puis vous voyez que votre maison est secouée, mais vous ne voyez pas concrètement par qui ni par quoi... Quand vous ouvrez votre robinet, de l’eau chaude coule, elle était là, juste en dessous, mais vous ne la voyiez pas. Là-dessous, il y a de l’eau chaude et de la lave, vous le sentez à l’odeur. De la même facon, un jour de blizzard, une violente rafale de vent peut vous jeter par terre ; la neige va former des silhouettes... Et puis il y a aussi la lumière du nord... la lumière ici est complètement différente. D’une certaine façon, les Islandais sont très conscients des forces qui les entourent et qui affectent leur vie."

 

Pour en apprendre plus sur les elfes et les trolls, je vous conseille le site de Christian Gilabert :  

                                "Au pays des Elfes et des Trolls" .

 

Et si vous n'arrivez toujours pas à entrer en contact avec eux, je vous propose un élixir belge qui devrait vous y aider ...

 

verre-cuvee-des-trolls.jpg                  Quand vous aurez éclusé tout cela, les trolls seront au rendez-vous ! 

La "Cuvée des Trolls" est une bière (7% d'alcool) brassée aux Brasseries Dubuisson frères à Pipaix (Belgique).

 

Sources :

- "Au pays des Elfes et des Trolls" ,le site de Christian Gilabert

- "Trolls, elfes et créatures légendaires", sur le site "Islande" de France Demarbaix, Photovoyage.org - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

 

thomas_reichart_800.jpg

 

Il y a deux ans déjà, Thomas Reichaert disparaissait sur les pentes de l'Etna, qu'il avait arpenté des dizaines de fois.

Parti seul pour photographier les coulées de lave de l'éruption 2008/2009, il a glissé et fait une chute d'une conquantaine de mètres sur la route de retour dans la Valle del Bove.

Un SMS parvenu à l'INGV à l'un de ses amis et collaborateur stipule simplement : "Help". Présumé mort à 32 ans de la suite de ses blessures et d'une exposition au froid en ce 1° décembre, il restera dans les mémoires en tant qu'un amoureux et poète de l'Etna.

 

Etna-Th-Reichaert.jpgLa première photo d'une série de cartes postales de l'Etna - EtnART Par ╬Thomas Reichart ╬ .

 

Il travaillait à l'institut technique de biochimie de Stuttgart et consacrait son temps libre à son hobby de photographe, et à ses nombreux voyages.

En Europe, il a voué un attachement particulier au massif volcanique de l'Etna, magnifiant le volcan et sa nature par de superbes clichés.

Il continue à nous accompagner et à partager sa passion pour le Mongibello grâce à ses photos, que vous pouvez retrouver sur sa page Flickr.

 

ETNA---Th.Reichart-2008.jpgPhoto symbôle de son amour de la vie et de sa passion pour l'Etna -   ╬Thomas Reichart ╬  2008.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

 offrande.jpg

          Offrande matinale dans les fumées du Bromo - photo JM Kiener .


Les Tengger, peuple d'agriculteurs vivant dans les montagnes de Java-est, sont d'obédiance indo-bouddhique, Mahayana.

Chaque année, ils célèbrent la céremonie dite du Kesada au cratère et à la mer de sable du Bromo.

 

Cette cérémonie date du règne du roi Braijaya, du royaume de Majapahit. Elle est conduite par un prêtre et un chamane et se passe, hors temple en grande partie, dans la caldeira du Tengger. Cette gigantesque caldeira abrite, outre le Bromo toujours actif (2.392 m.), d'autres volcans : le Segarawadi Kidul (2.661 m.), le Segarawadi Lor (2.650 m.), le mont Kursi (2.581 m.) et le Batok (2.470 m.).

 

BromoCloseup.jpgLe cône fumant du Bromo - on remarque l'escalier permettant de gravir la pente finale (centre de la photo) et le temple au pied du Batok, dont on ne voit qu'une pente à droite.


Les fidèles, accompagnés des officiants, gravissent les marches menant au cratère du Bromo, chargés d'offrandes. Après quelques prières, les offrandes de riz, légumes, victuailles diverses et volailles en tout genre sont jetées dans le cratère, perpétuant ainsi la légende.

 

La légende à l'origine du Kesada :

La reine du royaume de Mojopahit donna naissance à une fille , prénommée Roro Anteng; elle se maria avec Joko Seger, un jeune homme de la caste des Brahmanes.

Les jeunes gens durent s'exiler vers l'est du royaume, fuyant l'avancée islamique au 15° siècle. Dans leur exode, ils rencontrèrent un énorme massif de montagne, défendu par l'âpreté de ses pentes et là, une terre riche se prêtant bien à la culture. Le nom "Tenger" dériverait d'ailleurs des dernières syllabes de leur noms respectifs : Anteng et Seger.

La région d'adoption prospéra sous le règne du couple Roro et Jaka. Mais ceux-ci n'étaient pas pleinement heureux, ne sachant pas avoir de descendance.

Peiné de la chose, ils gravirent le mont Bromo et implorèrent l'aide du dieu. Celui-ci les assura d'une nombreuse descendance, à la condition expresse de sacrifier leur dernier né, en le jetant dans le cratère du volcan.

Après avoir donné naissance à 25 enfants, le moment fut venu d'honorer leur promesse. Comme ils ne pouvaient se résoudre à sacrifier leur fils préféré, le dieu s'est impatienté ... une série de calamité s'abbatit sur la région; les récoltes séchèrent sur pied, le volcan fit pleuvoir des cendres. Ils essayèrent bien de se cacher, mais partout où ils allaient, ils étaient poursuivis par la colère divine. Passant à proximité du Bromo, le feu sortit du cratère et s'empara de Baden Kusuma.

Avant s'être entrainé dans le cratère, le jeune prince dit : "Mes bien-aimés frères et soeurs, j'ai été sacrifié par nos parents pour me présenter devant le dieu Hyang Widi. Soyez en paix et vivez en toute prospérité sans oublier de perpétuer le culte. En souvenir de ce jour, je vous demande de vous livrer à une cérémonie annuelle le 14° jour du Kesada, au moment de la mi-lune, en faisant des offrandes de nourriture et de bétail ".

Cette cérémonie était et est faite en souvenir de lui, qui avait été offert au dieu pour que les calamités déjà connues ne se reproduisent pas.

 

20081101110204.jpg

                        Bromo - prières sur l'étroite plate-forme sommitale.

 

DSC05013-01.jpg               Préparation des offrandes, en équilibre au bord du goufre.


L'imprévisible volcan Bromo :

Le Bromo est un volcan très actif : au 20° siècle, il est entré 22 fois en éruptions, qualifiées de VEI 2-3 pour la plupart des évènements.

Le 21°siècle n'est pas en reste : en 2002, éruption de VEI 2

et la dernière en 2004 : le 8 juin, une éruption phréatomagmatique a tué trois personnes et blessé de nombreux visiteurs; cette éruption a duré 20 minutes, expulsant un panache de cendres et poussières à plus de 3.000 mètres; les retombées de cendres et lapilli furent concentrées sur un rayon de 300 m. autour du cratère, mais le panache détecté à plus de 75 km., au mont Kelud. (source VSI)

 

08.06.2004--Kyosho-Nisi.jpgBromo - éruption de juin 2004 - photo du panache mixte, prise par Kiyoshi Nishi, volcanologue, 9 minutes après le début de l'éruption; on devine le temple hindouiste au pied du Batok, à droite de la photo. / GVP.

 

Mtbromo-crater.jpgLe fond raviné du cratère - remarquez la teinte jaune des dépôts soufrés à gauche de la base du panache. - doc. Wikipedia.

 

Le cratère, large de 1.000 m. et profond de 300 m., est accessible au prix d'une "veritable descente aux enfers", dans de la cendre molle et glissante ; dans le bas, la chaleur et le fort dégazage soufré (H2S et SO2/ vapeur d'eau) limite l'exploration ... masque conseillé ! La remontée s'effectue le plus souvent à quatre pattes.

 

Sources :

- Des volcans et des hommes - Ph.Bourseiller & J.Durieux.

- Global Volcanism Program - Bromo - Tengger caldera

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Publié le par Bernard Duyck
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Vesuvius_from_Pompeii.jpg

                                    Le Vésuve, vu de Pompéï - doc. Wikipedia


" C'est à l'Etna et au Vésuve que christianisme et volcanisme s'imbriquent le plus intimement ! " dixit Maurice Krafft, dans le chapitre "Les saints protecteurs d'éruptions" in "Histoires de volcans".

A Naples, toute grosse éruption du Vésuve entraîne une procession religieuse avec sortie des reliques de saint Janvier de Télévent (San Gennaro de Televento).


En 1660, le saint signale sa présence en faisant pleuvoir des petites croix noires sur les villages environnants le volcan ... miracle !

Il s'agissait en fait de macles de pyroxène, arrachées au magma et projetées hors du cratère.  { Une macle est une association de 2 ou plusieurs cristaux de même nature, orientés différemment mais toujours suivant des règles cristallographiques rigoureuses. }


Hamilton---Vesuve-1767.jpgUn des premiers volcanologue, Lord Hamilton, utilise le registre de sorties des processions pour dater les éruptions passées du volcan; c'est ainsi qu'il nous raconte que lors de la grande éruption du Vésuve en octobre 1767, les cendres tombent sur la ville de Naples durant deux jours, recouvrant maisons et bateaux en mer de scories. La population des environs manifeste devant l'évêché pour que l'on sorte les reliques de San Gennaro; dès que celles-ci sont présentées au volcan, la fontaine de lave isue du cratère s'arrête de jaillir. Alexandre Dumas, qui a longtemps vécu à Naples et s'y est passionné pour l'histoire et les tarditions locales, écrit dans Le Corricolo : "Tout à coup, la statue de marbre de saint Janvier, qui se tenait à la tête du pont (le pont de La Maddalena) les mains jointes, détacha sa main droite de sa main gauche, et, d'un geste suprême et impératif, étendit son bras de marbre vers la rivière de flammes. Aussitôt le volcan se referma; aussitôt la terre cessa de frémir; aussitôt la mer se calma. Puis la lave, après avoir fait encore quelques pas, sentant la source qui l'alimentait se tarir, s'arrêta tout à coup à son tour. Naples était sauvée ! "

Aujourd'hui encore, la statue de San Gennaro veille, le bras levé face au volcan, à l'extrémité du pont.

 

San Gennaro sortira encore, aux signes de la prochaine éruption du Vésuve ... c'est d'ailleurs cette croyance aveugle qui permet aux napolitains de ne pas prendre trop au sérieux les avertissements des volcanologues concernant un réveil futur des volcans qui menacent la ville.

 

La légende de Saint Janvier :

Gennaro serait né vers 270 à Napoli et serait le descendant d’une ancienne famille romaine patricienne, la Gens Januari. Il aurait été ordonné prêtre puis élu évêque de Benevento en 302.

Vers 303-304, au début de la grande persécution de Dioclétien, deux de ses diacres furent arrêtés et jetés dans les prisons de Cumes par Dragontius, proconsul deCampanie.

En 305, Dragontius fut rappelé à Rome et remplacé par Timothée et les chrétiens emprisonnés à Cumes furent relâchés.

Apprenant cette libération, Gennaro, qui avait partagé la douleur des prisonniers, quitta son diocèse pour venir partager leur joie. Ils se rejoignirent dans une église aux environs de Pozzuoli et l’évêque y célébrait la messe quand il se fit au-dehors un grand bruit, suivi d’un long silence : une voix lisait le décret de persécution de Dioclétien que Timothée avait remis en vigueur.

Timothée arrêta l'évêque à Nola; condamné à mort à l’issue d'un interrogatoire, l'évêque sortit indemne du bûcher où on l’avait précipité ; il fut alors fouetté au sang et jeté en prison avec Sosius, Proculus, Eutyche, Acuce, Festus et Desiderius. Puis les sept condamnés furent menés à l’amphithéâtre de Pozzuoli pour être donnés en pâture aux fauves mais les lions, les tigres et les hyènes, bien qu’affamés, se couchèrent à leurs pieds… Timothée, pris d’un coup de sang, en perdit la vue mais Gennaro la lui rendit… Devant ce miracle, cinq mille des trente mille spectateurs présents demandèrent à être baptisés par le futur saint ; Timothée, quelque peu agacé, ordonna alors qu’on coupe la tête de Janvier, Proculus et Sosius et rentra dans son palais à Nola.

Gennaro fut décapité en 305; la nuit suivant le martyre, une parente recueillit du sang de l’évêque martyr avec une éponge, comme il était d’usage à l’époque, et en remplit les deux fioles qui avaient servi à Janvier à célébrer sa dernière messe puis elle emmena les ampoules chez elle, à Antignano à Naples. Un aveugle de Pozzuoli à qui saint Janvier avait rendu la vue à l’issue de son martyr récupéra la tête, le corps et le doigt du martyr et les plaça dans un coffre qu’il emmena à l’Agro Marciano (Fuorigrotta) à Naples ; puis, le corps fut ultérieurement transféré dans la catacombe dite de saint Janvier, toujours à Naples.

 

san-gennaro-miracolo_1252401379.jpg                    La sainte ampoule lors d'une procession -


Le miracle de Saint Janvier :

La légende du saint raconte qu’à Antignano, le samedi précédent le 1er jour de mai du début du IVe siècle, lors du transfert de son corps vers sa catacombe, le sang se liquéfia lorsque les deux ampoules contenant le sang desséché furent approchées de sa dépouille par sa parente. Ce phénomène a ensuite été attesté pour la première fois à Naples le 17 août 1389.

Le « miracle » de la liquéfaction du sang de saint Janvier est célébré habituellement trois fois par an :

- le samedi précédant le premier dimanche de mai, date anniversaire du transfert de la dépouille du saint de Fuorigrotta dans sa catacombe à Capodimonte, au début du IVe siècle, où le phénomène se produisit pour la première fois.

- le 19 septembre, date anniversaire du martyre.

- le 16 décembre, date anniversaire de l'éruption du Vésuve e1631, qui fit 4.000 morts mais épargna la ville de Naples.

La liquéfaction du sang de saint Janvier fait l’objet d’une cérémonie au Duomo San Gennaro : le sang, contenu dans les deux ampoules hermétiques disposées dans une châsse fait l’objet d’ostensions, face à la foule. La cérémonie se déroule en présence de l’archevêque de Naples, de personnalités de la région et de milliers de fidèles massés dans la cathédrale et sur son parvis.

Généralement au cours des ostensions, le sang se liquéfie - ou même parfois entre en ébullition - en changeant de couleur et de volume (du simple au double), puis les reliques sont précieusement remises sous clefs.

Si le sang se liquéfie rapidement, c’est le signe que Naples bénéficiera de toutes sortes de bénédictions et c’est la liesse générale dans la ville. Par contre, si le sang tarde à se liquéfier ou ne se liquéfie pas, c’est signe de malheurs à venir pour la ville et le moral des Napolitains s'en ressent, ce qui se comprend.


La liquéfaction du sang de saint Janvier constitue un sujet de controverse : ce n’est pas un miracle véhiculé par une simple tradition orale et auquel on ne peut apporter ni preuve, ni démenti mais au contraire un phénomène bien matériel qui se produit plusieurs fois par an, depuis des siècles et sur demande. De nombreuses hypothèses - dont la Thyxotropie - ont été jusqu'à présent émises, sans satisfaire complètement ! ... mais ceci est une autre histoire.

 

 

Sources :

- Les feux de la terre, histoires de volcans , par Maurice Krafft - Découvertes Gallimard.

- Des volcans et des hommes , par J.Durieux et Ph. Bourseiller. - Ed. de la Martinière.

- La légende de saint Janvier, par A.Dumas - Corricolo 1843 / site de Dominique Decobecq - lien

- Portanapoli - La festa di San Gennaro

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

 

Devils_Tower_CROP.jpg                        Devils Tower - Wyoming - document Wikipedia.


Devils Tower est un endroit sacré pour nombre de tribus indiennes depuis les temps préhistoriques. Ils avaient des liens géographiques et culturels avec ce monolithe avant que les premiers immigrants n’atteignent le Wyoming ; différents noms ont été donnés à l’endroit :

 « Aloft on a Rock » (Kiowa), « la maison de l'ours » (Cheyenne, Crow), « l'antre de l'ours » (Cheyenne, Crow), « l'abri de l'ours » (Cheyenne, Lakota), « la butte de l'abri de l'ours » (Lakota), « le tipi de l'ours » (Arapaho, Cheyenne), « le rocher arbre » (Kiowa) ou encore « l'abri du grizzly » (Lakota).


 Une légende commune aux tribus Kiowa, Arapaho, Crow, Cheyenne et Sioux, implique un groupe de jeunes filles poursuivies par un ours géant : l’histoire raconte l’aventure vécue par sept jeunes indiennes jouant dans la forêt. Tandis qu’elles batifolaient, un ours géant survint, et les filles s’enfuirent dans les bois, l’ours sur leurs talons. La situation était perdue : l’ours gagnait du terrain ; alors les filles grimpèrent sur un rocher et prièrent le Grand Esprit de les aider.

Immédiatement, le rocher se mit à grandir, faisant s’élever le groupe toujours plus haut dans les airs. L’ours affamé sauta sur le rocher s’élevant vers le ciel, mais glissa et laissa la marque de ses griffes sur le rocher.

Le rocher continua à croître, poussant les filles vers le ciel, où elles devinrent les sept étoiles de la Pléiade.

 

Devils-tower-legend---3.jpg                       La légende indienne de Devils Tower  - document Vintage Postcard.

 

Situé près de « Belle Fourche river », Devils Tower fut découvert au cours d’une expédition de l’USGS – déjà elle – en 1875. La première escalade eu lieu en juillet 1893. Devils Tower devint le premier « National Monument » sous Theodore Roosevelt (1906) et est depuis un lieu d’escalade reconnu et fréquenté.

De nombreux visiteurs, indiens ou non, ont signalé d’étranges phénomènes lumineux autour du sommet , ce que n’a pas manqué d’exploiter Steven Spielberg, qui a mis l’endroit en valeur dans son film « Rencontre du troisième type ».

 

Quel est l’origine de ce monolithe prismé ?


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En 1907, les scientifiques Darton et O’Hara le décrive comme un reste érodé d’un laccolithe : un laccolithe, du grec λάκκος « réservoir » et λίθος « pierre », est une grande masse de roches ignées faisant intrusion dans des roches deto70deto80.gifsédimentaires, sans atteindre la surface.

 

Les éléments en faveur de cette théorie sont :

1. La portion exposée de Devils Tower est le résultat d’une érosion récente. Au moment de l’intrusion, la tour était entourée et probablement recouverte de roches sédimentaires ; leur érosion a laissé en place les roches les plus dures.

2. La composition et la texture sont typiques de roches intrusives.

3. Il n’ya pas de traces de roches ignées extrusives à proximité, ce qui n’est pas en faveur de l’hypothèse « neck d’un volcan éteint ».

4. Les Missouri Buttes, situées au NO., ont la même composition que Devils Tower, et seraient dérivées d’un magma commun, celui d’un grand corps intrusif, type laccolithe.

5. Des forages, près d’un dôme au SO des Missouri Buttes, ont confirmé la nature intrusive des roches.

6. La structure en orgues volcaniques est commune à d’autres corps intrusifs formés à des profondeurs superficielles.

 

devils-tower-02-500.jpg                                          Vue aérienne - document Sacred Earth.


L'intrusion magmatique est datée de 65 millions d'années.

La roche trachytique grise qui forme les colonnades est un porphyre phonolitique, contenant 61% d'oxyde de silice.


Analysis of Phonolite Porphyry From Devils Tower

SiO 61.09%
H2O 2.21%
Al203 18.71
TiO2 .18
Fe203 1.91
SO3 Trace
FeO .63
Cl .12
MgO .08
MnO Trace
CaO 1.58
BaO      .05
Na2O 8.68

99.86%
K2O 4.63

 

L'environnement du laccolithe, au moment du refroidissement du magma, a permis un processus lent et la formation de colonnes régulières (hexa- et pentagonales), très longues et de gros diamètre (2,5 m. à la base).

 

devils_tower_national_monument.jpg                        Devils Tower - Orgues monumentales - document NPS.


Sources :

   - USGS geological bulletin - origin of Devil Tower

   - Photovolcanica - article sur Devil Tower

   - National Park Service - geologic formations

   - A report on the geology of Devils Tower N.M. par W.Effinger

        NPS Publications - 1934

- Cours de l’ULB : structure des corps ignés.  

- Akta Lakota museum & cultural center - the legend of Devil's Tower

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

 

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                         A l'entrée du Kraton, un "kala" éloigne les démons

 

Les anciennes légendes disent qu'un ancêtre du sultan actuel de Jogjakarta, Hamengkubowono, aurait été entrainé par Ratu Kidul, déesse des mers du sud, dans son palais sous-marin à la veille d'une bataille décisive. Là, elle aurait initié le sultan à l'art de la guerre, mais aussi aux secrets de l'amour. La déesse apporta, à partir de ce moment, sa protection aux sultans successifs et à tous leurs sujets.

Cette croyance est encore vivace aujourd'hui.

 

La cérémonie du Labuhan est une cérémonie d'offrandes organisée chaque année par les sultans de Jogjakarta; les offrandes sont destinées aux divinités protectrices du royaume, entre autre la déesse des mers du sud et aux esprits du volcan Merapi ... on retrouve ici la dualité propre aux croyances javanaises : la mer et la montagne, l'eau et le feu.

Prince-Charles-Indonesia-Day-4-IISkcbH03Wgl-copie.jpgL'alliance du sultan avec les esprits du Merapi est un gage de protection pour les populations menacées d'éventuelles éruptions. Dans tous les villages, on raconte l'histoire du sultan Hamengkubowono IX qui est monté sur les flancs du volcan pour y voir les dégâts causés par sa dernière éruption; il prit une pierre et la lança vers le cratère, ordonnant au volcan de se calmer ... l'éruption diminua aussitôt d'intensité !

 

merapi-1114119-xl--71-.jpg         Le Gunung Merapi tant redouté par les javanais - photo Indoagate.com

 

Les offrandes sont d'abord préparées par les femmes : fleurs, fruits, gateaux, vêtements portés par le sultan au cours de l'année écoulée, cheveux et ongles coupés qui lui ont été coupés.

Les Abdidallem, les gardes du Palais, les rangent et en font un inventaire précis avant des les placer dans des coffres marqués chacun de son contenu et de sa destination.

Après une première procession dans l'enceinte du Palais, elles sortent du Kraton ... la cérémonie devient publique. Les offrandes sont emmenées par deux cortèges différents; l'un se dirige vers la côte, l'autre vers les pentes du Merapi.

 

Pour les javanais, tout ce qui sort du Kraton est sacré, à fortiori tout objet porté par le sultan; les offrandes sont donc recherchées pour en faire des amulettes. Les serviteurs du Palais doivent se battre pour plonger les offrandes dans l'eau avant de les abandonner aux flots marins ... mais elles finiront dans les mains des habitants de l'île, chacun pensant que la déesse aura pris au passage ce qu'elle désirait.

 

Labuhan---Yan-Arief.jpg                        La cérémonie du Labuhan - photo Yan Arief / Flickr

 

Portées en cortège solennel, la seconde partie des offrandes est montée sur les flancs du volcan, à la limite de la végétation. Un office religieux, fait de prières et de la consommation d'un repas préparé au Kraton, précède l'abandon des offrandes sur les pentes. Ici, nulle bagarre, l'endroit est trop sacré : les offrandes ne seront pas dérobées et les dieux pourront les apprécier en toute tranquillité.

 

labuhan.jpg   Les offrandes apportées en procession aux divinités du Merapi - photo Pariwisata.

 

Sources :

Des volcans et des hommes - Jacques Durieux et Philippe Bourseiller.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Mythes et légendes.

Les volcans tremblent, se gonflent, s'ouvrent, vomissent de la lave, explosent ... impuissante devant ces convulsions de la nature, l'imagination populaire a mis en scène des forces surhumaines, d'origine surnaturelle, pour tenter d'expliquer un phénomène non compris à l'époque. Comme toujours, certains leaders ont compris toute l'influence qu'ils pouvaient récupérer en utilisant des "explications" basées tantôt sur la magie, tantôt sur la sorcellerie ou les religions. Dans cette rubrique, nous envisagerons les relations, parfois irrationnelles, entre les volcans, les hommes et les cultures.

 

Un peu dans le désordre, mais comme l'actualité est islandaise, commençons par Thingvellir et sa "petite histoire" :

 

-ingvellir_faille_2003---Calbp---wikipedia.jpg                      Thingvellir, la faille - photo Calbp / Wikipedia.


En islandais, Þingvellir, littérallement les prés (vellir) du Parlement ( Þing ), est un site situé au sud-ouest de l'île, à la divergence des plaques tectoniques américaines et européenne. L'Almannagja, une faille bien visible a créé des gradins dans la roche basaltique.

Haut-lieu de l'histoire islandaise, l'Althing, le premier parlement démocratique du monde, y fut fondé en 930 à l'époque des vikings, entre autre à cause de l'acoustique exceptionnelle du lieu qui permettait aux tribuns de se faire entendre clairement du plus grand nombre.

 

Law_speaker.jpgL'Althing, le parlement islandais, se tenait à Thingvellir, au Lögberg, "le rocher de la loi"- reconstitution du 19°siècle - thingvellir.is


A l'ordre du jour d'une assemblée de l'an 1.000, une question importante : faut-il continuer à vénérer les dieux nordiques ou adopter une nouvelle religion, le christianisme ?


Le chaos menace le jeune parlement, qui est splitté en deux groupes, les chrétiens et les païens; chaque faction a son propre porte-parole et ne reconnaît pas les lois de l'autre.

Le débat est animé ... un messager vient interrompre la séance, annonçant que de la lave est en train de jaillir d'une fissure et menace le village du chef Thorrod; les "païens" jubilent : "rien d'étonnant, nos dieux sont irrités par vos propos, chrétiens ".

Mais le chef Snorri, partisan de la nouvelle religion, retourne cet évènement à son avantage en désignant l'étendue de lave figée qui recouvre une partie du graben de Thingvellir et en argumentant : "et contre qui étaient-ils irrités quand cette lave s'est épanchée ?"

Sous-entendu, à l'époque, on ne parlait pas de christianisme en Islande !

Il emporta le vote ... ainsi, pour une coulée de lave, et beaucoup de démagogie, l'Islande se convertit au christianisme prêché par Gisuur et Hialte, les missionnaires envoyés par le roi de Norvège

 (Histoires de volcans - Maurice Krafft)

 

   
 L'importance du site s'est maintenue; après sa dissolution en 1800 par la monarchie absolutiste danoise, l'Althing fut ré-institué en 1845, comme organe consultatif auprès de Christian VIII, roi de Danemark. C'est en ce lieu que la République d'Islande fut déclarée le 17 juin 1944, jour anniversaire de la naissance de Jon Sigurdsson, leader des mouvements pacifistes pour l'indépendance de l'Islande au 19°siècle.


Malgré que Reykjavik fut choisie ensuite comme siège de l'assemblée, Thingvellir abrite toujours la résidence estivale du premier ministre islandais. En 2008, l'Althing comprend 63 membres, élus par les citoyens pour 4 ans.

 

 

Sources :

- Volcanisme et christianisme - dans "les feux de la terre, histoires de volcan" par M.Krafft - Découvertes Gallimard

- Thingvellir - history - le site

- Althing / dictionnaire encyclopédique

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